Que peut dire l’œuvre de Jamal Eddine al Afghani aux Musulmans d’Europe en ce début du XXIè siècle ? L’aspiration légitime de la grande majorité de ces musulmans à l’égalité et à la justice qui passe par une lutte difficile contre les formes anciennes et nouvelles de l’exclusion sociale et par une véritable intégration citoyenne, ne peut que trouver dans l’œuvre d’al Afghani un écho profond tant le thème de la justice est essentiel chez lui.
Le monde du football, indéniable miroir de la société, a souvent été le nid de certaines formes de manifestations nationalistes ou régionalistes. Que ce soit à des fins politiques, culturelles ou seulement idéologiques, en équipes nationales ou en clubs, le spectre de la préférence nationale a toujours flotté dans l’univers de "l’opium du peuple", trouvant dans l’actualité politique et sociale le terreau parfait pour cultiver ce sentiment d’appartenance et cet enfermement communautariste.
Lors de la saison 2006/2007, il refuse d’arborer le sponsor 888 (société de pari) sur son maillot en le recouvrant d’un ruban adhésif car contraire à l’éthique musulmane. Voilà qui aurait fait grincer des dents du côté de l’Elysée … (et la laïcité alors ?!). Fin 2007, F. Kanouté rachète à coups de centaines de milliers d’euros une mosquée menacée de fermeture à Séville (le financement occulte des mosquées !)
Hedi est un petit garçon plein de vie de 7 printemps, qui a des étoiles dans les yeux en songeant au football, se faisant une joie d’arborer fièrement les tee-shirts aux couleurs de ses équipes favorites, alternant entre le PSG, la France, l’Espagne, l’Angleterre, sans omettre celui de son pays d’origine, l’Algérie.
Que la vie était belle aux temps bénis des colonies et leur avant goût du paradis : cinquante deux millions de personnes , colons en quête d’un gagne-pain, aventuriers en quête de fortune, militaires en quête de pacification, administrateurs en quête de considération, missionnaires en quête de conversion, tous en quête de promotion, se sont expatriés du « Vieux Monde », en un peu plus d’un siècle (1820-1945), à la découverte des nouveaux mondes, lointains précurseurs des travailleurs immigrés de l’époque moderne.
Le Royaume-Uni compte environ 1.600 madrasas, ces centres d’enseignement religieux fonctionnant le weekend ou après l’école, dont la plupart sont associés à des mosquées. Pas moins de 200.000 enfants musulmans de toutes origines ethniques les fréquentent entre quatre et quinze ans. Ces établissements offrent les deux extrêmes de la pédagogie, depuis l’apprentissage par cœur de textes religieux jusqu’à un enseignement interactif où les matières islamiques et les matières scolaires habituelles sont enseignées dans un cadre divertissant et créatif.
Dans une interview publiée sur le site du Monde.fr, le 15 octobre, Tareq Oubrou, théologien, imam de la mosquée de Bordeaux et membre de l’UOIF, est interrogé sur la situation de la communauté musulmane en France, son concept de « charia des minorités », le port du foulard islamique et la question épineuse de l’islamophobie. L’auteur de Profession imam, s’exprime à propos du hijab, en ces termes : « Si je voulais être provocateur, je pourrais dire aux femmes : mets ton foulard dans ta poche. Aujourd’hui, je dis que c’est une recommandation implicite qui correspond à une éthique de pudeur du moment coranique. Pour autant, une femme qui ne le met pas ne commet pas de faute. »
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