Les musulmans dans la plupart des pays du monde ont connu une fin de Ramadan particulièrement mouvementée et confuse. En effet, les décisions concernant la date de l’Aïd ont été
surprenantes à plus d’un titre. Comme je vais l’expliquer dans cette analyse, l’erreur
incombe aussi bien à une majorité de fouqahas qu’ à une minorité d’astronomes
Aussi, n’oublions pas de nous acquitter de la Zakat-Al –Fitr qui est une aumône pour tout jeûneur du mois de Ramadan afin de se purifier de tout ce qui aurait pu entacher son jeûne et compléter la récompense de ce dernier. Elle est un devoir pour chaque jeûneur s’il dispose de son montant en plus de sa propre charge et de la charge de ceux qu’il nourrit le jour de la Fête et la nuit qui le suit. Son montant est de un saâ de l’aliment de base le plus courant du pays.
Pour le mois de Ramadan, certains de nos enfants voudront faire comme nous ce qui est normal. Cependant, on peut estimer qu’ils sont trop jeûnes pour commencer, s’ils insistent voici une recette de grand-mère, importée du bled (pour ceux qui ne la connaissent pas) et libre de toute taxe douanière.
Les 10 derniers jours du mois de Ramadan, représentaient pour le Prophète et ses Compagnons une occasion privilégiée de se consacrer entièrement à l’adoration de Dieu, de se repentir, de se rapprocher de Lui, et de l’implorer afin qu’il concrétise leurs aspirations les plus chères. Cette adoration représente d’ailleurs une pratique prophétique hautement recommandée, sunna mouakkada.
Nous avons observé dans la première partie de cet article que Muhammad Iqbal appartenait à une chaine d’or de réformistes de l’islam Indien. Et que dans sa volonté de réveiller les consciences musulmanes il s’en prenait, dans ses écrits, aux promoteurs de l’atonie spirituelle et culturelle dont l’action néfaste contribuait à irriguer et à entretenir le mouvement de décadence, au lieu de favoriser l’éveil des consciences musulmanes.
Outre que cette foire musicale contrevient totalement à l’esprit du jeûne, on notera que les organisateurs ont déjà décrété la fin du Ramadan qui "interviendra officiellement le 29". C’est dire l’ignorance crasse qu’ont du mois sacré ces Jet-setteurs qui ignorent jusqu’à l’existence de la nuit du doute, au cours de laquelle est déterminé la fin du jeûne.
Délaisser pour un temps les préoccupations, les soucis, les habitudes de la dounia (le monde temporel et matériel), pour nous rapprocher ici et maintenant, de la akhira (le monde atemporel et spirituel), cet au-delà de l’ici-bas, qui n’est autre que la finalité et la fin de l’existence humaine (Al-Akhir, le Dernier, étant d’ailleurs l’un des Noms d’Allah). Il ne faut pas craindre alors d’affirmer que le jeûne du mois de Ramadhan nous invite à nous rapprocher de l’Essentiel, voire à nous fondre en l’Essentiel, en délaissant pour un temps l’accidentel, le contingent. Et cet Essentiel, n’est-ce pas notre propre Essence, notre Soi véritable ?
Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement." Ce verset coranique de la sourate 2 montre à la fois l’importance du mois de Ramadan et le caractère indispensable et utile du Coran dans la vie intime, individuelle et communautaire du musulman. Le Coran repose pour l’essentiel sur l’affirmation de trois principes.
Allah a dit : "Tout acte du fils d’Adam lui appartient à l’exception du jeûne, car celui-ci est à Moi et c’est Moi qui en paie le Prix’’. Que peut bien vouloir dire ce Hadith aux relents mystérieux ? Pourquoi le jeûne est-il fascinant et vénéré par certains, dérangeant pour d’autres ? À cet effet, il est bien accueilli ou terriblement appréhendé c’est selon ! Quelle expérience peut nous faire découvrir le jeûne ? Est-ce juste une épreuve contraignante pour le corps ? En quoi le mois de Ramadhan est-il sacré ?
