En Europe, le 8 mai 1945 est synonyme de victoire de la liberté sur le nazisme. Pourtant alors qu’à Paris, Londres, Moscou ou Washington on célébrait l’effondrement du Troisième Reich, commencèrent les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata. Ces massacres qui furent baptisés par euphémisme « évènements » selon la terminologie des autorités coloniales, durèrent plus d’un mois et firent des milliers de victimes.
La bataille de Syrie est engagée sur fond de tractations entre les États-Unis et les Frères Musulmans visant à propulser la mouvance islamiste sunnite au pouvoir dans la majorité des pays arabes, en guise de substitut à la révolution (...)
Le redéploiement turc intervient à l’arrière plan d’informations faisant état de contact entre les Frères Musulmans (FM) et l’administration américaine visant à la réhabilitation politique de l’organisation panislamique, désormais particulièrement active en Egypte, en Syrie, et dans une moindre mesure en Tunisie, dont la branche palestinienne n’est autre que le Hamas.
Que la vie était belle aux temps bénis des colonies et leur avant goût du paradis : cinquante deux millions de personnes , colons en quête d’un gagne-pain, aventuriers en quête de fortune, militaires en quête de pacification, administrateurs en quête de considération, missionnaires en quête de conversion, tous en quête de promotion, se sont expatriés du « Vieux Monde », en un peu plus d’un siècle (1820-1945), à la découverte des nouveaux mondes, lointains précurseurs des travailleurs immigrés de l’époque moderne.
[...] La neutralisation de l’Iran ne répondrait donc pas exclusivement à des considérations de formalisme juridique, -le respect de la légalité internationale, tant bafouée par ailleurs par les États occidentaux eux-mêmes-, voire même au souci de la non prolifération atomique, mais relèverait d’impératifs militaires sous-jacents : Le maintien d’une supériorité stratégique d’Israël sur l‘ensemble des pays du Moyen-Orient réunis, et, au-delà, la persistance de la mainmise occidentale sur les réserves énergétiques de l’Asie occidentale et le contrôle des nouveaux oléoducs stratégiques en construction depuis l’Asie centrale, une des motivations latentes de l’intervention américaine en Afghanistan et en Irak.
Ainsi la France, toute honte bue, retourne au bercail atlantiste. Comme si l’intégration militaire était notre état naturel, l’indépendance gaullienne une simple parenthèse, et l’alignement sur les Etats-Unis le « destin » de la France. Bernard Kouchner se pâme littéralement à la perspective de ces noces atlantistes. Il martèle un oxymore de son invention avec la foi du charbonnier. « La France dans l’OTAN, écrit-il, c’est le choix d’un destin ». Au delà de cette étrangeté métaphysique, nous voilà sommés d’entonner un refrain éculé : les Etats-Unis, nos sauveurs d’hier, « nous ne pouvons les décevoir » demain. (« Le Monde », 17/03/09)
Inspiré par les idées de « fraternité islamique » développées par Djamal ed-Din al-Afghani, Tan Malakka voyait dans le pan-islamisme une volonté de renaissance civilisationelle et de libération des peuples musulmans victimes de l’impérialisme occidental.
Militant nationaliste indonésien, musulman et marxiste, Tan Malakka fut l’une des figures les plus marquantes de ces militants révolutionnaires des Trois Continents qui cherchèrent à décentrer le marxisme et à lier lutte anti-capitaliste, anti-impérialiste et renaissance nationale-culturelle.
C’est le 14 mai 1948, que David Ben Gourion Premier ministre du gouvernement provisoire de l’Etat juif, peut proclamer la naissance de l’Etat d’Israël. Pour les Palestiniens expulsés de leurs terres par les milices sionistes, il s’agissait de la Nakba (la catastrophe).
Bagdad, en février 1955 : l’Irak, Etat alors client des Britanniques, et la Turquie, alliée des Américains, ont signé un Pacte bientôt élargi à l’Iran (où la CIA avait fait tomber le progressiste Mossadegh), au Pakistan, et à ses architectes, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.
Ce texte de Piotr Romanov donne à voir de quelle façon la prise d’otage en Irak des deux journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot est perçue dans un pays comme la Russie, où réside une très forte communauté musulmane.
Notre planète est comme un vaisseau spatial, se déplaçant dans l’espace, et tous les passagers sont responsables de sa sécurité et de son entretien. Quelle belle image les religions révélées font de cette question par la voix du prophète de l’Islam. Le Prophète Mouhamed dit dans une parabole : « Les adeptes vigilants et observant les lois de Dieu et ceux qui les transgressent sont comme les passagers respectivement sur le pont et au fond d’un navire. Ceux du fond veulent y faire un trou pour avoir de l’eau sans nuire à ceux sur le pont. » Et Mouhamed continue en disant : « Si on les laisse faire cela, tous les passagers à bord périront, mais si on les en empêche, tous seront saufs. »
Dans le cadre de la série d’article consacrée durant toute cette semaine à la Syrie, nous publions à travers quelques repères chronologiques une présentation du Cheikh Ahmad Kuftaro, personnalité religieuse éminente, qui est notamment Grand Mufti de Syrie. A la fois savant et grand maître spirituel, le Cheikh Kuftaro a parcouru la planète durant des décennies en dispensant son immense savoir au cours des nombreuses conférences qu’il a tenues. Des conférences, dont nous ne manquerons pas d’ailleurs de mettre prochainement en ligne sur le site Oumma.com, avec l’accord de son proche entourage.
Chacun se grandira à mieux connaître cette grand figure de l’Islam mondial .
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