Dans cet entretien qu’elle a accordé en exclusivité à Oumma.com, Denise Hamouri, véritable mère courage, qui est native de Bourg-en-Bresse dans l’Ain, et professeur de français à Jérusalem, retrace le récit d’une tragédie humaine, tout en nous permettant de mieux connaître son fils, Salah, qui a fêté ses 26 ans, le 25 avril dernier, toujours reclus dans son enfer carcéral.
Avocat français d’origine palestinienne et ex-conseiller juridique de l’OLP, Ziyad Clot a participé aux différentes négociations israélo-palestiniennes. Auteur d’un livre passionnant, "Il n’y aura pas d’Etat palestinien. journal d’un négociateur en Palestine" (Ed. Max Milo ), Ziyad Clot affirme dans cet entretien accordé à Oumma.com, que « ces pourparlers de paix ont depuis longtemps prouvé qu’ils ne servaient à rien sinon à générer plus de conflit ». Il plaide pour un Etat binational : « Israëltine » qui constitue la seule solution pour résoudre le conflit israélo-palestinien.
La mise à l’écart de Bruno Guigue (administration préfectorale), –dont la destruction israélienne de Gaza, en janvier 2009, lui a donné a posteriori raison–, la mise à l’index de l’universitaire Vincent Geisser, l’éviction de Richard Labévière (Média) et de Wahib Abou Wassel, seul palestinien du dispositif médiatique extérieur, se sont accompagnés, en effet, de la promotion concomitante de Bernard Kouchner (Quai d’Orsay), Pierre Lellouche (Affaires européennes), Dominique Strauss khan (FMI), Arno Klarsfeld (Matignon), ainsi que de François Zimmeray, ancien vice-président de la commission d’études politiques du CRIF, Ambassadeur pour les Droits de l’homme, de Christine Ockrent (pôle audiovisuel extérieur) enfin de Philippe Val (France inter)
La rengaine est connue. Il y a eu d’abord Nasser, le Bickbachi, comparé en son temps à Hitler, puis Yasser Arafat, le "terroriste" prix Nobel de la Paix, confiné dans sa résidence de Ramallah, puis le paralytique cheikh Ahmad Yassine, fondateur du Hamas et son successeur Abdel Aziz al-Rantissi, objet d’une élimination extrajudiciaire, auparavant l’iranien Mossadegh, premier artisan de la nationalisation pétrolière dans un pays du tiers-monde.
Vous vous êtes prononcé pour la libération du caporal Shalit, un jeune franco-israélien dont vous avez reçu les parents. Vous avez aussi plaidé la grâce pour les responsables de l’Arche de Zoé. Pourquoi Salah Hamouri devrait-il, lui, ne pas être secouru par la France alors qu’il n’a commis strictement aucun acte délictueux ?
Du périple moyen-oriental auquel s’est livré le locataire de la Maison Blanche, il y a peu de chance que l’Histoire retienne grand’chose. « Une visite pour rien ? » s’interrogeait-on gravement dans la presse française à la veille de la tournée présidentielle. On connaît désormais la réponse : un néant profond, insondable même, à la mesure de l’ignorance crasse du président américain concernant cette région du monde à l’exception de ses hydrocarbures.
Soixante ans après l’indépendance des pays arabes, au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, la présence militaire occidentale est plus forte qu’à l’époque coloniale. L’ensemble arabo-musulman est ainsi enserré dans un maillage, sans doute l’un des plus denses au monde. Qu’on en juge : L’Irak est occupé, le Bahreïn abrite le QG de la V ème flotte américaine opérant dans la zone Golfe-Océan indien et le Qatar, le QG du commandement central, qui couvre une zone allant de l’Afghanistan au Maroc.
La Suissesse Anita Abdullah a été mise devant le fait accompli par les Autorités israéliennes : elle devait quitter avant le 1er décembre 2006 la ville de Ramallah, dans les Territoires occupés, où elle habite depuis 1994 avec son mari Ghassan, avec le risque ne plus pouvoir y revenir. Elle a décidé de rester. En conséquence, elle ne peut plus voir le reste de sa famille, trois de ses enfants et quatre petits-enfants domiciliés à Genève, un autre fils, installé à Londres, et surtout sa mère, âgée de 92 ans. Anita, née Grossmann, est originaire de la ville de Bâle, en Suisse alémanique, mariée depuis 28 ans à un Palestinien. Ils se sont connus au Liban.
La disproportion au sein de ce conflit transforme en déséquilibre une donne démographique et géographique où Israël - population de 7 millions - est entouré par quelque 300 millions d’Arabes. L’annexion unilatérale de Jérusalem oppose quelque 14 millions de juifs à 1,2 milliard de musulmans. Pour décrire ce contexte et justifier l’usage démesuré de la violence militaire par Israël, la métaphore utilisée est celle de « la villa au milieu de la jungle » formulée par Ehud Barak : la jungle est un milieu hostile, qu’il s’agit de baliser, de normaliser et c’est donc la mission dont se sentent investis les dirigeants israéliens, qui oeuvrent au « combat du monde civilisé », « occidental », contre « l’obscurantisme oriental ».
Un Etat surpuissant viole toutes les lois internationales, commet quotidiennement des crimes de guerre, se venge d’une résistance palestinienne qui refuse de plier.
La mort du leader palestinien Yasser Arafat, symbole à lui seul de la lutte de son peuple, aura de profondes répercutions sur la scène politique en Palestine. Abu Ammar, son surnom de combattant, demeurait en effet incontournable. Son isolement depuis 2002 dans les bâtiments de la Moukata à Ramallah ne l’avait pas pour autant éliminé politiquement.
Hospitalisé à l’hôpital Percy de Clamart depuis le vendredi 29 octobre, l’état de santé de Yasser Arafat s’est brutalement détérioré. Selon des sources médicales, il serait en état de mort cérébrale. Claude Léostic, qui a rencontré le président palestinien à plusieurs reprises, estime dans cet article, que l’occupation et la répression israélienne ont tué Yasser Arafat.
Au moment où la répression israélienne atteint des degrés d’horreur sans précédent (72 Palestiniens au moins ont été tués ces derniers jours dont une majorité de civils) dans l’indifférence du monde, nous publions cet appel au secours d’un Palestinien, Ziad Medoukh, professeur de français à Gaza.
Le terrorisme d’Etat Israélien continue à faire des ravages ces dernières semaines. Après les assurances reçues par Bush, pourquoi Sharon se gênerait-il ? L’armée a donc multiplié ses opérations meurtrières dans les territoires palestiniens occupés, tuant plusieurs dizaines de civils en quelques jours, les soldats tirant sans discrimination à partir de leurs chars ou de leurs hélicoptères. C’est ainsi que deux fillettes de 9 et 4 ans, Mona et Asma, ont été tuées cette semaine, l’une d’une balle dans la poitrine alors qu’elle faisait des courses, et l’autre à la suite de l’inhalation de gaz lacrymogènes.
Alors qu’il recevait, pour la première fois en 21 mois d’emprisonnement, une première visite familiale, celle de ses deux jeunes fils, Arab et Sharaf (sa femme n’étant toujours pas autorisée à le voir), Marwan Barghouti, le député palestinien kidnappé à Ramallah, le 15 avril 2002 par les Israéliens, a non seulement été filmé ainsi que ses enfants lors de cette visite à la mi-décembre au sein de la prison de Beer Sheva, mais le film a été remis à une chaine de télévision israélienne qui a été autorisée à le diffuser !
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