Info Oumma. Jeudi, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a mis en ligne les vidéos des débats tenus lors de sa récente convention nationale. Problème : la conférence de Bernard-Henri Lévy- au cours de laquelle l’écrivain avait révélé son engagement pour la Libye « en tant que juif et sioniste »-a été entièrement supprimée quelques heures plus tard. Entretemps, Oumma avait pris des notes et capturé l’image démontrant la censure.
Comme on pouvait s’y attendre la victoire prévisible du PJD aux élections législatives marocaines, après celle du mouvement Ennahda en Tunisie, a donné lieu à un flot de commentaires qui renseignent sur le degré atteint par les mécanismes de persuasion et de désinformation à l’œuvre dans les médias occidentaux et singulièrement français.
Saif al-Islam Kadhafi a été capturé par les forces du nouveau gouvernement de la Libye alors qu’il se dirigeait à travers le désert du Sahara vers le Niger, où sa famille s’était acheté beaucoup d’amis avec l’argent du pétrole de son pays. D’autres amis, mais du passé, vont avoir des raisons de s’inquiéter parce que Saif al-Islam est lié à de nombreux secrets, potentiellement embarrassants.
Le 17 novembre, environ 150 officiers et sous-officiers de l’armée libyenne, ayant rejoint les rebelles, se sont réunis Al-Baïda (200 km à l’est de Benghazi), et ont nommé Khalifa Belkacem Haftar – ou Hifter –, colonel pro-américain (formé en URSS) comme chef d’Etat-major de l’armée « en raison de son ancienneté, de son expérience, de sa capacité à diriger et des efforts qu’il a déployés pour la révolution du 17 février ».
Le lynchage en tant qu’image est une tradition occidentale. En photographiant leurs victimes, les membres du Ku Klux Klan exhibaient déjà le sacrifice humain comme un spectacle. Le traitement réservé à Kadhafi s’inscrit dans cette « culture ».
« Pour le philosophe, âgé de 63 ans, l’aventure libyenne est l’accomplissement de toute une vie. Il tient enfin le grand roman de la liberté. Après le calvaire de Sarajevo, après l’annulation de la visite de l’Afghan Massoud à Paris, après la non-ingérence armée au Darfour : la Libye, opération réussie ! BHL, en nouveau Byron romantique, s’est vu en émancipateur d’un peuple. En toute sincérité. » pouvait-on lire en conclusion d’un article fleuve consacré à l’épopée libyenne de Bernard-Henri Lévy (Le Monde du 9 novembre).
Ce vol a été décrit comme le plus grand dans toute l’histoire archéologique. Une collection de 7 700 pièces d’or, d’argent et de bronze, connue sous le nom de Trésor de Benghazi, a été volée en forant une plaque de béton menant à une voûte souterraine de la Banque Nationale de Commerce de Benghazi abritant la collection.
Selon le Sunday World, Mehdi Harati était en Libye lorsque son domicile situé au sud de Dublin a été visité, ce dernier avouant que les 200 000 euros subtilisés provenaient d’un généreux mécène d’Outre Atlantique : la CIA, pour ne pas la nommer, qui apportait ainsi sa contribution substantielle à la révolte libyenne en vue de l’élimination de Kadhafi.
Très proche de Vladimir Poutine, Vladimir Yakunin, fondateur du Forum Public Mondial « Dialogue des civilisations », a violemment dénoncé l’interventionnisme des Européens dans les pays arabes.
Que les Tunisiens votent pour Ennahda, et voilà nombre de nos éditorialistes, ceux-là même qui affirmaient que le printemps arabe avait vu la disparition des islamistes, s’interroger gravement et reprendre une vieille antienne : les Arabes ne sont pas mûrs pour la démocratie ou, comme ils l’écrivaient avant, mieux vaut Ben Ali que les islamistes.
Le parti Ennahda a eu un succès inattendu. C’est le choix des Tunisiens. Nous ne pouvons pas produire la démocratie sous condition de pouvoir déterminer pour les autres peuples « le bon choix ».
Chronique de notre ami l’Auvergnat. Ils "s’otanasient" les peuples ! Les boureaux génocidaires de l’OTAN, organisation de "mass murders", sème le chaos et la mort en toute impunité. Il faudra les saisir et les juger !
Kadhafi a, de toute vraisemblance, été abattu alors qu’il était blessé et « hors de combat ». En quatre heures, nous avons eu quatre versions différentes, toutes très officielles (...)
Dans son édition du 24 octobre, le Daily Express britannique affirme de source militaire qu’un commando mixte, formé d’éléments du célèbre Régiment de reconnaissance britannique et du service action de la DGSE française, aurait reçu l’ordre de prendre en chasse le fils de Kadhafi, Saif al Islam, qui aurait été blessé dans un raid aérien dans la région de Bani Walid.
La fin était attendue depuis qu’Hillary Clinton a débarqué inopinément le 19 octobre 2011 à Tripoli pour faire part de son souhait public que Kadhafi soit tué. L’épilogue, sanglant, prévisible. Traverser des milliers de kms, l’Océan atlantique, puis la Mer Méditerranée pour formuler un tel vœu depuis Tripoli ne relevait pas d’un exercice fortuit. Il ne pouvait qu’être exhaussé,
Le CNT et l’OTAN veulent éviter un procès devant la Cour Pénale Internationale (CPI) et les révélations qui seraient faites sur les complicités des chefs d’Etat occidentaux avec la Libye, ainsi que sur les turpitudes des anciens responsables libyens ayant rallié les rebelles. L’OTAN avait déjà rendu service à ces derniers en détruisant, en juin dernier, le siège du bureau anti-corruption à Tripoli qui détenait des dossiers compromettants les concernant.
Le colonialisme a toujours agi ainsi : libyens contre libyens, algériens contre algériens, vietnamiens contre vietnamiens, irakiens contre irakiens. Faire ainsi coup double : éliminer l’ennemi, Kadhafi, et tenter de faire perdre son âme à tout un peuple, en tentant de faire peser sur sa conscience un acte ignoble.
L’exécution de Kadhafi vient rappeler le peu de respect que les démocraties occidentales accordent aux principes humanitaires dont elles se gargarisent dès lors qu’il s’agit de défendre leurs sordides intérêts économiques et stratégiques. Surtout lorsqu’il s’agit de régions habitées par des « sous-hommes » jugés insuffisamment mûrs pour pouvoir bénéficier de la plénitude de ces principes.
Blackout. Si les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi suscitent des interrogations, la plupart des médias occidentaux ont d’ores et déjà édulcoré la brutalité de sa capture. Oumma vous propose de découvrir ces autres vidéos qui contredisent l’image héroïque -vue de France- des « révolutionnaires » libyens.
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