A l'occasion du quarante-septième anniversaire de la mort de Malcolm X (21 février 1965), nous vous proposons de lire ou relire l'entretien qu'avait accordé en 2005 à Oumma.com, Ilyasah Shabazz, troisième fille de Malcolm X qui se bat aujourd’hui pour faire perdurer la mémoire de son père.
En l’an 610, un homme Muhammad reçoit une révélation Divine qui va bouleverser son destin et en faire un messager, celui des tribus arabes et en faire une nation, celui du monde en inaugurant un nouveau cycle de civilisation pour l’humanité.
En ce jour 1er Mouharram de la nouvelle année de l’Hégire 1433, nous vous présentons tous nos voeux de bonheur et de réussite. La date de l’Hégire fut adoptée par le Calife ’Omar en raison de la très grande importance de cet événement pour l’histoire de l’Islam et des Musulmans. Nous vous proposons ci- dessous un extrait du "Dictionnaire élémentaire de l’Islam" de Tahar Gaïd expliquant l’hégire (hijra).
Récemment, sur Oumma, un honnête homme s’inquiétait de ce que l’on veuille « réformer le Coran », et de citer alors l’éminent Malek Bennabi : « C’est l’homme musulman qu’il faut réformer et non pas le Coran. » Le message semble limpide et aussi indiscutable qu’un postulat : le problème n’est pas la Révélation, le Coran, mais le comportement des musulmans.
Nous avons tendance à ignorer – nous les musulmans – que la raison d’être de notre lutte est de soulager, d’aimer et d’aider les moustad’afine et non pas d’agiter un drapeau particulier. Le fruit de notre lutte est pour les moustad’afine (ceux que l’on a diminués/affaiblis)
Les deux plus grandes menaces actuelles sont le dogmatisme religieux et les certitudes politiques. Quoi de plus orgueilleux que de prétendre détenir la vérité ? Quoi de plus beau que de la rechercher sincèrement ? Les musulmans qui ont recours à la violence pour riposter à l’oppression politique n’ont visiblement pas compris que la vérité des musulmans n’est pas « l’Islam » mais dans l’Islam. Nuance décisive s’il en est.
Le SMS est véritablement le sommet de l’indifférence à l’Autre que l’on tient à distance d’autant qu’il ne sait pas où nous sommes, on se fend d’un bout d’écriture anonyme et on pense à autre chose. Pendant ce temps-là, le lien familial se distend et c’est ainsi qu’inexorablement, la famille s’effrite, on ne connaît pas les membres, notamment les plus jeunes (...)
Les musulmans dans la plupart des pays du monde ont connu une fin de Ramadan particulièrement mouvementée et confuse. En effet, les décisions concernant la date de l’Aïd ont été
surprenantes à plus d’un titre. Comme je vais l’expliquer dans cette analyse, l’erreur
incombe aussi bien à une majorité de fouqahas qu’ à une minorité d’astronomes
L’Islam n’est ici en France ni pour se servir ni pour asservir. Ni encore pour conquérir ou subvertir. Il est ici, en France, pour nous servir. Pour aider notamment la « fille aînée de l’Eglise » à retrouver la voie de Jésus ; voie d’amour et de détachement à l’égard des richesses matérielles, voie de compassion à l’égard des déshérités.
Nous avons observé dans la première partie de cet article que Muhammad Iqbal appartenait à une chaine d’or de réformistes de l’islam Indien. Et que dans sa volonté de réveiller les consciences musulmanes il s’en prenait, dans ses écrits, aux promoteurs de l’atonie spirituelle et culturelle dont l’action néfaste contribuait à irriguer et à entretenir le mouvement de décadence, au lieu de favoriser l’éveil des consciences musulmanes.
Outre que cette foire musicale contrevient totalement à l’esprit du jeûne, on notera que les organisateurs ont déjà décrété la fin du Ramadan qui "interviendra officiellement le 29". C’est dire l’ignorance crasse qu’ont du mois sacré ces Jet-setteurs qui ignorent jusqu’à l’existence de la nuit du doute, au cours de laquelle est déterminé la fin du jeûne.
Délaisser pour un temps les préoccupations, les soucis, les habitudes de la dounia (le monde temporel et matériel), pour nous rapprocher ici et maintenant, de la akhira (le monde atemporel et spirituel), cet au-delà de l’ici-bas, qui n’est autre que la finalité et la fin de l’existence humaine (Al-Akhir, le Dernier, étant d’ailleurs l’un des Noms d’Allah). Il ne faut pas craindre alors d’affirmer que le jeûne du mois de Ramadhan nous invite à nous rapprocher de l’Essentiel, voire à nous fondre en l’Essentiel, en délaissant pour un temps l’accidentel, le contingent. Et cet Essentiel, n’est-ce pas notre propre Essence, notre Soi véritable ?
Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement." Ce verset coranique de la sourate 2 montre à la fois l’importance du mois de Ramadan et le caractère indispensable et utile du Coran dans la vie intime, individuelle et communautaire du musulman. Le Coran repose pour l’essentiel sur l’affirmation de trois principes.
