L’accès convoité aux richesses minières (pétrole, gaz, uranium, or, phosphates...) dont regorgent le Niger, la Libye, l’Algérie, et le Mali d’après des prospections plus récentes, est au centre de la bataille invisible qui se déroule dans le désert.
Dans la seconde édition de son ouvrage remarquable et très remarqué lors de sa parution en 2004 "Contre-Croisade, Le 11 Septembre et le retournement du monde", Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou, politologue de renom, ancien ministre des Affaires étrangères de Mauritanie, démêle avec sagacité un écheveau d’une extrême complexité, en explorateur avisé des soubassements politiques, culturels et stratégiques de ce qui restera dans les annales tragiques de l’histoire comme l’assaut meurtrier du siècle.
Pour réveiller les consciences et mobiliser les énergies, à un an de l’élection présidentielle, retrouvez dorénavant René Naba, chaque semaine sur Oumma.com, dans une chronique éponyme qui appuie là où ça fait mal : « Le coup de poing sur la table de René Naba ! ». Cette première chronique, qui donne le ton, est dédiée au combat des peuples arabes pour leur indépendance et leur souveraineté, et rend hommage à une révolte historique, la première révolution démocratique du XXIème siècle, qui marque la faillite de la doxa officielle occidentale.
La proximité quasi-familiale tant avec la monarchie saoudienne qu’avec le lobby israélien qui a ses entrées dans le palais explique le soutien sans faille dont bénéficie la monarchie alaouite dans les cercles dirigeants à Paris, qu’ils soient de droite ou de gauche. Et pour cause. L’explication n’est ni à Paris ni à Rabat mais à Tel Aviv et dans les énormes possibilités offertes aux milliers de sujets du roi qui bénéficient de la double nationalité marocaine et israélienne !
Si la Tunisie a déjà entamé son printemps démocratique et proclame haut et fort l’automne de la dictature, il n’est pas impossible que l’on assiste à un effet domino sur l’ensemble du monde arabo-musulman. De Rabat au Caire, en passant par l’Algérie, aujourd’hui premier pays Africain après la partition du Soudan, et la Libye, sans oublier la Mauritanie, la Jordanie et le Yémen, l’onde de choc Tunisienne aura laissé des traces.
Une atmosphère très lourde s’est emparée de l’Algérie depuis la fuite de Benali, la chute du régime tunisien, et la débâcle de la famille régnante. L’immolation d’un jeune tunisien a provoqué un mouvement insurrectionnel surprenant pour ceux qui ne connaissaient pas les tréfonds de la rancœur populaire contre la dictature.
Politologue et diplomate. Professeur invité à l’Institut des Hautes Études Internationales à Genève où il enseigne sur le Moyen-Orient contemporain et sur l’histoire du terrorisme, et expert associé au Centre de Politiques de Sécurité de Genève. Précédemment Directeur Associé du Programme de Recherches sur les Conflits de l’Université Harvard à Boston, et ancien ministre des affaires étrangères de Mauritanie. Auteur de Understanding Al Qaeda – The Transformation of War (2007) et Contre-Croisade – Origines et Conséquences du 11 Septembre (2004).
Pour avoir dénoncé des trafics de dromadaires, de cigarettes, de haschich, et à présent de cocaïne, dans la région de M’hamid, le docteur Labbas Sbaï, citoyen marocain et suisse, a été condamné à six mois de prison. « Docteur Sbaï » n’est pas n’importe qui dans la région de M’hamid. Son père était un proche du roi Mohamed V, et depuis une décennie, il se bat pour proposer un tourisme écologique dans l’oasis sacrée d’Oum Lâalag, appartenant à sa famille.
Le projet du pasteur Terry Jones, du Dove World Outreach Center, de brûler le Coran a été qualifié de « geste destructeur, mettant en péril les troupes occidentales en Afghanistan », par le président Obama. Il constitue en tout état de cause une aubaine idéologique et pourrait servir de justification a posteriori au raid anti américain d’al Qaida, et, en arguant de l’islamophobie des sociétés occidentales, constituer un levier de recrutement pour l’organisation islamiste, en pleine période de commémoration des attentats anti-américains.
