La mission a visité certains quartiers résidentiels (Bab Amrou, Karam as Zeytoun, Khalidiya, Ghouta) sans gardes de protection.
Pour avoir trop tardé à engager les réformes, bridé les tendances réformistes qui lui étaient prêtées, ménager les intérêts de son clan au détriment de ceux de son pays, Bachar Al Assad récolte une tempête populaire à l’effet de réduire à néant sa magistrale maîtrise de la manœuvre diplomatique face à l’offensive israélo-américaine visant à remodeler un « Grand Moyen Orient ».
Pas un grand journal européen n’a émis la moindre réserve contre des propos démagogiques, tels le « fascislamisme », l’expression préférée du tandem magique du journal Le Figaro Alexandre Adler et Yvan Rioufol, ou Eurabia » , l’expression forgée par la théoricienne de l’ultra droite européenne, Bat Ye’or, une juive égyptienne de nationalité britannique, icône des milieux d’extrême droite, pour dénoncer une prétendue islamisation rampante de l’Europe (...)
Si le fondamentalisme islamique pose problème non pas en raison de son inspiration religieuse mais plutôt par la lecture particulière qu’il fait de la religion, la question se pose de savoir comment la posture fondamentaliste pourrait être dépassée intellectuellement et socialement dans les conditions présentes des sociétés arabo-musulmanes en proie à des défis internes et externes considérables ?
Dans cet entretien inédit réalisé à Londres en juin 2001, par les chercheurs Vincent Geisser et Chokri Hamrouni, le leader historique du parti tunisien « Ennahda » se livre sans tabou : Rached Ghanouchi évoque son enfance, ses premiers engagements de jeunesse, son admiration adolescente pour la figure de Nasser, sa vie d’immigré en France, sa militance dans la mouvance islamiste et bien sûr son combat contre les dictatures de Bourguiba et de Ben Ali. Un document unique Oumma.com.
Alors que le régime autoritaire et corrompu de Moubarak est confronté à une forte contestation de la rue égyptienne, nous vous proposons de relire cet article de René Naba publié sur Oumma l’été dernier et qui avait prévu l’implosion sociale du plus grand et plus peuplé pays du monde arabe avec 80 millions d’habitants, dont plus de 34 % vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de deux dollars par jour.
René-Jean-Marie-Joseph Guénon est né en 1886 à Blois en France, il meurt en musulman au Caire en 1951. Son oeuvre en français sur la tradition universelle est unique et a marqué de nombreuses générations. Il s’y consacra durant toute sa vie. Pour lui le but de tout homme est de parvenir à la réalisation spirituelle.
Le plus grand et le plus peuplé pays du monde arabe avec 80 millions d’habitants, est au bord de l’implosion sociale avec 34 % d’Egyptiens vivant en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de deux dollars par jour. Depuis le revirement proaméricain du président Anouar el Sadate, en 1978, et son traité de paix avec Israël, il y a trente ans, l’Egypte fonctionnait sur un mode binôme, par une répartition des tâches entre le pouvoir politique géré par la bureaucratie militaire, alors que la gestion culturelle de la sphère civile était confiée au zèle de l’organisation des Frères Musulmans, dont le prosélytisme s’est matérialisé par le rétablissement du crime d’apostasie.
« La femme est-elle habilitée à diriger la prière ? La charia l’y autorise-t-elle ? » La question, sous son apparence anodine, soulève, de l’avis des experts, des points de droit complexes qui méritent qu’on s’y arrête. En effet, ni le Coran, ni la Sounna, les deux sources fondamentales de la charia, ne se prononcent sur cette question, laissant donc, en théorie, une totale liberté de décision aux communautés musulmanes, chacune selon ses spécificités et ses options. Pourtant, des juristes musulmans illustres, représentant des écoles de pensée différentes, tentent d’imposer chacun le point de vue de son école comme étant le seul qui reflète réellement le point de vue de la charia.
Au moment où on parle des projets pour le « Grand Proche-Orient », de la démocratie et du respect des droits de l’homme dans cette région, des textes émanant de l’Organisation de la Conférence Islamique et des Organisations non-gouvermentales montrent à quel point le chemin est encore long et combien les efforts sont nécessaires (...)
La plupart des musulmans considèrent que l’original othmanien de la vulgate coranique (Le Coran d’Othman) est conservé au musée du Palais du Topkapi d’Istanbul. Il se trouve que j’avais eu l’occasion de faire une visite approfondie de ce merveilleux palais au cours de l’été 2000 en compagnie d’un ami conservateur de ce musée.