Assurément, loin de se réduire à l’abstinence alimentaire, le jeûne du mois du Ramadan est une excellente école humaine et spirituelle, qui nous apprend la patience, la persévérance, la générosité, l’altruisme, la compassion, la solidarité, l’humilité. Le prophète (pbsl) a dit « C’est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. C’est le mois du don. C’est un mois dans lequel les ressources du croyant augmentent. Un mois dont le début est miséricorde, dont le milieu est pardon, et la fin affranchissement du feu de l’Enfer ».
Ramadan porte une atmosphère spéciale. Mois du coeur, il appelle à la fraternité, à l’amour et au pardon. Il nous arrache à nos habitudes pour nous rappeler le sens de la proximité. Il est l’école de l’humilité et de la générosité. Mois de la force face à la fragilité de nos âmes et de nos sociétés, il offre la solidité en des nuits étranges et profondes. Il réforme la notion du temps, et sa lumière étouffe l’obscurité, pour laisser place à la présence de l’Un.
Dans un monde où les liens sociaux se détraquent, où les repères sont brouillés et où le matériel dévient la référence, le mois de Ramadan offre une autre vision que celle dominante et fournit des moyens permettant de mieux faire face aux épreuves et incertitudes du monde actuel. En faisant du jeûne une opportunité pour croître dans la prière, la réflexion, la soumission, la justice…, le musulman renforce sa foi en Dieu, édifie sa personnalité et fortifie son esprit.
En quoi et comment peut-on relier l’abstinence alimentaire et sexuelle avec les réalités suprêmes du Paradis ? Et pourquoi Dieu attribue-t-Il au jeûne une signification si particulière ? Un des chapitres du Qur’an mémorisé par la quasi-totalité des croyants pratiquants, la sourate Nisba, renferme quelques éléments de réponses.
L’histoire s’écrit parfois davantage en filigranes qu’en traits
pleins. C’est le cas lorsqu’il s’agit des rapports entre des voies
spirituelles ou ésotériques issues de religions différentes. Si
l’influence de la civilisation islamique sur l’Europe est avérée dans
les domaines des sciences et de la philosophie, nous sommes par contre
réduits à des « conjectures » en ce qui concerne la discipline du
soufisme (tasawwuf).
N’oublions pas non plus que pendant cette période de Ramadan, certains ont vécu des épreuves, d’autres continuent à rencontrer des difficultés dans leur vie quotidienne, d’autres encore les vivent le jour même de l’Id Al-Fitr. Nos prières les accompagnent et nous demandons à Allah le Très miséricordieux d’agréer notre jeûne et de nous accorder sa miséricorde. Qu’Allah nous donne la possibilité de vivre cette belle expérience spirituelle, sociale et humaine l’année prochaine.
C’est durant le mois de Ramadan que se situe la nuit du destin, avec une grande probabilité dans les dix derniers jours impairs. Des nombreux hadiths authentiques s’orientent dans ce sens. Dans ce cadre, un hadith du Prophète (Sallah Lâllahou Alayhi Wa Sallam) indique : "Cherchez la nuit du Destin parmi les nuits impaires de la dernière décade du mois de Ramadan " [c’est-à-dire la nuit dont le lendemain correspond au 21, 23, 25, 27 ou 29 de Ramadan]. Les savants musulmans dans leur majorité, s’accordent pour affirmer que la nuit du destin correspond plus précisément à la 27ème nuit du mois de Ramadan. Pour l’année 2010, la 27ème nuit correspond à la nuit située entre le dimanche 5 septembre 2010 et le lundi 6 septembre 2010.
Ramadân, mois de l’abstinence, abstinence du moi, est aussi le temps de la générosité. Qui se refuse à assouvir ses faims s’invite au festin de Ramadân, at-tarâwîh. Il est des lieux d’assemblée vibrant de lumières dont les coeurs résonnent du vivant Appel de Dieu, le Coran.
Chaque soir, les fidèles se pressent, blanche foule ressuscitée, pour s’abreuver de la « Parole de Dieu », éternellement vivante au c¦ur de chacun, âmes desséchées que le Coran irrigue. C’est donc au festin de Dieu, fête de vie, que nous sommes en Ramadân conviés.
