Le plus en vue des nouveaux journalistes en cour, le nouveau directeur de la radio publique française « France Inter » et ancien directeur conformiste de l’hebdomadaire faussement anarchiste Charlie Hebdo, a imputé la collaboration vichyste anti-juive à « la politique arabe de la France ». Ce mémorialiste des temps modernes qui se vit en rival contemporain du cardinal de RETZ s’imagine par ce raccourci, non pas audacieux mais hasardeux, exonérer la France de l’antisémitisme récurrent de la société française en rejetant sur les Musulmans, en général, les Arabes, en particulier, la responsabilité de tous les maux de la société française.
On peut devenir patron de presse à l’âge où d’autres ne quittent plus leurs pantoufles. Pour preuve, Maurice Sinet, dit Siné, soufflera 81 bougies à la fin de l’année. Depuis quelques mois, il dirige « Siné Hebdo », un journal satirique vendu à 50 000 exemplaires, et qui salarie une dizaine de permanents. « Siné Hebdo », installé à Montreuil, se paye même le luxe de dépasser « Charlie Hebdo », dont le patron, Philippe Val, vient d’être nommé… à Radio France, avec la bénédiction de l’Elysée.
Alors que la rumeur bruissait dans les cercles autorisés, et que l’effet d’annonce politique prémédité par l’Elysée jetait le trouble une fois de plus sur le cynisme qui caractérise le président de la république en matière d’ingérence dans le service public, la nomination à France Inter du directeur de la publication et de la rédaction de Charlie Hebdo vient d’être officialisée par voie de presse.
Taxé d’antisémitisme et de racisme primaire, Siné a assisté à sa mise au ban de la société par un aréopage vaniteux et sulfureux d’intellectuels multi-fonctions, philosophes de comptoirs, plumitifs, et businessmen à leurs heures, dont au premier plan, Philippe Val, l’arrogant autodidacte devenu directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, et BHL, le magnat passé maître dans l’art de la mystification, se sont faits les plus impitoyables censeurs.
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