A l’occasion du 65e anniversaire des massacres du 8 mai 1945 à Sétif et Guelma, nous vous proposons de voir sur OummaTV, un document particulièrement rare du réalisateur et scénariste français René Vautier qui revient sur la violence coloniale.
Un glissement sémantique du terme bougnoule s’opérera au fil du temps pour englober, bien au delà de l’Afrique du Nord, l’ensemble de la France, tous les « mélanodermes », les « arabo-berbères et négro-africains » chers à Senghor, pour finir par s’ancrer dans le tréfonds de la conscience comme la marque indélébile d’un dédain absolu, alors que parallèlement, par extension du terme raton qui lui est synonyme, le langage courant désignait par « ratonnade » une technique de répression policière sanctionnant le délit de faciès.
L’avènement de la Chine comme acteur majeur du continent, comme en témoigne son récent succès au G20 de Pittsburgh (Etats-Unis), le 25 septembre 2009, l’attractivité de ce nouveau partenaire majeur de l’Afrique, sans passif colonial, a modifié la donne sur le continent au point d’entraver la progression israélienne, plaçant Israël en porte à faux avec une diplomatie d’ouverture en ce qu’elle heurte de front la stratégie du géant chinois.
Le plus en vue des nouveaux journalistes en cour, le nouveau directeur de la radio publique française « France Inter » et ancien directeur conformiste de l’hebdomadaire faussement anarchiste Charlie Hebdo, a imputé la collaboration vichyste anti-juive à « la politique arabe de la France ». Ce mémorialiste des temps modernes qui se vit en rival contemporain du cardinal de RETZ s’imagine par ce raccourci, non pas audacieux mais hasardeux, exonérer la France de l’antisémitisme récurrent de la société française en rejetant sur les Musulmans, en général, les Arabes, en particulier, la responsabilité de tous les maux de la société française.
On affirme souvent que la récente « flambée » de l’I`jaz fut déclenchée par Maurice Bucaille, le chirurgien français qui a publié en 1976 le livre « La Bible, le Coran et la Science : Les écritures saintes examinées à la lumière des connaissances modernes »
Le plus grand déferlement d’Arabes et de Musulmans en France est survenu à l’occasion de la Deuxième Guerre Mondiale, non pour l’appât du gain -« pour manger le pain des Français »-, mais bien pour libérer avec d’autres le pays du joug nazi, pour aider à la défense d’un pays que ses habitants n’ont pas su, pas pu ou pas voulu défendre… C’est-à-dire près de cinquante ans après l’affaire Dreyfus et dans la foulée de la capitulation de Montoire.
L’accès à une vraie citoyenneté des populations "blacks et beurs", gage d’harmonie et de paix sociale, ne peut se faire sans l’intégration, mieux, la naturalisation de ces mémoires.
Enfants des colonies ou des anciennes colonies, immigrés ou enfants d’immigrés, on nous percevait hier comme des « sauvageons » inassimilables, aujourd’hui comme les nouvelles classes dangereuses.
Nous serions, dans la théorie criminelle du « choc des civilisations », les agents de la barbarie moderne. On nous appelle « casseurs », « femmes soumises », « violeurs », « voileurs », « lapidateurs », « parents démissionnaires »...
Adapté de son mémoire de fin d’études de l’IEP de Lyon, qu’il prolonge actuellement dans le cadre d’un DEA à l’École normale supérieure, ce livre reflète la réflexion d’un chercheur plus que d’un militant. Dans un premier temps, il compare les approches existantes, notamment la « société intégrée » de Dominique Schnapper et la « société de l’ethnicité » à la mode américaine. Entre ces deux « modèles », l’auteur forge ensuite sa propre grille de lecture.
L’appel « Nous sommes les indigènes de la République », que nous avons signé suscite des réactions très contrastées. Si la plus notable est l’enthousiasme avec lequel cet appel est accueilli par un grand nombre de celles et ceux auquel il est destiné (...)
Le 8 mai 1945 commémore la victoire des alliés à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale. Il appartient au maire de chaque commune de perpétuer le souvenir de ceux qui n’ont pas hésité à verser leur sang pour cette cause. En France, deux évènements majeurs ont permis la libération du pays : les débarquements de Normandie et de Provence.
L’histoire officielle célèbre la mémoire des vaillants résistants, des Forces Françaises Libres et du général Leclerc. Les manuels scolaires ne mentionnent que très peu le rôle joué par ceux qui ont apporté une contribution majeure au succès du débarquement de Provence : des soldats Musulmans issus des colonies d’Afrique du Nord et du Sénégal. La mémoire collective est parfois bien sélective.
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