Tout ou presque a été dit sur ce moment fort du calendrier musulman. Aujourd’hui, Ramadhan, cette période de jeûne, manifestement de plus en plus suivie par les fidèles musulmans comme le révèle un récent sondage, a intégré le paysage sociologique et économique de l’hexagone. Sa visibilité cultuelle et culturelle s’en est d’autant accrue pour nos concitoyens et déborde depuis quelques années la sphère purement religieuse.
Tous ceux qui l’approchèrent furent marqués par l’étendue de son savoir et la grande humilité dont il faisait preuve. Il laisse un œuvre considérable – plus de deux cent cinquante ouvrages – ayant abordé la plupart des domaines de l’Islam en tant que religion et civilisation. Son effacement naturel le rendait très discret et l’on sait peu de choses sur sa vie spirituelle et son orientation intérieure. Par certains traits de caractère, M. Hamidullah semble proche des mystiques de l’Islam qui, pour réaliser la proximité avec Dieu, n’hésitent pas à renoncer aux plaisirs et aux gloires éphémères du monde.
Le jeûne de ce mois n’est pas une adoration ponctuelle réclamant soumission et rigueur le temps de quelques rites qui une fois finis permettent de revenir à des occupations plus contingentes, plus immédiates. Son rôle ne s’arrête pas dès lors qu’ont été remplies les strictes conditions du jeûne diurne, pour que, la nuit venue, on se laisse aller à l’excès après la privation, à la négligence après l’effort, à l’oubli après le rappel. Le vrai sens du jeûne est de réfréner ses pulsions négatives, de porter son ego à rompre avec ses habitudes, d’atténuer l’ardeur de ses désirs (...)
Suite à une réunion à la Grande Mosquée de Paris, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a communiqué la date du premier jour du mois sacré de Ramadan 1431 ( 2010) qui a été fixée au mercredi 11 août 2010. Nous vous présentons à cette occasion tous nos voeux.
Ramadan Moubarak !
L’équipe Oumma.com
Comme chaque année, litanie de notre décadence, le même problème surgit, bémol non souhaité en la symphonie de nos espérances : Quand débutera ce mois béni ? Qui décide ? Comment ? Comment savoir qui dit vrai ? Que devoir faire ? Mouton de Panurge ou dindon de la farce ? Quitte à être « politiquement incorrect » je courrais le risque d’être « islamiquement » correct et n’ajouterais donc pas un couplet à la ritournelle à succès qui chaque année avant Ramadân caracole en tête du box-office : « Si tous les musulmans du monde faisaient l’iftâr ensemble… »
Dans la sourate La Cité, Dieu fait suivre l’invitation, faite à tout un chacun, à « gravir la voie ascendante », à franchir les obstacles inhérents au cheminement vers Dieu, par le fait de libérer le captif (être prisonnier de son ego est la forme la plus vile de ce que renferme la notion de captivité), nourrir le parent orphelin, par temps de disette, ou un misérable terrassé par la faim.
Les éditions du BDouin et Oumma.com présentent en exclusivité l’album « Muslim’Show : Le mois sacré du Ramadan », la première BD musulmane qui croque dans la bonne humeur le quotidien de toute une famille. En avant-première, découvrez deux scénettes irrésistibles extraites de cette BD, qui porte un regard affectueux, espiègle, et respectueux, sur une galerie de personnages très attachants en pleine période de jeûne et de recueillement, loin de tous les clichés habituels.
En cette occasion unique, s’exacerbe la pratique tout autant que les intentions d’ordre spirituel. Ramadân est en soi la parfaite démonstration que pratique et spiritualité sont intimement liées, et que l’on ne peut prétendre à l’une sans l’autre, l’argument, qui est en réalité une expérience, paraîtrait suffisant. Aussi, en ce bref rappel, proposerons-nous une méditation et une invitation à la voie médiane, l’Islam comme chacun sait. Nous envisagerons à cette fin deux célèbres hadîths de notre noble Prophète SBSL qui éclaireront notre chemin.
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