Face à cette stigmatisation des musulmanes voilées et à leur marginalisation qui ne cesse de s’étendre de l’école jusqu’à la sphère privée, non seulement la plupart des militantes féministes ne dénoncent pas cette discrimination envers des femmes et des jeunes femmes, mais nombre d’entre elles justifient, maintiennent et appuient la logique discriminatoire en y apportant une caution « féministe »
La détérioration de vos relations avec les représentants légitimes des Musulmans des Ulis dépasse le cadre des conflits locaux qui opposent ici et là des associations musulmanes voulant faire valoir leur droit élémentaire à avoir des lieux de culte indépendants à des municipalités ne reconnaissant cette liberté que du bout des lèvres, mais au prix d’une lecture restrictive de la laïcité.
Le laxisme traditionnel marocain à l’égard d’Israël, à contre courant de la position officielle arabe, est généralement expliqué par les rapports historiques qu’entretient la dynastie alaouite avec le judaïsme marocain. En complément au dossier « Jordanie et Maroc, les voltigeurs de pointe de la diplomatie occidentale » dans la sphère arabe René Naba publie, en additif, au titre d’annexe documentaire, des extraits d’une étude de M. Abraham Sarfaty sur la problématique du judaïsme marocain et son rapport au sionisme. Une étude parue dans la Revue Souffles numéro spécial 15, 3e trimestre 1969 et toujours d’actualité.
Il y a quelques semaines, les médias nous avaient abreuvés avec l’histoire de la femme à la burqa à qui on avait refusé la nationalité française. J’avais noté, ironiquement, que la journaliste de Libération Catherine Coroller, alors que ce quotidien titrait sur toute la Une sur cette « affaire », écrivait : « Y a-t-il davantage de frictions entre la laïcité et l’islam ? Difficile à dire, le moindre incident concernant des musulmans étant systématiquement monté en épingle. »
Un mois après la rentrée, le Collectif "Une école pour tous-tes" tenait ce lundi 4 octobre à Paris une conférence de presse pour dénoncer « la logique d’exclusion et de discrimination » qu’a entraînée dans les établissements scolaires l’application de la nouvelle loi proscrivant les « signes religieux ostensibles » à l’école. Il a notamment insisté sur les dérives de la loi, appliquée de façon abusive et illégalement étendue aux mères des élèves ainsi qu’aux étudiantes.
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