Samedi 31 mars, dans les locaux d'AVS, avait lieu le premier opus d'une série de conférences à l'occasion des 20 ans de l'association AVS (créée en 1991). Quatre experts conviés, issus de domaines différents mais tous unis par la cause du Halal, intervenaient au prix de déclarations particulièrement intéressantes, et ce, en pleine polémique sur le Halal et sur l'abattage rituel.
Aux Etats-Unis, si les médias regorgent d’articles sur l’islamophobie, la plupart des Américains respectent la diversité religieuse. C’est pourquoi le dimanche 26 juin des milliers de gens, dans toute l’Amérique, se sont rencontrés dans des dizaines d’églises et autres lieux de culte. Les fidèles ne se sont pas réunis que pour lire les écritures chrétiennes. De l’Alabama à l’Alaska, de la Californie à New York, les fidèles ont aussi entendu la parole des textes sacrés juifs et musulmans, rabbins et imams se joignant aux pasteurs dans cet événement dénommé Foi partagée.
Entre deux bouffées de Havane, l’homme sait tisser des liens qui survivent aux veloutés. Chiraquien, à la tête d’Air France, il atterrira, comme par hasard, après son débarquement d’Air France, sur une terre de mission, le Liban, chasse gardée du tandem Jacques Chirac Rafic Hariri, alors à l’apogée de sa puissance, avec pour mission de redynamiser l’aéroport de Beyrouth Khaldé, sinistré par la guerre civile, et la compagnie aérienne vedette de la flotte commerciale arabe, Middle East Airlines.
« L’islam et la charia sont responsables du 11-Septembre. Nous allons brûler des Corans car nous pensons qu’il est temps pour les chrétiens, pour les églises, pour les responsables politiques de se lever et de dire : « Non, l’islam et la charia ne sont pas les bienvenus aux Etats-Unis ». Et nous voilà ainsi transportés au coeur de certaines pratiques moyenâgeuses ou autres autodafés organisés sous le Troisième Reich ! Précisons au passage que cette âme égarée et aveuglée par l’inimitié n’est autre que le leader de L’église Dove World Outreach Center (atteindre un monde de paix !) : on voit que le ridicule ne tue plus à notre époque.
Sur fond d’une vive rivalité entre le Royaume Uni et la France, le premier ministre britannique dans une démarche d’une placidité efficace qui tranche avec l’activisme chauvin de son homologue français, a exhorté les pétromonarchies à contribuer au financement d’un nouveau fonds international en vue d’aider l’économie des pays sinistrés par la faillite bancaire américaine.
C’est fait. Il a gagné. Les quelques dix-huit mois de campagne se seront résumés à ça, chronique d’une victoire annoncée en dépit des coups bas d’une droite devenue dysfonctionnelle, des menaces de mort aussi. Même pas sommeil après une heure du matin ici.
La nouvelle victoire de Hillary Clinton, en Pennsylvanie cette fois-ci, après l’Ohio et le Texas le mois dernier, risque de changer la donne de la course à l’investiture démocrate. Non pas que la sénatrice se place désormais en première position devant son adversaire, Barack Obama, ni qu’elle jouisse d’un soudain avantage financier dans son budget de campagne même si, selon son QG, elle aurait reçu dix millions de dollars de dons au cours des vingt-quatre heures qui ont suivi l’annonce de sa victoire.
En 2002, l’écrivain américain Gore Vidal, qui a côtoyé John F. Kennedy, prédisait que le président George W. Bush serait « l’un des pires présidents des États-Unis ». En 2006, le journaliste Carl Bernstein, qui, avec Bob Woodward, avait contribué à la démission de Richard Nixon en révélant les méfaits du scandale du Watergate, concluait que cela a été « les cinq années les plus désastreuses de toutes les présidences américaines contemporaines » .
Le 11 septembre a offert une nouvelle jeunesse à tous les dictateurs arabes qui ont compris qu’il leur suffisait de se déclarer membre de la grande coalition mondiale « contre la terreur » pour survivre et se garantir le soutien des maîtres du monde.
Dimanche soir. Je commence à écrire les premières lignes de cette chronique alors que me parviennent du téléviseur les échos d’une série américaine où des policiers poursuivent un terroriste (musulman, faut-il le préciser ?) qui a subtilisé je ne sais quelle matière radioactive et qui, une fois arrêté, hurle le nom du Créateur (en arabe bien sûr, au cas où le téléspectateur n’aurait rien compris au message).
En février 2004, le célèbre intellectuel musulman Tariq Ramadan été engagé par l’Université de Notre Dame (South Bend, USA) et le Kroc Institute of Peace à la fois comme Professeur d’études islamiques et comme « Luce Professor » chargé du programme « Religion, Conflit et Promotion de la Paix ». Un visa de résidence et de travail (H1) lui été initialement octroyé le 5 mai. Quelques trois mois plus tard, le 2 août 2004, soit exactement 9 jours avant son départ pour les Etats-Unis, l’Ambassade américaine à Berne (Suisse) informait le Professeur Tariq Ramadan que le Homeland Security Department venait de révoquer son visa. Aucune explication n’a été fournie à ce jour.
L’opinion publique commence à peine à concevoir la tragédie portée par la folie humaine sur les cibles symboliques de New York et de Washington. Non, les milliers de morts n’étaient pas fictifs. L’humanité toute entière condamne cet acte effroyable qui atteignit le cœur de lieux cosmopolites. Les musulmans dénoncent cette tragédie par la source coranique, de toute leur force. Des Boeings travestis en armes redoutables, qui l’eu cru ? Les Hommes prient pour que Justice soit faite et les criminels sont attendus pour la sentence. Mais tandis que les rétines se sentent encore violées par ces images, que déjà, l’annonce d’une Croisade américaine anti-terroriste tinta aux tympans. L’information fut diffusée depuis les plus hautes sphères des Etats-Unis et les vétérans russes d’Afghanistan n’y comprennent plus rien. Le retour du Jed...euh…du G.W. Bush s’élance sur le côté obscur de la force.
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