La France célèbre le cinquantenaire des indépendances de ses anciennes colonies africaines par l’organisation de deux cent cinquante (250) manifestations culturelles et sportives sur le territoire métropolitain et en Afrique, mais cette débauche de manifestations se déroule au sein du monde intellectuel africain sur fond d’une amère dérision d’une dérisoire indépendance.
La résistance héroïque de Gaza durant trois semaines de bombardements intenses et de privations mais aussi la rue arabe et le mouvement de solidarité internationale ont eu raison de l’acharnement militaire de l’agresseur israélien obligé de constater, avec ses alliés occidentaux, que les pertes d’une telle guerre risquaient désormais d’être plus importants que ses gains.
Le choix du Maroc de servir de pivot à la nouvelle force d’intervention américaine en Afrique, s’il était confirmé, se situerait dans le prolongement de la coopération stratégique des Etats-Unis avec les pétromonarchies du Golfe. Il viendrait en complément de la présence au Qatar, sur le golfe arabo-persique, du QG du Centcom, le commandement central américain qui ouvre une zone allant du Maroc à l’Afghanistan, et de la base navale de Manama (Bahrein), QG de la V ème flotte américaine pour le golfe arabo-persique/Océan indien.
Durant la longue nuit coloniale, l’Islam subsaharien, notamment en Afrique de l’Ouest, a connu l’éclosion de courants théologico-mystiques qui ont eu comme particularité d’unir quête spirituelle et engagement politique anti-colonialiste. En effet, la théologie de la libération en contexte musulman a connu plusieurs expressions historiques. L’opposition artificielle introduite par certains interprètes entre théologie rationnelle ou dogmatique et expérience mystique n’est pas toujours historiquement pertinente comme l’illustre l’histoire contemporaine de l’Islam subsaharien.
Ce témoignage est exceptionnel. Claude Covassi, 36 ans, a travaillé deux ans pour les services secrets suisses, de 2004 à 2006. Sa mission ne consistait pas seulement à espionner le Centre islamique de Genève (CIG), dirigé par Hani Ramadan, le frère aîné de Tariq Ramadan. L’opération baptisée « Memphis » avait aussi pour mission d’inventer un lien entre certains jeunes salafistes partis se battre en Irak, via la Syrie, et le CIG. Une manipulation totalement illégale. Pour approcher Hani Ramadan, devenir son confident, et ainsi mieux le piéger, Claude Covassi s’est converti à l’islam.
L’Assemblée Générale de préparation du Forum Social Maghrébin qui s’est déroulée les 27-28-et 29 janvier 2006 à Bouznika au Maroc, a rassemblé environ 450 personnes venues de Tunisie, d’Algérie, du Maroc, de Mauritanie, du Sahara et d’Europe.
Le 3 août 2005, l’armée mauritanienne, par le biais du Conseil militaire pour la justice et la démocratie, prend le pouvoir. Elle annonce officiellement son souhait de « mettre fin au régime totalitaire du président Taya et mettre en place de véritables institutions démocratiques ». Le nouvel homme fort de Nouakchott, le colonel Ely Ould Mohammed Vall, Directeur de la sûreté nationale mauritanienne depuis 1987, est un très proche du président déchu.
Pourquoi des musulmans engagés pour des causes justes le font-ils en se référant à leur religion ? Les régimes autoritaires des pays musulmans constituent-ils réellement un bouclier contre un péril islamiste ou, s’agit-il simplement d’une propagande dont l’objectif est de surfer sur ce que l’Amérique considère être sa guerre contre le terrorisme ? Les Réformistes musulmans sont-ils des modérés ou des extrémistes ?
Confrérie religieuse de rite malikite en majorité, la Tijâniyya née à la fin du XVIIIème siècle en Algérie, tire son nom de celui du fondateur Sîdî Ahmad Tijânî, saint mystique née en 1727 à ‘Aïn Mâdî, dans la région de l’Aghouat, porte du Sahara algérien.
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