L’un des aspects original de la pensée de l’auteur est qu’il essaye non seulement de développer l’idée suivant laquelle Dieu créerait et expliquerait les régularités à l’œuvre dans la nature dont principalement, la structure métaphysique du monde, mais qu’il s’engage aussi, par là, à fonder l’induction et la science sur Dieu.
Richard Swinburne, en bon probabiliste, tente de répondre à la question centrale de savoir, d’une part, s’il est possible d’argumenter en faveur de l’existence de Dieu en avançant des arguments rationnels, qui répondent aux critères de scientificité communément admis, et d’autre part, si Dieu peut être considéré comme cause ultime de toute chose.
Les déclarations selon lesquelles les restrictions imposées aux femmes sont d’origine islamique, notamment le pouvoir conféré à une autorité masculine sur chaque aspect de leur vie, sont fausses. Aux premières heures de l’islam, les femmes ont joué un rôle de premier plan en soutenant le prophète Mohamed, en le conseillant et en répandant son message. Sa femme, Khadija, gérait son propre commerce et fut la première à croire en son message.
Philosophe des sciences, Jean Staune confirme que l’évolution est un fait incontestable qu’il convient de ne pas confondre avec le darwinisme. Se basant sur les recherches de grands paléontologues comme Stephen Jay Gould et Simon Conway-Morris ou encore sur les travaux du Prix Nobel de médecine Christian de Duve, Jean Staune présente une alternative au darwinisme compatible avec l’idée que l’évolution est un processus devant tôt ou tard mener à des êtres comme nous, possédant la conscience de leur propre existence... Et capable de chercher Dieu.
Un non-musulman peut rejeter sans autre forme de procès la thèse de l’origine divine du Coran comme explication de son apparent désordre littéraire, par contre il ne peut objectivement passer à la trappe tous les travaux scientifiques réalisés en rhétorique sémitique et qui démontrent que le désordre apparent du Coran n’est désordre que si « on le lit comme un grec plutôt que comme un sémite ».
La biologie de l’évolution est un domaine empli de bruit et de fureur. En effet, c’est un domaine qui touche au cœur même du statut de l’humanité : sommes-nous de glorieux accidents de l’histoire ou notre existence s’inscrit-elle dans un processus, dans une logique quelconque ? Mais cette question absolument centrale pour toute personne voulant un tant soit peu comprendre le sens (ou le non-sens) de son existence est « polluée » par toute une série d’a priori philosophiques et idéologiques et par la dimension affective que prend rapidement le débat.
Car au soir du 10 Août, aucun pays musulman ne pourra voir le hilâl sauf, avec quelques difficultés, la lointaine Patagonie. De fait, aucun de ces pays ne devrait prétendre l’avoir vu. Par une étonnante conjonction, cette année, que se soient les partisans du calcul ou ceux de l’observation, les chantres du jeûne planétaire ou de l’identité nationale, tous devraient aboutir aux même conclusions : le « jeûne universel » est en toute impartialité astronomiquement possible cette année le croissant s’invitant le même jour pour toutes les zones concernées.
Comme chaque année, litanie de notre décadence, le même problème surgit, bémol non souhaité en la symphonie de nos espérances : Quand débutera ce mois béni ? Qui décide ? Comment ? Comment savoir qui dit vrai ? Que devoir faire ? Mouton de Panurge ou dindon de la farce ? Quitte à être « politiquement incorrect » je courrais le risque d’être « islamiquement » correct et n’ajouterais donc pas un couplet à la ritournelle à succès qui chaque année avant Ramadân caracole en tête du box-office : « Si tous les musulmans du monde faisaient l’iftâr ensemble… »
Abderrazak El Albani est géologue, chercheur au CNRS à l’université de Poitiers. En 2008, alors qu’il récoltait des échantillons dans une carrière de grés au Gabon, il découvrit de nombreuses traces d’organismes fossiles de 1 à 12 cm. Or les roches en question étaient vieilles de 2,1 milliards d’années. Pour bien comprendre ce que signifie une telle découverte, il convient de revenir sur les grandes étapes de la vie sur Terre.
Le cadi Ahmad Muhammad Shakir a publié, en 1939, une étude importante et originale axée sur le côté juridique de la problématique du calendrier islamique, sous le titre : « Le début des mois arabes … la charia permet-elle de le déterminer en utilisant le calcul astronomique ? ».D’après lui, le Prophète a tenu compte du fait que la communauté musulmane de son époque était « illettrée, ne sachant ni écrire ni compter », avant d’enjoindre à ses membres de se baser sur l’observation de la nouvelle lune pour accomplir leurs obligations religieuses du jeûne et du hajj.
Dans la seconde partie de cet entretien, Nidhal Guessoum revient sur la théorie darwinienne de l’évolution. Le Coran se situe-t-il dans une perspective créationniste ou évolutionniste ? Une question à laquelle répond l’astrophysicien qui évoque également les nouveaux paradigmes scientifiques comme le principe anthropique, et dresse un bilan sans concession de la situation des universités dans le monde musulman.
Astrophysicien de notoriété internationale, Nidhal Guessoum a travaillé durant plusieurs années à la NASA, il est actuellement professeur à l’université américaine de Sharjah (Emirats Arabes Unis). Régulièrement invité dans les colloques internationaux aussi bien dans le monde musulman que non-musulman, Nidhal Guessoum s’emploie à concilier la tradition musulmane avec la rigueur méthodologique de la science moderne, sans pour autant céder au matérialisme « moderniste ». Dans cet entretien en deux parties accordé à Oumma.com, l’astrophysicien revient sur les rapports entre science et Islam, ainsi que des sujets plus épineux comme l’évolution darwinienne, « l’ijaz » (miracle scientifique du coran) véhiculé par des auteurs comme Harun Yahya ou Cheikh Zendani dont Nidhal Guessoum qualifie leur "méthode" de "bricolage scientifique".
