Adlène Hicheur, chercheur au Centre européen de recherche nucléaire (Cern) à Genève, incarcéré depuis 2009, est jugé les 29 et 30 mars à Paris pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Oumma peut révéler que la justice française croit si peu à cette thèse qu’elle a longtemps « oublié » d’adresser une commission rogatoire en Suisse…
Cour des miracles. Alors que l’enquête judiciaire n’est pas encore terminée, Bernard-Henri Lévy fait déjà connaître, jusqu’aux Etats-Unis, sa satisfaction de voir la « baudruche de l’accusation » contre son « ami » Dominique Strauss-Kahn « commencer à se dégonfler ». Florilège.
Le monde du football, indéniable miroir de la société, a souvent été le nid de certaines formes de manifestations nationalistes ou régionalistes. Que ce soit à des fins politiques, culturelles ou seulement idéologiques, en équipes nationales ou en clubs, le spectre de la préférence nationale a toujours flotté dans l’univers de "l’opium du peuple", trouvant dans l’actualité politique et sociale le terreau parfait pour cultiver ce sentiment d’appartenance et cet enfermement communautariste.
Depuis décembre 2010, et avant même que des révoltes n’éclatent en Tunisie et dans le reste du monde arabe, des jeunes de la région de M’hamid manifestent. Ils ont renvoyé leurs cartes d’identité aux autorités et entament actuellement une marche de protestation d’une cinquantaine de kilomètres dans le désert afin de dénoncer leur « marginalisation » et leur « exclusion ».
Je lui rendais visite dès que possible à son bureau, où on devait se frayer un passage entre ses livres entassés qui débordaient de partout. Il n’était jamais seul, toujours avec des amis, des étudiants. Il répondait à leurs questions sur l’islam et les autres religions, l’histoire du monde musulman et sa civilisation. En un mot il était une encyclopédie, plutôt une bibliothèque ambulante riche et variée, pleine de sagesse avec un style accessible dans un français et un arabe limpides (...)
Pierre Lellouche, qui se présente comme un pur produit de la méritocratie française, n’est pas l’agneau que la version arabe de son patronyme ne le suggère (a3allouche=agneau), et, sous l’apparence de l’éternel jeune premier, se cache un véritable requin de la vie politique française, nullement disposé au rôle de « bouc émissaire ». Ni agneau, ni bouc émissaire, mais un véritable prédateur dont il tempère les aspérités de son personnage par l’évocation de sa jeunesse de gauche dans un kibboutz d’Israël.
Le sursaut populaire arabe de l’hiver 2011 avec le renversement de deux dictatures Hosni Moubarak (Egypte) et Zine El Abidine Ben ALI (Tunisie), les soulèvements dans huit pays arabes (Libye, Bahreïn, au Yémen, Algérie, Maroc, Jordanie, Irak) illustrent l’usage que font les dirigeants arabes de leur surarmement, la répression de leur concitoyens plutôt que la défense de l’espace nationale arabe contre ses ennemis réels (Israël) ou virtuels (Iran).
Pour avoir dénoncé les trafics de cocaïne et d’armes dans le sud-est marocain, le docteur Labbas Sbaï a été emprisonné en 2006 et 2010. De passage en Suisse, ce chirurgien, reconverti dans le tourisme écologique, rappelle que le vent de révolte qui secoue le monde musulman a commencé en octobre dernier au Sahara occidental. Des affrontements entre militants sahraouis et forces marocaines ont fait plusieurs morts.
La presse fait ses gros titres sur le pactole caché par Ben Ali et par son clan (et aujourd’hui par le toujours président égyptien Hosni Moubarak) tout autour de la planète, du Brésil aux pays du Golfe, en passant par la Suisse. Le gouvernement français, longtemps si complaisant avec le régime tunisien, affirme qu’il mènera « une action très ferme » afin d’empêcher la fuite de ses avoirs. Seulement voilà, ce n’est que de la poudre aux yeux. Bloquer l’argent détourné des tyrans n’est pas une affaire qui se règle en quelques jours.
La poussée d’une droite dite populiste à diverses élections, des Pays-Bas à la Suède, en Europe a ravivé le spectre du fascisme et de la seconde guerre mondiale. Ces parallèles sont toujours problématiques, notamment parce que la perspective de l’installation d’un pouvoir « de type nazi » dans un pays important d’Europe est largement fantasmatique. Néanmoins, des parallèles peuvent être dressés avec la situation en Europe des années 1930.
Dans un chapitre intitulé « Les loups et les chacals », Alain Chouet évoque la délicate question du recrutement. Comment les services secrets débauchent-ils leurs informateurs ? « L’officier de renseignement ne s’attaque pas à l’individu dominant du troupeau convoité, bien installé dans son statut (…) Il jette son dévolu sur la bête isolée, blessée, malade, marginalisée, ou qui s’est imprudemment éloignée de ses congénères », écrit-il.
Pour avoir dénoncé des trafics de dromadaires, de cigarettes, de haschich, et à présent de cocaïne, dans la région de M’hamid, le docteur Labbas Sbaï, citoyen marocain et suisse, a été condamné à six mois de prison. « Docteur Sbaï » n’est pas n’importe qui dans la région de M’hamid. Son père était un proche du roi Mohamed V, et depuis une décennie, il se bat pour proposer un tourisme écologique dans l’oasis sacrée d’Oum Lâalag, appartenant à sa famille.
Qu’est venu faire l’islam sur terre ? Son message est-il avant tout de nature spirituelle et universelle, ou se réduit-il à de la jurisprudence souvent obsolète ou encore à des slogans idéologiques ? Revenons aux ‘‘fondamentaux’’ de l’islam ? Soit, et l’on verra combien nous avons régressé quant à l’humanisme spirituel et l’audace intellectuelle qui animaient les premières générations de musulmans, combien nous étouffons la Miséricorde / Rahma sur terre qui, pourtant, « embrasse toute chose » (Coran 7 : 156)
C’est durant le mois de Ramadan que se situe la nuit du destin, avec une grande probabilité dans les dix derniers jours impairs. Des nombreux hadiths authentiques s’orientent dans ce sens. Dans ce cadre, un hadith du Prophète (Sallah Lâllahou Alayhi Wa Sallam) indique : "Cherchez la nuit du Destin parmi les nuits impaires de la dernière décade du mois de Ramadan " [c’est-à-dire la nuit dont le lendemain correspond au 21, 23, 25, 27 ou 29 de Ramadan]. Les savants musulmans dans leur majorité, s’accordent pour affirmer que la nuit du destin correspond plus précisément à la 27ème nuit du mois de Ramadan. Pour l’année 2010, la 27ème nuit correspond à la nuit située entre le dimanche 5 septembre 2010 et le lundi 6 septembre 2010.
Emprisonné sans motif pendant dix ans dans les quartiers de haute sécurité d’une prison suisse, Skander Vogt, un binational suisse-tunisien, est mort le 11 mars 2010 dans des conditions scandaleuses. Il avait 30 ans. Quatre mois après sa disparition, les sanctions pleuvent sur l’administration pénitentiaire et la police.
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