Chaque semaine, des femmes et/ou leurs enfants se voient refuser des services commerciaux, sociaux ou même médicaux au prétexte de leur tenue vestimentaire.
L’exclusion des sorties des mères voilées fait du tort à celles-ci, mais surtout à leurs enfants. Ils pleurent de voir leur mère rester sur le trottoir quand le car scolaire part ; ils ne comprennent pas (ou comprennent trop bien) pourquoi leur mère est rejetée par l’instituteur.
Le verdict du tribunal de Montreuil, dans la Seine-Saint-Denis, tombe comme un couperet, et scelle le sort des mères de famille voilées désireuses d’accompagner des enfants lors de sorties scolaires : toute école primaire pourra exiger dans son règlement intérieur que ces "mamans à part" retirent le foulard qui fâche, sans que les grands principes constitutionnels s’en trouvent le moins du monde affectés…
Après la loi anti-niqab, après les « apéros saucisson-pinard » et les « Assises contre l’Islamisation de l’Europe », après la campagne contre les « prières de rue », après le relookage laïciste de Marine Le Pen, voici donc venu le temps du « grand débat sur l’Islam », dans un contexte délétère où se multiplient les tracts anonymes et les « petites phrases » les plus « décomplexées ». Une nouvelle borne est franchie quasiment chaque semaine (...)
Ce jeudi 3 mars, probablement comme ouverture du débat sur l’Islam annoncé par le gouvernement, Luc Chatel vient d’annoncer l’interdiction du port du voile pour les parents d’élèves lors des sorties scolaires. Un an après le nauséabond débat sur l’identité nationale, il est clair que ce nouveau « débat » sur la laïcité et l’Islam fait partie de la stratégie de pompier pyromane si chère à Nicolas Sarkozy. On stigmatise et pointe du doigt tout une partie de la population française pour détourner l’attention des difficultés sociales.
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