Exclusif. Un mois après les évènements de Toulouse-Montauban, Oumma s’est entretenu avec Daniele Raineri, journaliste italien selon lequel Mohamed Merah collaborait avec les services de renseignements français.
Il nous est donc impossible de rester silencieux devant tant de carnages. D’autant plus que ce conflit risque d’avoir des répercussions majeures pour toute la région et certainement pour l’ensemble des musulmans du monde. C’est dire son importance. Un certain nombre de clarifications s’imposent donc.
Les Occidentaux démolissent les dictateurs, à tour de bras, au nom de la démocratie. Enfin, pas tous, ceux qui les dérangent, pas les autres, les tyrans africains fournisseurs de Djembé et de mallettes; ni les pétromonarchies, générateurs de rétro-commissions.
« Des analystes estiment que la nouvelle stratégie de l’administration américaine reposerait justement sur l’utilisation des FM dans l’ensemble du monde arabe pour combattre l’Iran et ses alliés. Ces analystes ajoutent que maintenant qu’ils se sont débarrassés d’Oussama Ben Laden, les Américains peuvent de nouveau miser sur le courant islamiste pour juguler l’influence iranienne au Moyen-Orient. Ils auraient confié la mission de rendre les FM « fréquentables » au parti au pouvoir en Turquie qui représente un islam moderne jugé tout à fait acceptable par l’administration américaine. »
Le redéploiement turc intervient à l’arrière plan d’informations faisant état de contact entre les Frères Musulmans (FM) et l’administration américaine visant à la réhabilitation politique de l’organisation panislamique, désormais particulièrement active en Egypte, en Syrie, et dans une moindre mesure en Tunisie, dont la branche palestinienne n’est autre que le Hamas.
Le premier ministre turc, Rejeb Tayyeb Erdogan, a été reconduit le 12 juin 2011 pour un troisième mandat à la tête de son pays, dans un contexte marqué par le bouleversement de la carte géopolitique régionale impulsé par la dynamique révolutionnaire arabe, sur fond d’ambition d’Ankara de propulser une politique néo-ottomane visant à ancrer la Turquie comme le nouveau point de référence diplomatique du Moyen-Orient.
Ce n’est ni le mobile du crime ni une quelconque coïncidence. Simplement un élément significatif, signalé en France par Oumma mais également par le quotidien israélien Ynet, qui pourrait peut-être permettre d’éclairer les ressorts secrets du massacre commis vendredi sur l’île norvégienne d’Utoya.
Dans une série de trois articles publiés entre juin et mars 1999 dans Dawn, Ahmad Eqbal pose la problématique de ce qu’il appelle les racines du droit religieux. Il dénonce avec force toutes les mutilations de l’Islam ainsi que les attitudes tyranniques et fanatiques qui n’ont fait qu’engendrer « un ordre islamique réduit à un code pénal, dépouillé de son humanisme, de son esthétique, de ses quêtes intellectuelles et de sa dévotion spirituelle ».
Dans un monde arabe en ébullition, Mohammed VI a réussi à relégitimer son pouvoir et à mettre en avant « l’exception marocaine ». Mais sur le terrain, le pays, le plus pauvre du Maghreb, reste une cocote-minute.
C’est au Maroc même qu’Israël parvient à marquer des points : entre le licenciement à Rabat d’un ingénieur marocain (Mohamed Benziane) ayant refusé de participer à un stage assuré – au Maroc ( !) – par une société israélienne ou la persécution judiciaire de l’AMDH par l’étonnant restaurateur israëlien d’Essaouira et militant sioniste Noam Nir, il devient désormais risqué de militer pour la cause palestinienne au Maroc même.
Concernant les relations islamo-chrétiennes de manière générale, le pape a fait plusieurs démarches qui ont jeté des ponts de compréhension réciproque et de fraternité sans précédents. Pensez, par exemple, qu’il avait pour principe général de ne jamais faire le lien entre aucune religion et le terrorisme. Imaginez s’il n’avait pas invité à une rencontre islamo-chrétienne de haut niveau au Vatican pour déclarer que la religion - toute religion - était séparée du terrorisme. Et que l’islam donc n’est pas source de terrorisme.
