L’ancien président tunisien Ben Ali et sa famille ne se contentaient pas de piller les finances publiques. Ils se sont aussi appropriés 12 hectares et demi d’un site à Carthage classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Des Alima Boumediene Thiery, on n’en n’a pas beaucoup parmi nos parlementaires. Sinon, nous n’en serions sans doute pas là aujourd’hui ! La société serait sans doute plus humaine, plus juste, si nous étions aussi bien représentés à l’assemblée nationale comme au Sénat. Mais justement, parce qu’elle ne se contente pas d’afficher des grands principes, mais qu’elle les met en pratique, Alima Boumediene-Thiery en gêne plus d’un. Des accusations sordides d’"incitation à la haine raciale" contre une femme dont le combat vise depuis toujours à s’attaquer à toutes les formes de racisme et de discrimination, ne sont qu’un prétexte pour se débarrasser de cette empêcheuse de collaborer en rond. Réagissons !
Arabophone, en poste notamment à Beyrouth, à Damas, à Rabat, Alain Chouet a été chef du bureau de coordination des recherches et opérations anti-terroristes pendant cinq ans, et conseiller technique (islam, terrorisme) du directeur du renseignement de 1996 à 1999. En 2008, il a préfacé l’ouvrage de Ian Hamel « L’énigme Oussama Ben Laden ». L’ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE a accepté de répondre aux questions d’Oumma.com.
Le site oumma.com a été l’un des premiers médias français à avoir dénoncé le racisme et le sexisme de Georges Frêche, y compris son antisémitisme inversé, notamment à travers les analyses des politologues Vincent Geisser et El Yamine Soum. Ces derniers ont d’ailleurs montré qu’il ne s’agissait pas simplement de dérapages circonstanciels et de maladresses verbales mais d’un véritable système de pensée racialiste propre à certains leaders politiques hexagonaux qui conduit à opposer invariablement les « purs Français » aux « impurs », les « nationaux légitimes » aux « illégitimes ».
Pour éviter d’importer le conflit, il faut le déconfessionnaliser et le politiser. Cela demande de mettre à bas la « bienpensance » qui paralyse nos élites. Juger l’armée israélienne ou le Hamas, ce n’est pas être antisémite ou islamophobe, c’est s’appuyer sur des faits pour établir des responsabilités. Je réclame le droit à l’objectivité et à l’analyse sans être taxée d’antisémitisme ! Le terrorisme intellectuel a vécu.
L’élection américaine est entrée dans sa dernière ligne droite, mais pas sa dernière phase. Une fois terminés les débats télévisés entre les deux candidats à la présidence, on a le sentiment que McCain s’est dépensé en futilités, en rancoeur paternaliste et raciste qui ne dit pas son nom. Sans doute déteste-t-il au plus au point la pensée d’être le premier républicain à être battu par un noir. A chacun sa dévolution politique.
Auteurs du livre « L’Amérique de Barack Obama » aux éditions Démopolis, François Durpaire et Olivier Richomme répondent aux question d’Oumma.com. Un livre incontournable pour mieux comprendre le parcours et la personnalité de Barack Obama candidat à l’investiture démocrate pour les élections présidentielles américaines de 2008.
Nous voulons plus particulièrement présenter la contribution de Anna Bozzo sur « Islam et République : une longue histoire de méfiance », car elle éclaire de façon lumineuse le traitement actuel de l’islam en France à partir de l’histoire coloniale. L’historienne analyse l’institutionnalisation de l’islam de France (création du CFCM en avril 2003, et création le 21 mars 2005 d’une Fondation qui centralisera les ressources de la communauté musulmane pour financer ses œuvres) comme « la résurgence de pratiques coloniales gravées dans les mémoires ».
La France a eu chaud. Elle respire. Le besoin d’ordre a trouvé sa réponse sarkozyenne et la frayeur est passée. C’est bon, nous dit-on, terminé les bêtises et les discriminations. C’est promis, fini la maltraitance et le mépris des « minorités visibles » (retenez bien cette expression, elle est en train de doucement s’imposer). Marcel, il aime donc Arezki et quant à Lotfi, il aime Jean-Marie, heu... non pas Jean-Marie, mais plutôt Charles-Henri.
97.43 %. C’est le pourcentage officiel de "oui" au referendum organisé par Bouteflika pour faire adopter sa charte pour la paix et la réconciliation nationale. La participation annoncée est de 82 % en moyenne sur le pays. Sans commentaire, étant donné la tradition de fraude du pouvoir algérien.
Au moment où nous célébrons le centième anniversaire de la loi de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ce principe suscite encore un vaste et houleux débat notamment à travers les signes religieux au sein de l’espace scolaire français.
Ce texte est une réponse à l’article de Philippe Sollers « Le voile et la forêt », paru dans l’édition du Monde du 28 juin. Nous précisons enfin, que contrairement au journal le Monde, nous avons décidé de publier cette réponse avec son titre original et dans son intégralité.
« Souvenez-vous, le 21 avril 2002, à 20 heures : La France a soudainement offert le visage d’une vieille dame atteinte de cette terrible maladie d’Alzheimer. Depuis, les pronostics n’ont pas manqué, évoquant la rupture entre le peuple et ses représentants, ou encore la nécessité de rendre plus lisible notre vouloir vivre ensemble… » Tel était l’éditorial de monsieur Christian Poncelet, président du Sénat, le 14 juin 2003, journée « portes ouvertes » de cette assemblée, sur le thème « Islams, Occidents : du monde ancien au monde de demain ».
Le samedi 14 juin 2003, le Sénat organise une journée de débat portant principalement sur l’islam et la laïcité.
Présents depuis la matinée à cette journée portes ouvertes sur le thème « Islams et occidents », nous ne savions pas que l’ambiance était islamophobe et qu’en fin de journée, nous aurions à payer si chèrement notre présence « arrogante ».
Bagdad, que Washington se prépare à détruire, n’est plus, pour nous, qu’une ville symbole, sans menace pour personne. Tout comme l’était devenue Carthage lorsqu’elle fut détruite par Rome. Totalement désarmée, Carthage ne constituait plus la moindre menace pour Rome. Bagdad, elle aussi désarmée, sérieusement parlant, a-t-elle jamais constitué une menace pour Washington ? Mais tout comme il fallait pour Rome détruire Carthage, il faut pour Washington détruire Bagdad, pour les mêmes raisons, selon le même scénario, avec le même cynisme, la même arrogance et une similitude presque parfaite dans le moindre détail du déroulement des événements.
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