Nul besoin d’être grand clerc pour saisir que les généreuses donations de Washington ne sont accordées qu’aux pays qui représentent un enjeu majeur de politique étrangère : Israël, l’Egypte, le Pakistan et l’Afghanistan, autant de destinataires prioritaires d’une manne financière très ciblée.
Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou est professeur invité à l’Institut de Hautes Études Internationales et du Développement et Directeur du Programme sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord du Centre de Politique de Sécurité de Genève. Auteur, notamment, de Contre-Croisade – Le 11 Septembre et le Retournement du Monde(2011).
Le peuple à l’assaut des nouveaux aristos ? Mercredi soir, suite à l’appel du réalisateur Pierre Carles, une foule goguenarde s’est massée devant un établissement parisien où étaient attendus les membres du Siècle, un club élitiste réunissant le gratin du monde politique, financier et médiatique. Oumma était présent.
Sous la stature imposante de l’homme d’Etat brillant et chaleureux, au caractère bien trempé, viscéralement attaché à ses racines tunisiennes, battait le coeur d’un humaniste, demeuré fidèle à ses principes intrinsèques, qui n’aurait jamais cautionné l’instrumentalisation de la haine à des fins politiciennes. Oumma.com rend aujourd’hui hommage à ce grand serviteur de l’Etat, en rediffusant l’interview qu’il avait accordée à notre site à l’occasion des élections municipales de 2001.
[...] La neutralisation de l’Iran ne répondrait donc pas exclusivement à des considérations de formalisme juridique, -le respect de la légalité internationale, tant bafouée par ailleurs par les États occidentaux eux-mêmes-, voire même au souci de la non prolifération atomique, mais relèverait d’impératifs militaires sous-jacents : Le maintien d’une supériorité stratégique d’Israël sur l‘ensemble des pays du Moyen-Orient réunis, et, au-delà, la persistance de la mainmise occidentale sur les réserves énergétiques de l’Asie occidentale et le contrôle des nouveaux oléoducs stratégiques en construction depuis l’Asie centrale, une des motivations latentes de l’intervention américaine en Afghanistan et en Irak.
Ancien membre des services secrets suisses, Jacques Baud s’est fait connaître en 1997 par son « Encyclopédie du Renseignement et des Services Secrets ». Son dernier ouvrage, « Djihad. L’asymétrie entre fanatisme et incompréhension » (*), risque de faire grincer des dents.
Jacques Baud n’a pas que des amis dans les services secrets suisses habitués à l’ombre. Ce Genevois prône la transparence, car, dit-il, 95 % de l’information utilisée par les services de renseignement stratégiques est ouverte. Les espions pourraient donc faire moins de mystères. Son « Encyclopédie du Renseignement et des Services Secrets », devenue un livre de référence dans de nombreux pays, a été réédité à deux reprises.
La nouvelle vient de tomber et elle peut apparaître incompréhensible pour beaucoup : selon le Sunday Times, qui cite des sources diplomatiques, « l’Arabie saoudite aurait donné son accord tacite au gouvernement israélien pour un survol de son territoire dans l’hypothèse de frappes contre l’Iran ». Au même moment, un sous-marin nucléaire israélien - fait rarissime - transitait par le canal de Suez pour participer, avec l’aval des autorités égyptiennes, à des manœuvres navales en mer Rouge.
Chef du clan américano saoudien au Liban, Rafic Hariri a été un exécutant majeur de la pantomime du Moyen-Orient, et, à ce titre, une victime majeure du discours disjonctif occidental, discours prônant la promotion des valeurs universelles pour la protection d’intérêts matériels, discours en apparence universel mais à tonalité morale variable, adaptable en fonction des intérêts particuliers des Etats et des dirigeants.
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