L’objectif de la guerre en Libye n’est pas seulement le pétrole, dont les réserves (estimées à 60 milliards de barils) sont les plus grosses d’Afrique et les coûts d’extraction parmi les plus bas du monde, ni le gaz naturel dont les réserves sont estimées à environ 1.500 milliards de m3. Dans le viseur des « volontaires » de l’opération « Protecteur unifié » il y a aussi les fonds souverains, les capitaux que l’Etat libyen a investi à l’étranger.
En 2008 paraissait un ouvrage très critique de la politique méditerranéenne de l’actuel Président de la République sous le titre Méditerranée. Adresse au Président de la République Nicolas Sarkozy (Actes Sud / Sindbad, 2008, 352 p, 25 €). L’actualité des pays arabes et la récente démission de la Ministre des Affaires Etrangères Michèle Alliot-Marie donnent a posteriori raison aux thèses défendues par leurs auteurs Béatrice Patrie et Emmanuel Español. Cédric Baylocq Sassoubre s’était entretenu avec ce dernier à l’été 2008, à l’occasion du sommet de Paris qui fondait officiellement le 13 juillet, l’Union Pour la Méditerranée (UPM), prolongement du Processus de Barcelone. Ou les critiques de l’auteur s’avéraient prémonitoires.
Retranché dans la caserne militaire d’Al Azizya, à Tripoli, qui lui tient lieu de résidence, abandonné par ses anciens frères d’armes, y compris le commandant en chef de l’armée, le commandant opérationnel des forces spéciales et son ministre de l’intérieur, le colonel Mouammar Al-Kadhafi ploie sous l’assaut de son peuple dans une véritable guerre de libération populaire contre sa dictature.
Le sursaut populaire arabe de l’hiver 2011 avec le renversement de deux dictatures Hosni Moubarak (Egypte) et Zine El Abidine Ben ALI (Tunisie), les soulèvements dans huit pays arabes (Libye, Bahreïn, au Yémen, Algérie, Maroc, Jordanie, Irak) illustrent l’usage que font les dirigeants arabes de leur surarmement, la répression de leur concitoyens plutôt que la défense de l’espace nationale arabe contre ses ennemis réels (Israël) ou virtuels (Iran).
Une atmosphère de fin de règne surréaliste domine les régimes autocratiques et sclérosés du monde arabe. Une révolution est en cours, dont l’épicentre se trouve dans l’acte de désespoir absolu d’un vaincu parmi les vaincus, d’un laissé-pour-compte de la croissance et des prospectus touristiques. Le sacrifice de Bouazizi et d’autres avant lui, a fait vaciller les trônes des despotes en annihilant par cet acte inouï tout rapport de force perdu d’avance. Rendons hommage aux immolés arabes. Rarement un renversement de situation n’aura eu plus de dignité et de grandeur.
« Depuis Nuremberg, les Etats-Unis ont toujours prôné et construit une justice « à la carte ». Le propos d’une grande limpidité ne provient pas d’un pourfendeur aigri de l’Imperium américain, mû, selon l’expression consacrée, par un « antiaméricanisme primaire », mais d’un journaliste du quotidien français le Monde, quotidien de référence s’il en est.
La résistance héroïque de Gaza durant trois semaines de bombardements intenses et de privations mais aussi la rue arabe et le mouvement de solidarité internationale ont eu raison de l’acharnement militaire de l’agresseur israélien obligé de constater, avec ses alliés occidentaux, que les pertes d’une telle guerre risquaient désormais d’être plus importants que ses gains.
La constellation des pétromonarchies, un des principaux ravitailleurs du système énergétique mondial, sert en même temps de gigantesque base militaire flottante de l’armée américaine, qui s’y ravitaille à profusion, à domicile, à des prix défiants toute concurrence. Tous, à des degrés divers, y paient leur tribut, accordant sans états d’âme, des facilités à leur protecteur.
Propulsé par le nouveau boom pétrolier, le nouvel âge d’or du Golfe s’annonce prometteur, sauf fâcheux contretemps induisant de fortes perturbations. Un pactole de 1900 milliards de dollars (1) est affecté aux investissements de la zone à l’horizon de l’an 2015 en vue de diversifier les économies rentières de ces pays et à préparer « l’après pétrole ».
La Finance islamique est estimée à 750 milliards de dollars (473 milliards d’euros) et atteindrait mille milliards de dollars en 2010, selon les estimations de la Kuwait Finance House, la plus grande banque d’investissement dans les pays du Golfe (9). Le Center for Security Policy, organisme réputé de lobby international, a lancé une intense campagne visant à dissuader les institutions internationales de recourir à la législation islamique pour la gestion de ces fonds, pointant du doigt leur origine géographique, en clair la sphère musulmane.
