Qui dérape, si ce n’est Bernard Laporte qui, avec des formules aux symboles qui pourraient rappeler la période coloniale, stigmatise les populations ayant des origines des trois pays du Maghreb en laissant entendre, avec des accents colonialistes caractérisés, qu’ils ne sont pas civilisés et qu’ils ne sont pas « sains » ?
Comment interpréter les sifflets des supporters tunisiens à l’encontre de l’hymne national français lors du match amical France-Tunisie le 14 octobre 2008 ? Les réactions virulentes sur Internet font apparaître qu’une part importante de la population y voit un signe de haine envers la France ou échec de « l’intégration à la française » des populations issues des pays du nord de l’Afrique. La tentation est grande pour les commentateurs, qui sont des citoyens lambda, des journalistes, des hommes politiques ou des acteurs du monde du football, d’instrumentaliser un micro-évènement pour livrer des (sur)interprétations simplistes à propos d’un sujet complexe.
Dans un article intitulé "Allah les bleus !" (cf. Annexe) et publié en Une du Canard Enchaîné le 21 novembre 2007, Louis-Marie Horeau s’en prend violemment au "chauvinisme furieux" des supporters de l’équipe de football du Maroc, coupables à ses yeux d’avoir "copieusement sifflé La Marseillaise", mais surtout d’avoir "sélectivement hué" les joueurs de l’équipe de France "selon leur origine et même selon leur préférence religieuse supposée" ("ont échappé à la bronca les présumés musulmans comme Benzema, Ben Harfa ou Nasri. Tout comme Ribery ou
Anelka, paraît-il convertis à l’islam…").
Cet homme, au vrai, est un héros et non un mythe. Un héros, parce qu’il incarne magistralement la tragédie humaine. Son geste est magnifique, et il faut peut-être y voir l’acte manqué d’un individu refusant sa sanctification. Il n’a pas renié son humanité pour une gloire éphémère et illusoire. Il s’est agrippé à la terre quand on l’avait déjà condamné au firmament. Il a dit « je suis des vôtres » quand on voulait qu’il soit différent de nous, qu’il soit l’idéal de nos rêves.
Au lendemain de la défaite, en parcourant les journaux du matin, j’ai réalisé une nouvelle fois combien la presse française pouvait être décalée par rapport au sentiment général. Dans L’Equipe, j’ai ainsi lu un papier écoeurant de démagogie, où un éditorialiste de la vingt-cinquième heure, jouant à l’ingénu indigné, se demandait « que confier à nos enfants, à tous ceux pour qui vous (Zidane) étiez redevenu l’exemple vivant, pour toujours ? ».
On le sait maintenant : « black-blanc-beur », c’était du pipeau, de la bonne conscience pour pas cher. Chassez le Pasqua, y’a le Villiers, le Sarko ou même la Ségo qui pointent leur nez. Mais passons encore.
A l’approche de la Coupe du Monde de football qui débutera ce vendredi 9 juin, nous avons interrogé Pascal Boniface, directeur de l’Institut de Relations internationales et stratégiques (IRIS), auteur de « Football et Mondialisation » aux éditions Armand Colin.
Absent des parquets NBA en raison d’une blessure, Tariq Abdul-Wahad poursuit sereinement sa rééducation en attendant son retour à la compétition qui s’annonce sous les meilleurs auspices. Le joueur de l’équipe de Denver n’est pas du genre à ronger son frein, « La patience est l’art d’espérer » affirmait l’écrivain français Vauvenargues. Tariq met à profit cette période de transition en multipliant les initiatives. La star des Denver Nuggets évoque pour Oumma.com, ses projets, ses espérances, et tire les enseignements des événements du 11 septembre.
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