Le premier président de l’Algérie indépendante (1962-1965), Ahmed Benbella, est décédé mercredi à Alger à l’âge de 96 ans.
Julien Salingue, membre fondateur du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient, réagit à la décision de l'université Paris 8 de retirer son autorisation au colloque «Israël, un État d'apartheid?» prévu les 27 et 28 février prochains et auquel il devait participer: «Comme l’an passé à l’ENS, la direction d’un établissement public d’enseignement supérieur a cédé aux injonctions» du Conseil représentatif des institutions juives de France.
Elu président de la Fédération Française de Football à la surprise générale le 18 Juin dernier, Noël Le Graët a pris tout le monde à contre-pied quelques jours avant ce fameux scrutin en affirmant que, selon lui, les bi-nationaux étaient « une fierté ». Prenant ainsi la défense de ceux qui devenaient injustement les boucs émissaires d’un pays visiblement pas au mieux de sa forme (...)
Ces “serials-menteurs“, que Pascal Boniface dénonce dans son livre « Les intellectuels faussaires » , ne se contentent pas d’égrener à longueurs d’années des énormités. Ce sont aussi des adversaires résolus de la liberté d’information. Ils sont prêts à briser la carrière de ceux qui tentent de rétablir la vérité.
Le monde du football, indéniable miroir de la société, a souvent été le nid de certaines formes de manifestations nationalistes ou régionalistes. Que ce soit à des fins politiques, culturelles ou seulement idéologiques, en équipes nationales ou en clubs, le spectre de la préférence nationale a toujours flotté dans l’univers de "l’opium du peuple", trouvant dans l’actualité politique et sociale le terreau parfait pour cultiver ce sentiment d’appartenance et cet enfermement communautariste.
L’objectif de la guerre en Libye n’est pas seulement le pétrole, dont les réserves (estimées à 60 milliards de barils) sont les plus grosses d’Afrique et les coûts d’extraction parmi les plus bas du monde, ni le gaz naturel dont les réserves sont estimées à environ 1.500 milliards de m3. Dans le viseur des « volontaires » de l’opération « Protecteur unifié » il y a aussi les fonds souverains, les capitaux que l’Etat libyen a investi à l’étranger.
Sur le plan interne, entre le sunnite Rafic Hariri et le chiite Hassan Nasrallah, d’une manière encore plus criante entre Saad Hariri et le chef du Hezbollah, existe une différence d’échelle. Les deux ont pris les rênes du pouvoir politique, la même année, en 1992, mais l’un à l’inverse de l’autre. Rafic Hariri a été propulsé sous George Bush Senior et a implosé sous George Bush Junior, quand Hassan Nasrallah s’imposait contre le père et survivait au fils.
En France comme en Italie, le discours politique et social sur « nous » et « les autres » (population majoritaire et minorités issues de l’immigration) se renforce, élevant de nouvelles barrières matérielles et sociales, culturelles et symboliques. Alors que se joue dans l’Hexagone l’attachement viscéral à l’universalisme républicain, l’Italie se cramponne à ses « racines judéo-chrétiennes » et exalte les identités régionales.
En Egypte, la population juive au milieu du XIXe siècle n’excédait guère les 6000 habitants. Or, en moins d’un demi-siècle, elle passe à 30 000 habitants avec l’immigration de juifs d’Italie, du Maghreb, des Balkans, d’Asie Mineure, de Syrie et d’Irak. Un nouvel afflux eut lieu pendant la Grande Guerre, venant de Palestine dont les Turcs chassent les juifs originaires de Russie et de Pologne. Cela conduisit à constituer dans l’entre-deux guerres une communauté nombreuse mais sans doute hétérogène.
A chaque commémoration nationale (11 novembre, 8 mai, 6 juin, 15 Août), le sort miséreux des anciens combattants arabes et africains, musulmans ou chrétiens de l’armée française, laissés à leur sort, refait surface, dans une sorte de réflexe pavlovien traité périodiquement par la presse comme la marque de soulagement de la bonne conscience française d’une mauvaise conscience chronique.
Les + commentés