L’amitié publiquement prodiguée par Nicolas Sarkozy envers Benyamin Netanyahu n’aura finalement servi à rien dans l’affaire Hamouri. Le scandale de la détention arbitraire du Franco-Palestinien demeure.
Ce dimanche 26 juillet, la commission spéciale d’un tribunal israélien, qui devait examiner sa demande de libération anticipée, a rendu son verdict : Salah Hamouri, âgé de 24 ans, restera en prison. Alors qu’il venait d’effectuer les deux tiers de sa peine, le jeune homme, condamné sans preuve à sept ans d’incarcération pour un "délit d’intention", pouvait bénéficier en théorie d’une remise.
Ce matin, sur « France-Inter » dans l’émission « Interactiv’ », en réponse à une auditrice qui s’étonnait, à tout le moins, de l’inaction de la France pour la libération de notre compatriote Salah Hamouri, condamné à 7 ans de prison en Israël, le ministre des Affaires étrangères, Monsieur Bernard Kouchner, a produit une réponse inacceptable. Celle-ci témoigne d’une méconnaissance « volontaire » du dossier de ce jeune franco-palestinien pour la libération duquel se mobilisent des dizaines de milliers de français dans une grande diversité d’opinion.
Alors que le gouvernement français cherche à démontrer qu’il défend ses citoyens où qu’ils se trouvent dans le monde, il abandonne Salah Hamouri à l’arbitraire de la justice coloniale des tribunaux militaires d’exception, dans les Territoires Occupés Palestiniens. Salah Hamouri a en effet le tort d’être à la fois citoyen français et palestinien. Or la politique de soutien inconditionnel à Israël adoptée par le gouvernement français fait qu’il refuse d’agir pour la défense de Salah, jouant justement sur cette double nationalité.
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