Le rayonnement de l’oeuvre akbarienne sur Abû l-Hasan al-Shâdhilî (m. 656/1258) et ses successeurs est minimisée, sinon niée, par les auteurs modernes, tant arabes qu’occidentaux. Abû l-Wafâ al-Taftâzânî par exemple, dans son livre Ibn ’Atâ’ Allâh al-Sikandarî wa tasawwufu-hu, considère que « le soufisme des maîtres de l’école shâdhilie est totalement éloigné du courant akbarien et de sa doctrine concernant l’unicité de l’Être (wahdat al-wujûd) ». Aux dires d’al-Taftâzânî, cela provient du fait que « les cheikhs shâdhilis se réfèrent uniquement au Coran et à la Sunna », ce qui implique donc à ses yeux qu’Ibn ’Arabî contrevient aux sources scripturaires !
La crispation que la question du voile provoque en France révèle une crise d’ordre anthropologique du modèle de la laïcité. Le démographe Emmanuel Todd a bien montré dans ses ouvrages, dont le magistral Destin des immigrés, que les phénomènes sociaux, les systèmes idéologiques majeurs (catholicisme, islam, Réforme, etc...) sont des mises en forme intellectuelles et des transpositions de valeurs fondamentales que reproduisent les principales structures familiales de l’humanité - au nombre de sept.
La politique initiée par Saladin, suivie par les Mamelouks et plus tard par les Ottomans, favorise l’ancrage et le rayonnement du soufisme dans la culture islamique. Dans son oeuvre de promotion du sunnisme, Saladin s’appuie sur une mystique bien tempérée, orthodoxe, "officielle" car financée en partie par l’Etat, qui doit contrebalancer les influences spirituelles étrangères, ismaélienne, mazdéenne ou autres. Au siècle suivant, la dislocation de l’Empire abbasside sous les coups des Mongols ruine le sentiment de sécurité qu’éprouvaient jusqu’alors les musulmans, et entraîne l’effondrement des structures religieuses traditionnelles.
Précisons tout d’abord le cadre spatio-temporel dans lequel nous allons évoluer. A la suite de Nûr al-Dîn de Damas, prince d’origine kurde, Saladin, kurde lui aussi, parvient à unifier les musulmans de Syrie pour lutter contre les Croisés. Champion de l’islam sunnite, il met fin en 1171 au califat chiite des Fatimides, établis en Egypte, et fonde la dynastie ayyoubide. En 1250, les troupes d’élite de l’armée ayyoubide renversent le sultan : ce sont les Mamelouks, à l’origine "esclaves" recrutés en pays turc et dans le Caucase.
Vous êtes extrêmement nombreux à apprécier les articles d’ Eric Younès Geoffroy publiés sur oumma.com. Ce grand islamologue vient de signer un ouvrage complet qui aborde notamment l’universalisme du soufisme, et dont nous publions en exclusivité les bonnes feuilles. Un livre capital, « qui se fonde sur la conviction que l’Islam et le soufisme sont intrinsèquement liés »
La nature de la révélation coranique a été abordée à plusieurs reprises dans la Sîra, (la biographie de Mahomet), ainsi que dans certaines chroniques arabes. Si certaines versions se distinguent par le respect d’une certaine cohérence, d’autres se caractérisent par la formation de mythes qui ne correspondent pas au contenu des premiers versets révélés Il ne serait pas inutile de citer ces versets afin de nous éclairer sur le choix de l’une de ces versions.
Professeur à l’université Al Azhar (Egypte), Moustafa Elhalougi a effectué une longue étude sur l’image de l’islam dans les manuels scolaires français d’Histoire de classe de cinquième et de seconde. Le site Oumma.com a décidé de publier dans son intégralité cette étude particulièrement instructive. Le programme d’Histoire de la cinquième en France intègre l’étude de la civilisation islamique. Le manuel scolaire dans les différentes éditions présente la religion islamique à travers quelques notions telles que le djihad , la polygamie , le califat …
Quelle image est donnée à la fois de la civilisation et de la religion musulmane ? Cette image est-elle fidèle à la réalité ou déformée ?
Mustapha Elhalougi tente de répondre à toutes ces questions en abordant aujourd’hui la notion de djihad vue par les écoles françaises.
Les + commentés