Premier pays européen par l’importance de sa communauté musulmane, la France est aussi, proportionnellement à sa superficie et à sa population, le plus important foyer musulman du monde occidental. Avec près de cinq millions de musulmans, dont deux millions de nationalité française, elle compte davantage de musulmans que pas moins de huit pays membres de la Ligue arabe (Liban, Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Palestine, Iles Comores et Djibouti). Elle pourrait, à ce titre, justifier d’une adhésion à l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), le forum politique panislamique regroupant cinquante deux Etats de divers continents ou à tout le moins disposer d’un siège d’observateur.
Le parti Baas (renaissance) arabe et socialiste a été fondé par une équipe de jeunes nationalistes arabes dirigés par Michel Aflaq, Zaki al-Arsouzi et Salah eddine Bitar, au cours d’un congrès qui s’est tenu du 4 au 7 avril 1947 dans un café de Damas. Il célèbre, en ce mois d’avril 2008, le 61me anniversaire de sa fondation.Une occasion de procéder à une rétrospective critique de ce parti panarabe qui a longtemps gouverné la Syrie et l’Irak par l’entremise de deux « Monstres sacrés » du Monde arabe : Hafez al-Assad (Syrie) et Saddam Hussein (Irak), au moment où l’Irak et le Monde arabe commémore le 5eme anniversaire de la chute de Bagdad aux mains des Américains.
Le Sommet arabe de Damas, s’il devait se tenir à la date prévue fin mars, s’apparenterait à un forum de gérontocrates à en juger par l’âge moyen des participants qui comptent dans leurs rangs notamment deux octogénaires confirmés (Arabie saoudite et Egypte), le double de septuagénaires (Algérie, Koweït, Oman et Yémen), alors que le doyen des chefs d’état arabes, le colonel libyen Mouammar al-Kadhafi, bat un record de longévité politique avec 39 ans de pouvoir.
La France a franchi un seuil stratégique en obtenant le 15 janvier 2008 l’aménagement d’une base militaire à Abou-Dhabi, face à l’Iran, souscrivant ainsi officiellement au rôle de sous-traitante des Etats-Unis dans la défense occidentale du Golfe arabo-persique.
La France a franchi un seuil stratégique en obtenant le 15 janvier 2008 l’aménagement d’une base militaire à Abou-Dhabi, face à l’Iran, souscrivant ainsi officiellement au rôle de sous-traitante des Etats-Unis dans la défense occidentale du Golfe arabo-persique.
Le précédent engagement français dans la zone au titre de « co-belligérant » aux côtés de l’Irak contre l’Iran a valu à la France une décennie infernale matérialisée par une spirale des otages et une guerre des ambassades entre Paris et Téhéran.
Bon nombre d’observateurs inclinent à penser que le président américain serait tenté par l’option militaire contre l’Iran pour « une sortie par le haut », selon le jargon en vigueur dans les cercles atlantistes, en vue de restaurer son prestige terni par l’échec irakien et de consacrer durablement la primauté occidentale dans la gestion des affaires du monde, alors que le leadership américain est ouvertement contesté par ses compétiteurs militaires et économiques, la Chine, l’Inde et à un degré moindre la Russie, l’Afrique du sud, en ce qui concerne le leadership moral sur l’Afrique, ainsi que le Brésil et le Venezuela de Hugo Chavez, pour l’Amérique latine.
En 48 mois de guerre (quatre ans), l’Irak, le plus important champ de tir de l’époque contemporaine, est devenu le plus important champ de mercenariat du monde. Près de cent mille gardes privés (100.000), le terme pudique employé pour désigner les mercenaires des temps modernes, sont en mission dans ce pays, au point de constituer le deuxième contingent par ordre d’importance opérant en Irak, derrière les Etats-Unis, surpassant de loin l’ensemble des autres forces de la coalition (britanniques, polonais, australiens etc), selon les estimations occidentales.
Le mariage misyar soulève des questions importantes et complexes, tant sur le plan juridique que social : est-il licite ? Ne bafoue-t-il pas les droits légitimes de l’épouse ? Quelle est la valeur juridique de la renonciation de l’épouse à certains de ses droits ? Quelles sont les conséquences de cette situation sur le plan familial et social ?
Durant tout le mois de juillet, l’aviation israélienne a écrasé le Liban sous un tapis de bombes, tandis que le Hezbollah tirait des missiles en aveugle sur les villes du nord d’Israël. Le Moyen-Orient était-il en guerre ? Ou vaut-il mieux parler de conflit armé, de représailles, voire d’accrochages meurtriers ? Car Israël n’a pas déclaré la guerre à son voisin libanais. Ce n’est pas un oubli, encore moins une exception. Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, plus aucun Etat ne se plie à cette obligation.
Vendredi 26 mai, débute à Londres la première rencontre entre intellectuels et chercheurs musulmans venus de toute l’Europe. Cette rencontre a pour objectif de permettre de projeter une image plus modérée de l’Islam en occident, et d’améliorer l’intégration des communautés musulmanes en Europe.
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