Qu’il nous soit donné de vivifier en notre cœur l’amour et la présence de notre prophète, Muhammad ibn Abdullah al Hâshimî. Le Messager de Dieu, que la paix et le salut de Dieu soient sur lui, a accompli sa mission : transmettre au monde l’ultime révélation faite par Dieu, le Coran.
Une fois l’an, l’imam de mon quartier, ancien avocat et homme tranquille, fait trembler le minbar de la mosquée. Comment des musulmans osent-ils contourner la « Loi de Dieu » et donner de leur vivant à leurs filles une part de leurs biens afin qu’elles « héritent » dans les faits de autant que leurs frères… Détournement de la « Loi divine » qui les expose à la vindicte des imams et des ulémas et, à ne pas en douter, à la colère de Dieu. La messe est dite, si j’ose dire.
En l’an 610, un homme Muhammad reçoit une révélation Divine qui va bouleverser son destin et en faire un messager, celui des tribus arabes et en faire une nation, celui du monde en inaugurant un nouveau cycle de civilisation pour l’humanité.
Depuis plusieurs années, de nombreux consommateurs réclament la mise en place d’une norme halal. A priori, la demande est louable et légitime. Toutefois, il est aussi pertinent de se poser certaines questions concernant cette idée qu’une norme halal serait forcément « LA solution ».
Bien évidemment, l’on aura compris que “réforme coranique” ne signifiait pas réformer le Coran et que “réforme islamique” ne signifiait pas réformer l’islam. Les guillemets, comme la mise en italique, ont ici toute leur importance, cherchant à palier aux obligations et limites de toute expression.
Récemment, sur Oumma, un honnête homme s’inquiétait de ce que l’on veuille « réformer le Coran », et de citer alors l’éminent Malek Bennabi : « C’est l’homme musulman qu’il faut réformer et non pas le Coran. » Le message semble limpide et aussi indiscutable qu’un postulat : le problème n’est pas la Révélation, le Coran, mais le comportement des musulmans.
« L’ijtihad », ou la réflexion continue sur les sens de Dieu est justement un pilier de l’islam, car personne ne peut prétendre avoir tout compris. Le Coran est valable en tout lieu et à toute époque, car Dieu s’est adressé à l’homme de telle sorte que le Coran révèle plusieurs niveaux de lecture, adaptées aux différentes générations dont les capacités intellectuelles ne sont pas les mêmes.
Les deux plus grandes menaces actuelles sont le dogmatisme religieux et les certitudes politiques. Quoi de plus orgueilleux que de prétendre détenir la vérité ? Quoi de plus beau que de la rechercher sincèrement ? Les musulmans qui ont recours à la violence pour riposter à l’oppression politique n’ont visiblement pas compris que la vérité des musulmans n’est pas « l’Islam » mais dans l’Islam. Nuance décisive s’il en est.
Aussi, n’oublions pas de nous acquitter de la Zakat-Al –Fitr qui est une aumône pour tout jeûneur du mois de Ramadan afin de se purifier de tout ce qui aurait pu entacher son jeûne et compléter la récompense de ce dernier. Elle est un devoir pour chaque jeûneur s’il dispose de son montant en plus de sa propre charge et de la charge de ceux qu’il nourrit le jour de la Fête et la nuit qui le suit. Son montant est de un saâ de l’aliment de base le plus courant du pays.
Nous avons observé dans la première partie de cet article que Muhammad Iqbal appartenait à une chaine d’or de réformistes de l’islam Indien. Et que dans sa volonté de réveiller les consciences musulmanes il s’en prenait, dans ses écrits, aux promoteurs de l’atonie spirituelle et culturelle dont l’action néfaste contribuait à irriguer et à entretenir le mouvement de décadence, au lieu de favoriser l’éveil des consciences musulmanes.
Délaisser pour un temps les préoccupations, les soucis, les habitudes de la dounia (le monde temporel et matériel), pour nous rapprocher ici et maintenant, de la akhira (le monde atemporel et spirituel), cet au-delà de l’ici-bas, qui n’est autre que la finalité et la fin de l’existence humaine (Al-Akhir, le Dernier, étant d’ailleurs l’un des Noms d’Allah). Il ne faut pas craindre alors d’affirmer que le jeûne du mois de Ramadhan nous invite à nous rapprocher de l’Essentiel, voire à nous fondre en l’Essentiel, en délaissant pour un temps l’accidentel, le contingent. Et cet Essentiel, n’est-ce pas notre propre Essence, notre Soi véritable ?
Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement." Ce verset coranique de la sourate 2 montre à la fois l’importance du mois de Ramadan et le caractère indispensable et utile du Coran dans la vie intime, individuelle et communautaire du musulman. Le Coran repose pour l’essentiel sur l’affirmation de trois principes.
Allah a dit : "Tout acte du fils d’Adam lui appartient à l’exception du jeûne, car celui-ci est à Moi et c’est Moi qui en paie le Prix’’. Que peut bien vouloir dire ce Hadith aux relents mystérieux ? Pourquoi le jeûne est-il fascinant et vénéré par certains, dérangeant pour d’autres ? À cet effet, il est bien accueilli ou terriblement appréhendé c’est selon ! Quelle expérience peut nous faire découvrir le jeûne ? Est-ce juste une épreuve contraignante pour le corps ? En quoi le mois de Ramadhan est-il sacré ?
Assurément, loin de se réduire à l’abstinence alimentaire, le jeûne du mois du Ramadan est une excellente école humaine et spirituelle, qui nous apprend la patience, la persévérance, la générosité, l’altruisme, la compassion, la solidarité, l’humilité. Le prophète (pbsl) a dit « C’est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. C’est le mois du don. C’est un mois dans lequel les ressources du croyant augmentent. Un mois dont le début est miséricorde, dont le milieu est pardon, et la fin affranchissement du feu de l’Enfer ».
Dans un monde où les liens sociaux se détraquent, où les repères sont brouillés et où le matériel dévient la référence, le mois de Ramadan offre une autre vision que celle dominante et fournit des moyens permettant de mieux faire face aux épreuves et incertitudes du monde actuel. En faisant du jeûne une opportunité pour croître dans la prière, la réflexion, la soumission, la justice…, le musulman renforce sa foi en Dieu, édifie sa personnalité et fortifie son esprit.
En quoi et comment peut-on relier l’abstinence alimentaire et sexuelle avec les réalités suprêmes du Paradis ? Et pourquoi Dieu attribue-t-Il au jeûne une signification si particulière ? Un des chapitres du Qur’an mémorisé par la quasi-totalité des croyants pratiquants, la sourate Nisba, renferme quelques éléments de réponses.
L’apparition tardive du terme et du « phénomène » soufi à Bassora ne fait pas pour autant de celui-ci une innovation (bid‘a) aux yeux d’Ibn Taymiyya. Contrairement à ses caudataires wahhabites et salafistes, Ibn Taymiyya ne s’arrête ni à la dénomination ni aux aspects extérieurs du soufisme. En d’autre terme il opère une nette distinction entre l’essence du soufisme, les pratiques populaires entachées d’ignorance et le pseudo soufisme des imposteurs
Tu crois pouvoir ordonner le bien et interdire le mal, mais en es- tu bien digne ? Le Prophète - sur lui la grâce et la paix - a dit : « Seul peut commander le bien ou interdire le mal celui qui fait preuve de douceur lorsqu’il ordonne ou interdit ; celui qui est patient et intelligent lorsqu’il ordonne ou interdit ; celui qui connaît et comprend [véritablement] les règles religieuses lorsqu’il ordonne ou interdit. »
Nous avons précédemment et clairement montré que le Coran attestait explicitement de l’égalité plénière entre l’homme et la femme selon au moins sept niveaux que nous rappelons : 1- Egalité ontologique, 2- Egalité de valeur, 3- Egalité en la foi, 4- Egalité en religion, 5- Egalité spirituelle, 6- Egalité en la réciprocité, 7- Egalité en société. Si le Coran énonce que les hommes et les femmes sont intrinsèquement égaux (...)
« L’égalité des hommes & des femmes en Islam », ce titre serait-il une question, une affirmation ou un espoir ? A vrai dire, il est triste d’en débattre. Il est triste d’avoir tant eu à argumenter face à des traditions machistes et misogynes. Il est triste de voir et d’entendre des hommes et des femmes de notre temps se plonger volontairement dans les ténèbres de la ségrégation prétendument au nom de Dieu, au nom du Coran ou de la Sunna. Quelles terribles frustrations et quelles ignorances les poussent, tous, à ce déni d’eux-mêmes et du vrai de leur religion ?
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