La «déconcertante alliance» du Hezbollah et du général Michel Aoun, pour reprendre l’expression des analystes occidentaux, apparaît ainsi comme la résultante et la réplique de la «déconcertante attitude» des Occidentaux à l’égard des aspirations du monde arabe, particulièrement en ce qui concerne la Palestine et les Chrétiens d’orient.
Osons l’affirmation : Camp David a été une immense duperie et le traité de paix égypto israélien, une malédiction pour l’Egypte, le Monde arabe et vraisemblablement pour la paix régionale.Machiavélique dans sa conception, ce traité a été malfaisant quant à ses effets, maléfique quant ses conséquences, tant pour l’Egypte, que pour son signataire égyptien que pour son successeur qui l’a cautionné.
Dans le contexte de l’après-révolution égyptienne, les Frères musulmans apparaissent comme des acteurs de premier plan. L’idée selon laquelle ce mouvement représente « une menace »est répétée à l’envi dans le débat public français. Qu’en est-il réellement ? Cette brève rétrospective historique a pour objectif - sans prétendre à l’exhaustivité- de donner des éléments permettant de mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui et ce qui peut se passer dans un avenir proche.
Pierre Lellouche, qui se présente comme un pur produit de la méritocratie française, n’est pas l’agneau que la version arabe de son patronyme ne le suggère (a3allouche=agneau), et, sous l’apparence de l’éternel jeune premier, se cache un véritable requin de la vie politique française, nullement disposé au rôle de « bouc émissaire ». Ni agneau, ni bouc émissaire, mais un véritable prédateur dont il tempère les aspérités de son personnage par l’évocation de sa jeunesse de gauche dans un kibboutz d’Israël.
Retour sur le sombre bilan de celui qui aura été le héraut de l’unité arabe avant de devenir un allié objectif des États-Unis et d’Israël.
En 42 ans de pouvoir erratique, le chantre de l’unité arabe aura été l’un des fossoyeurs du nationalisme arabe, le démineur par excellence des menées américaines dans la sphère arabe, le meilleur allié objectif d’Israël et le fossoyeur de son peuple.
L’attitude logique des gouvernements face aux révolutions en Tunisie, Égypte et aussi en Libye a ainsi été caractérisée par l’attentisme : une simple condamnation verbale vis-à-vis des horreurs, un petit appel discret à la démocratie avec beaucoup de prudence. En effet, la question cruciale qui se pose est : qui sera au pouvoir demain, et avec qui va-t-on discuter de l’avenir de l’approvisionnement en énergie, des marchés juteux d’armement, des accords de paix internationaux ?
Il est tout autant indéniable que le vent de liberté insufflé de Tunisie redessinera la politique de la région dans son ensemble. Pour autant, est-ce vraiment l’avènement de réels changements politiques et la fin des régimes autocratiques régnant sans partage sur les pays de la région depuis plus de 50 ans ? Rien n’est moins sur et il est peut être prématuré de parler d’instauration de la démocratie au sud de la Méditerranée ?
La tension est à son comble en Egypte, où le président Hosni Moubarak a décrété vendredi soir le couvre-feu. Le président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée, membre du Parti national démocrate (PND) au pouvoir, a appelé le président Hosni Moubarak à « des réformes sans précédent » pour éviter une « révolution ». M. Mostapha Al-Fekki, dans des déclarations faites à la chaîne Al-Jazira, le 28 janvier, a ajouté : « L’option sécuritaire seule n’est pas suffisante et le président est le seul à même de faire cesser ces événements. » Des informations font état de fraternisation entre des policiers et des manifestants. Ces premières fissures annoncent-elle des craquements plus importants ? Que fera l’armée, le pilier du pouvoir ?
Alors que le régime autoritaire et corrompu de Moubarak est confronté à une forte contestation de la rue égyptienne, nous vous proposons de relire cet article de René Naba publié sur Oumma l’été dernier et qui avait prévu l’implosion sociale du plus grand et plus peuplé pays du monde arabe avec 80 millions d’habitants, dont plus de 34 % vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de deux dollars par jour.
Qu’elles étaient belles les guerres d’Israël de naguère ! De la guerre de 1948 à celle de Suez (1956), des Six Jours (1967) et enfin d’Octobre, du Ramadan ou de Kippour (1973), toutes ces guerres – en moyenne une tous les dix ans –furent de « belles guerres » où Israël, en David des Temps modernes, renouant avec le récit biblique, conduisait au-dessus de tout soupçon, des guerres « justes » et « propres » sous le signe de la « pureté de ses armes », contre l’affreux Goliath arabe (...)
L’alliance Hezbollah Michel Aoun a brisé stratégiquement le clivage confessionnel islamo-chrétien de l’équation libanaise, de la même manière que l’alliance Syrie-Iran a brisé le clivage ethnique arabo persique de la rivalité régionale entre les deux chefs de file de l’Islam, l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite. Le cas du général Aoun n’est pas unique : Tous les chefs militaires chrétiens, le président Emile Lahoud, le général Michel Sleimane, président de la république, leur successeur, le nouveau commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi, de même que d’éminentes personnalités civiles, le chef chrétien du nord Liban, Souleimane Frangieh, l’économiste de renom Georges Corm (...)
Houspillé pour sa fugitive disparition à la suite de l’invasion américaine de l’Afghanistan, en novembre 2001, à bord d’une moto conduite par son borgne compère, le Mollah Omar, chef des Talibans, le sous traitant émérite de la connivence saoudo-américaine dans la guerre antisoviétique d’Afghanistan (1980-1989) s’est rappelé au bon souvenir de ses anciens bailleurs en faisant un retour signalé au Yémen, à tout le moins ses disciples, se replaçant en Arabie méridionale, à l’épicentre de la connexion arachnéenne du dispositif militaire et énergétique américain, en bordure de la veine jugulaire du système énergétique mondial, à l’intersection des voies des communications maritimes internationales.