Les manifestations qui ont lieu en Syrie font le bonheur des dirigeants israéliens. Bien que les contestataires syriens affirment être tous attachés à l’unité de la Syrie, le vieux rêve sioniste de partition du pays (1) en quatre Etats – sunnite, druze, alaouite, kurde - leur semble à portée de main.
Depuis que je me suis engagée , il y a trente ans de cela dans mon combat médiatique pour lever le voile sur notre pensée, je me suis habituée au peu de déontologie de certains médias nationaux promakhzeniens. La ficelle cette fois est si grosse qu’il fallait que je dénonce la déformation totale de mes pensées et la censure très malhonnête exercée par un journalisme douteux. Cela permet en tout cas de faire le point sur cette histoire de monarchie et notre approche de celle-ci. Merci à oumma.com.
En effet, parler de l’intégration du monde musulman à l’axe euro-atlantique et aux principes du nouvel ordre mondial signifie que cela ne peut se faire qu’à la condition de modifier radicalement leurs référents religieux et, par ricochet, politiques, économiques, sociaux et psychologiques. La mystique mondialiste veut imposer son baptême permettant la mise en forme d’un panthéisme. La création d’un « État sacré de l’Islam » et d’un « Conseil représentatif tournant » en mesure de modifier la religion de l’intérieur correspond à l’instauration d’un Vatican II de l’Islam.
Le sursaut populaire arabe de l’hiver 2011 avec le renversement de deux dictatures Hosni Moubarak (Egypte) et Zine El Abidine Ben ALI (Tunisie), les soulèvements dans huit pays arabes (Libye, Bahreïn, au Yémen, Algérie, Maroc, Jordanie, Irak) illustrent l’usage que font les dirigeants arabes de leur surarmement, la répression de leur concitoyens plutôt que la défense de l’espace nationale arabe contre ses ennemis réels (Israël) ou virtuels (Iran).
Sur le plan interne, entre le sunnite Rafic Hariri et le chiite Hassan Nasrallah, d’une manière encore plus criante entre Saad Hariri et le chef du Hezbollah, existe une différence d’échelle. Les deux ont pris les rênes du pouvoir politique, la même année, en 1992, mais l’un à l’inverse de l’autre. Rafic Hariri a été propulsé sous George Bush Senior et a implosé sous George Bush Junior, quand Hassan Nasrallah s’imposait contre le père et survivait au fils.
En 1965, quand Anthony Newley et Leslie Bricusse écrivaient leur chanson "Feeling Good" (Une aube se lève), ils étaient sans doute loin de s’imaginer que, 46 ans plus tard, c’est ce sentiment qui animerait les jeunes citoyens arabes, que c’est la chanson à laquelle ils penseraient, qu’ils chanteraient, qu’ils hurleraient un peu partout – se laissant ainsi inspirer par la "Révolution du jasmin" de la Tunisie.
Directeur de recherche sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à la Fondation pour les Relations Internationales et le Dialogue Extérieur (FRIDE), centre de recherche européen basé à Madrid, Barah Mikaïl revient dans cet entretien pour Oumma.com sur les événements en Égypte, évoque la positon des États- Unis et celle d’Israël et analyse les perspectives politiques pour le reste du monde arabe.
Info ou intox ? En tout cas, le bruit court : le président destitué de Tunisie, Zine El-Abidine Ben Ali, aurait quitté le pays, recouvert d’un voile intégral. Cette information nous a été rapportée par Sadek Sallem, un historien proche de nombreux intellectuels et diplomates arabes.
Ben Ali, c’est fini ! Au bout de vingt-trois années de dictature féroce et implacable, à la tête d’un vaste système policier et d’une petite fortune personnelle que son clan a su érigé, à force de corruption et d’intimidation, le premier flic de Tunisie est finalement sorti de la scène politique par la petite porte. Une fuite rocambolesque à destination de l’Arabie Saoudite, sans doute motivé par le poids écrasant du remords et par la soif d’un repentir sincère devant Dieu.
De l’huile sur le feu. Vendredi, lors de ses vœux adressés aux autorités religieuses, le chef de l’Etat a affirmé vouloir « combattre » la stigmatisation de l’islam avant de dénoncer « l’épuration religieuse » pratiquée, selon lui, contre les chrétiens du Moyen-Orient.
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