Veni, vidi, mais achoppant lourdement sur vici, le règne sans partage de Nicolas Sarkozy s’est consumé dans le brasier de ses échecs cuisants, de ses graves manquements éthiques, et d’une stratégie de la stigmatisation anti-républicaine, qui fut érigée en point d’orgue de son mandat incendiaire.
Quelques jours après le premier tour de la présidentielle française, voilà que le traditionnel bouc émissaire refait surface : cet autre, venu d’un autre rivage, pratiquant une autre religion.
Voir le gaullisme courir après le lepénisme est une insulte à la mémoire de la France.
Céheu et Souhil reviennent à leur manière sur le parcours de François Hollande.
Saviez-vous que l’oligarque qui nous dirige, et qui croit tout savoir, sait pertinemment qu’il ne sait rien, et pire encore, ignore que nous savons tout de lui ?
Abus de pouvoir. Pour demeurer à l'Elysée, Nicolas Sarkozy ressort la carte de l'islamophobie afin d'attirer les électeurs du Front national. Plus qu'une tactique conjoncturelle, la stigmatisation des musulmans fait partie intégrante de la politique pratiquée depuis cinq ans par le président sortant. Illustration.
Mais, si la droite a désormais ouvert la chasse aux musulmans, on ne peut absoudre les médias et la gauche, y compris intellectuelle, pour la manière dont ils ont préparé le terrain depuis de longues années, en rejoignant les thèmes de l’extrême droite, au nom d’un soi-disant combat pour la laïcité, cache-sexe d’une xénophobie qui n’ose dire son nom.
L'idéologie nationaliste que nous propose d'embrasser Albert et qu'il justifie, comme tous ses contradicteurs y compris l'auteur de ces lignes sur une position théologique islamique, mérite qu'on s'y arrête un instant.
Nicolas Sarkozy a invité, dimanche 22 avril, les "patriotes" à le rejoindre dans la perspective du second tour de l'élection présidentielle. Un appel "diviseur" en ce qu'il suppose a contrario que ceux qui ne le rejoindront pas seront des non patriotes. Mais les patriotes de Nicolas Sarkozy ne sont pas ceux que l'on croit, comme en témoigne la chronique "coup de poing de René Naba" sur Oumma TV.
Première surprise de taille qui émaille ce premier round de la présidentielle, certains résultats, et pas des moindres, ont fait mentir les fameuses prédictions sondagières, toujours aussi invérifiables, qui lisaient dans leur boule de cristal une abstention record, et décelaient en Jean-Luc Mélenchon le troisième homme à l’ascension fulgurante, semant derrière lui Marine Le Pen.
Au regard des programmes politiques, le résultat est le même. En effet, nous les musulmans, à l’instar de tous nos concitoyens, nous subissons les mêmes difficultés sociales et économiques. Et l’état de la France impacte sans distinction sur tous les citoyens, qu’ils soient « français de souche » ou « français d’origine étrangère »
Laïcardisme refoulé. Jean-Luc Mélenchon, qui s’affiche dorénavant comme un « protecteur » des musulmans, n’a pas manqué dans le passé de nourrir les clichés au sujet de l’islam. Flashback.
Paradoxes, incohérences, contradictions : c’est la démocratie qui en paie le prix. Des discours enjôleurs des dirigeants de Gauche à la démagogie des populistes de Droite, le fossé ne cesse de se creuser entre les valeurs Républicaines et les gesticulations des politiciens qui, au profit de leur pouvoir, administre au peuple le somnifère de vaines aspirations
Le postulat d’un vote communautaire, quelles qu’en soient les justifications, porterait également atteinte à l’autonomie du sujet en donnant, du surcroît, du grain à moudre à ceux qui ne cessent précisément de mettre en cause, à tort ou à raison, le « communautarisme musulman » qui porterait atteinte à l’universalisme républicain(..)
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