Dans une zone gangrenée par une religiosité niaise, ce religieux au langage châtié, au verbe riche, où s’entremêlent expressions religieuses et profanes, le dialectal et le littéraire, est un tribun dont la tonalité du discours ressortit pleinement de la thématique nationaliste arabe la plus exigeante. Une tonalité laïque, qui tranche avec le rigorisme de façade de certains de ses détracteurs.
Le personnel de Radio France a organisé le 1er juillet 2010 une manifestation de protestation contre le licenciement des deux humoristes de la maison Stéphane Guillon et Didier Porte. Rene Nab revient sur la personnalité du Directeur de l’information des chaines publiques françaises Philippe Val, eminent membre de la cohorte des transfuges de gauche vers le néo conservatisme, la marque de fabrique du sarkozysme de gauche, dans un paiper intitulé « Philippe Val, un vallon épineux et barbelé »
Au palmarès du rayonnement universel de la France et de son immortalité figurent ainsi Louis Pasteur, inventeur du vaccin contre la rage, Luc Montagnier, découvreur du virus du Sida (HIV), Victor Schoelcher , artisan de l’abolition de l’esclavage, Auguste et Louis Lumière, inventeurs de la cinématographie, Pierre de Coubertin, fondateur des jeux olympiques modernes, les dix « Prix Nobel de la Paix » qui ont jalonné le XX me siècle à raison d’un prix par décennie, Aristide Briand (1926), Albert Schweitzer (1952) René Cassin (1968), artisan de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme ainsi que l’organisation pionnière dans l’ingérence humanitaire « Médecins sans frontières » (1999).
En tant qu’agent économique, un immigré avait une existence par simple accoutumance « paysagère », par familiarisation rétinienne, mais n’était pas reconnu en tant que sujet politique. Il était assimilé à une force physique, un consommateur apparemment dépourvu de divertissement ou de besoin culturel ou spirituel.La publicité « Banania » résume bien l’état d’esprit des Métropolitains de cette époque à l’égard des « indigènes ». Affiche noire sur fond jaune montrant un nègre souriant toutes dents blanches dehors opinant en un langage négro français « ya bon Banania »(...)
L’inauguration d’une place dédiée au fondateur de l’armée israélienne, auteur de la proclamation unilatérale d’indépendance d’Israël, responsable de ce fait du nettoyage ethnique qui s’est ensuivi matérialisé par l’expulsion de 800 000 Palestiniens et la destruction de 500 villages, intervient dans un contexte de crise larvée entre la France et Israël consécutif au refus du premier ministre Benyamin Netannyahou d’autoriser la reconstruction du centre culturel français à Gaza, détruit par l’armée israélienne en 2009.
En France, la phagocytose des entreprises de presse par le complexe militaro-industriel a eu pour curieux résultat de placer les grands quotidiens nationaux et les grands vecteurs audio-visuels sous la coupe des grands conglomérats adossés aux commandes de l’Etat : TFI Bouygues (Bâtiment et téléphonie mobile), Le Figaro Dassault aviation, Libération-Edouard de Rothschild (Banque) ainsi que Lagardère armement et édition (Le Monde, Paris Match, Europe 1, VSD, Le journal du dimanche). Autrement dit, l’Etat et partant le contribuable ont nourri de grands groupes qui se sont emparés de vecteurs pour formater l’opinion publique au service de la satisfaction des objectifs particuliers des entreprises privées.
Retour sur une vie de combat à l’occasion de la commémoration du 5 ème anniversaire de la mort de Yasser Arafat à l’hôpital militaire de Clamart (région parisienne), l’homme sans lequel la Palestine aurait été rayée de la carte du monde.
Le plus en vue des nouveaux journalistes en cour, le nouveau directeur de la radio publique française « France Inter » et ancien directeur conformiste de l’hebdomadaire faussement anarchiste Charlie Hebdo, a imputé la collaboration vichyste anti-juive à « la politique arabe de la France ». Ce mémorialiste des temps modernes qui se vit en rival contemporain du cardinal de RETZ s’imagine par ce raccourci, non pas audacieux mais hasardeux, exonérer la France de l’antisémitisme récurrent de la société française en rejetant sur les Musulmans, en général, les Arabes, en particulier, la responsabilité de tous les maux de la société française.
En Egypte, la population juive au milieu du XIXe siècle n’excédait guère les 6000 habitants. Or, en moins d’un demi-siècle, elle passe à 30 000 habitants avec l’immigration de juifs d’Italie, du Maghreb, des Balkans, d’Asie Mineure, de Syrie et d’Irak. Un nouvel afflux eut lieu pendant la Grande Guerre, venant de Palestine dont les Turcs chassent les juifs originaires de Russie et de Pologne. Cela conduisit à constituer dans l’entre-deux guerres une communauté nombreuse mais sans doute hétérogène.
La mise à l’écart de Bruno Guigue (administration préfectorale), –dont la destruction israélienne de Gaza, en janvier 2009, lui a donné a posteriori raison–, la mise à l’index de l’universitaire Vincent Geisser, l’éviction de Richard Labévière (Média) et de Wahib Abou Wassel, seul palestinien du dispositif médiatique extérieur, se sont accompagnés, en effet, de la promotion concomitante de Bernard Kouchner (Quai d’Orsay), Pierre Lellouche (Affaires européennes), Dominique Strauss khan (FMI), Arno Klarsfeld (Matignon), ainsi que de François Zimmeray, ancien vice-président de la commission d’études politiques du CRIF, Ambassadeur pour les Droits de l’homme, de Christine Ockrent (pôle audiovisuel extérieur) enfin de Philippe Val (France inter)
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