"Qu’est-ce que le Coran ? ", " Que recouvre-t-il ?", " Quels sont ses principaux enseignements ?" "D’où vient-il ?" Quels fantasmes a-t-il fait naître en Occident ?" Autant de grandes questions, d’une actualité brûlante, abordées par le magazine Philosophie, à travers un intéressant hors-série sur le sujet.
Rédacteur en chef de ce mensuel philosophique, Sven Ortoli explique, dans un entretien accordé à Oumma.com, ce qui a motivé le traitement de cette thématique.
J’ai eu l’honneur de participer à Mostaganem à la célébration du centenaire de la confrérie Alawiyya et le bonheur de partager avec des jeunes et des moins jeunes des moments inoubliables de fraternité. [...] J’étais venu dire qu’il fallait prendre garde à ne pas laisser réduire la religion au questionnement le plus primaire « « Yajouz et La Yajouz », ( permis ou pas permis) comme c’est le cas hélas aujourd’hui chez nous, au point que des censeurs se chargent de veiller à l’alignement de vos doigts de pied sur ceux du voisin lors des prières collectives au détriment du recueillement, de la concentration et du cheminement vers Dieu.
Un événement inédit, scientifique et culturel majeur, va changer le paysage de l’enseignement universitaire de l’Islam en Europe et dans le monde. Attentive aux questions de notre temps, aux préoccupations des citoyens et des institutions, la prestigieuse Université Ouverte de Catalogne à Barcelone la seule au monde qui propose tous ses enseignements à distance par Internet, prés de 250 spécialités, enrichit sans cesse ses domaines d’enseignement. Un Master international intitulé Etudes islamiques et Arabes ouvrira en Octobre prochain.
Nous publions en exclusivité un extrait du livre événement du scientifique Nidhal Guessoum « Réconcilier l’Islam et la Science Moderne. l’esprit d’Averroes » paru il y a une semaine aux éditions Presses de la Renaissance. Un livre incontournable qui aborde des thèmes d’une importance fondamentale comme : « L’Univers a-t-il été créé pour l’homme ? », « Y a-t-il de la science moderne dans le Coran ? », « Le Coran est-il compatible avec une vision évolutionniste de l’homme ? », Existe-t-il des « miracles scientifiques » dans le Coran ? ». Nous reviendrons ultérieurement sur toutes ces questions à travers plusieurs entretiens avec Nidhal Guessoum.
Faut-il rappeler qu’en islam, l’évolution et la contingence sont inscrites au coeur même de la révélation coranique qui n’est d’ailleurs pas descendue de manière « complètement formée » ? Ainsi selon la tradition islamique (Sunna), la parole divine révélée au prophète Mohamed n’est pas descendue d’un seul jet : les versets coraniques qui constituent le livre saint des musulmans ont été révélés par fragments tout au long d’une période historique qui a duré 23 années. Ces versets furent révélés à diverses occasions considérées comme les causes de la révélation (asbab al nouzoul), certains abrogeants et abrogés, au fur et à mesure qu’émerge et s’organise la première communauté islamique entre La Mecque et Médine.
Parmi les tenants de la thèse « du miracle scientifique du Coran », quelques auteurs ont tout simplement présenté les signes du Coran dotés d’un aspect scientifique, comme des théories scientifiques cohérentes en conformité avec les découvertes de notre époque. Cette thèse particulièrement dangereuse, émane d’individus qui ne sont en rien spécialistes, et dont les informations scientifiques ont été puisées dans des ouvrages de vulgarisation destinés au grand public, ou encore dans des articles journalistiques dépourvus de toute rigueur, voire même erronés.
Dans la première partie de cet article, nous avons noté que l’observation du croissant qui était érigée en condition sine qua non pour l’annonce du début des mois musulmans (du moins les mois sacrés) avait conduit les chercheurs à proposer des solutions de plus en plus compliquées menant tout droit à une impasse.
Malgré la controverse qui l’entoure et les vives réactions qu’il a suscitées depuis son émergence il y a maintenant deux décennies, il n’est pas exagéré de dire que le Principe Anthropique a constitué un nouveau paradigme philosophico-scientifique, ainsi qu’ une nouvelle plate-forme et dynamique de dialogue entre la Science et la Religion.
Secrétaire général de l’Université Interdisciplinaire de Paris, Jean Staune évoque sur OummaTV les rapports entre science et religion. Il a dirigé l’ouvrage collectif « Science et quête de Sens » aux éditions Presses de la Renaissance qui regroupe des scientifiques de haut niveau, dont certains ont reçu le prix Nobel.
Astrophysicien, directeur de recherches au CNRS, directeur de l’observatoire de Lyon, spécialiste de la formation des galaxies, Bruno Abdelhak Guiderdoni, évoque aujourd’hui sur OummaTV le dialogue entre science et religion.
A partir de l’ample thématique de la complexité, ce livre invite à un voyage à travers les sciences contemporaines. Ces dix-huit histoires de sciences, déclinées sous la forme d’entretiens menés avec des chercheurs scientifiques de divers horizons et disciplines, s’adressent à « l’honnête homme » soucieux d’acquérir quelques clés de compréhension des sciences et de leur place dans la cité.
La récurrente question de la détermination du début et de la fin de Ramadan par la visibilité du croissant lunaire occasionne chaque années des polémiques dans la communauté musulmane. Les règles religieuses et scientifiques cèdent devant les manœuvres pour le leadership de certains pays musulmans... ou devant l’ignorance !
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