Allah a dit : "Tout acte du fils d’Adam lui appartient à l’exception du jeûne, car celui-ci est à Moi et c’est Moi qui en paie le Prix’’. Que peut bien vouloir dire ce Hadith aux relents mystérieux ? Pourquoi le jeûne est-il fascinant et vénéré par certains, dérangeant pour d’autres ? À cet effet, il est bien accueilli ou terriblement appréhendé c’est selon ! Quelle expérience peut nous faire découvrir le jeûne ? Est-ce juste une épreuve contraignante pour le corps ? En quoi le mois de Ramadhan est-il sacré ?
Assurément, loin de se réduire à l’abstinence alimentaire, le jeûne du mois du Ramadan est une excellente école humaine et spirituelle, qui nous apprend la patience, la persévérance, la générosité, l’altruisme, la compassion, la solidarité, l’humilité. Le prophète (pbsl) a dit « C’est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. C’est le mois du don. C’est un mois dans lequel les ressources du croyant augmentent. Un mois dont le début est miséricorde, dont le milieu est pardon, et la fin affranchissement du feu de l’Enfer ».
Ramadan porte une atmosphère spéciale. Mois du coeur, il appelle à la fraternité, à l’amour et au pardon. Il nous arrache à nos habitudes pour nous rappeler le sens de la proximité. Il est l’école de l’humilité et de la générosité. Mois de la force face à la fragilité de nos âmes et de nos sociétés, il offre la solidité en des nuits étranges et profondes. Il réforme la notion du temps, et sa lumière étouffe l’obscurité, pour laisser place à la présence de l’Un.
Dans un monde où les liens sociaux se détraquent, où les repères sont brouillés et où le matériel dévient la référence, le mois de Ramadan offre une autre vision que celle dominante et fournit des moyens permettant de mieux faire face aux épreuves et incertitudes du monde actuel. En faisant du jeûne une opportunité pour croître dans la prière, la réflexion, la soumission, la justice…, le musulman renforce sa foi en Dieu, édifie sa personnalité et fortifie son esprit.
Le soufisme de France, encore jeune, bénéficie d’une faculté
d’adaptation susceptible de créer des formes inédites , et d’une
liberté doctrinale qui fait défaut dans certains pays musulmans : les
travaux fondamentaux accomplis sur la métaphysique d’Ibn ’Arabî, en
France notamment, n’auraient pu y voir le jour. L’Occident est aussi
un terrain privilégié de rencontre entre les spiritualités, pas
uniquement ’’monothéistes’’.
D’un point de vue culturel et idéologique, l’échec des régimes arabes et musulmans post-coloniaux ne pouvait qu’apparaître comme celui d’une tentative d’occidentalisation ou d’importation d’un schéma de développement étranger au mépris des valeurs morales et culturelles qui assuraient le lien social et ne pouvait dans ces conditions que favoriser l’éclosion de réactions de type fondamentaliste.
L’apparition tardive du terme et du « phénomène » soufi à Bassora ne fait pas pour autant de celui-ci une innovation (bid‘a) aux yeux d’Ibn Taymiyya. Contrairement à ses caudataires wahhabites et salafistes, Ibn Taymiyya ne s’arrête ni à la dénomination ni aux aspects extérieurs du soufisme. En d’autre terme il opère une nette distinction entre l’essence du soufisme, les pratiques populaires entachées d’ignorance et le pseudo soufisme des imposteurs
Toutes les dispositions du culte, tous les actes cultuels ont pour commune fonction de rapatrier l’attention dans l’esprit, la présence dans le cœur du pratiquant. La finalité ultime de la Loi est donc d’actualiser le « souvenir de Dieu » dans le cœur des pratiquants
Nous avons précédemment et clairement montré que le Coran attestait explicitement de l’égalité plénière entre l’homme et la femme selon au moins sept niveaux que nous rappelons : 1- Egalité ontologique, 2- Egalité de valeur, 3- Egalité en la foi, 4- Egalité en religion, 5- Egalité spirituelle, 6- Egalité en la réciprocité, 7- Egalité en société. Si le Coran énonce que les hommes et les femmes sont intrinsèquement égaux (...)
L’un des aspects original de la pensée de l’auteur est qu’il essaye non seulement de développer l’idée suivant laquelle Dieu créerait et expliquerait les régularités à l’œuvre dans la nature dont principalement, la structure métaphysique du monde, mais qu’il s’engage aussi, par là, à fonder l’induction et la science sur Dieu.
Voilà 60 ans que s’est éteint au Caire, dans la discrétion et la simplicité, l’homme, René Guénon, dont l’oeuvre continue jusqu’à nos jours d’alimenter la réflexion de nombreux hommes et femmes à travers l’orient et l’occident. Beaucoup lui sont redevable d’avoir susciter en eux un l’élan spirituel afin de renouer avec la Tradition à une époque ou la confusion est grande et ou la quête d’une spiritualité vivante demeure incertaine.
« L’égalité des hommes & des femmes en Islam », ce titre serait-il une question, une affirmation ou un espoir ? A vrai dire, il est triste d’en débattre. Il est triste d’avoir tant eu à argumenter face à des traditions machistes et misogynes. Il est triste de voir et d’entendre des hommes et des femmes de notre temps se plonger volontairement dans les ténèbres de la ségrégation prétendument au nom de Dieu, au nom du Coran ou de la Sunna. Quelles terribles frustrations et quelles ignorances les poussent, tous, à ce déni d’eux-mêmes et du vrai de leur religion ?
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