Le premier ministre turc, Rejeb Tayyeb Erdogan, a été reconduit le 12 juin 2011 pour un troisième mandat à la tête de son pays, dans un contexte marqué par le bouleversement de la carte géopolitique régionale impulsé par la dynamique révolutionnaire arabe, sur fond d’ambition d’Ankara de propulser une politique néo-ottomane visant à ancrer la Turquie comme le nouveau point de référence diplomatique du Moyen-Orient.
Il y a quelques jours s’est tenu un colloque rassemblant de nombreux ‘Oulémas à Istanbul. Leur objectif : soutenir la révolte du peuple syrien et mettre en lumière le caractère légal, d’un point de vue de la jurisprudence islamique (bayan al hukm ash shar’i), des manifestations pacifiques et du soulèvement populaire qui gagne le monde arabe, particulièrement en Syrie.
Des sanctions ! Le Boycott, et exiger de nos nos élus qu’ils cessent de fermer les yeux sur ces Français à la double nationalité, qui vont servir dans l’armée israélienne ou comme mercenaires en Irak et en Afghanistan. Comme l’avaient prévu les militants humanitaires en route vers Gaza, Israël a attaqué la « Flottille de la paix ». La décision avait été prise avant la visite qu’a effectuée Benjamin Netanyahou en France, fin mai. Nicolas Sarkozy - qui en avait été informé - n’a pas mis en cause la légitimité de l’opération.
C’est incontestablement l’un des meilleurs livres parus cette année. Très court, mais très corsé et très courageux. Dans « Etre juif après Gaza », l’intellectuelle Esther Benbassa se demande jusqu’à quand la grande majorité des juifs de France va-t-elle continuer à cautionner les yeux fermés tous les actes d’Israël ? Même les plus odieux, comme les bombes au phosphore déversées sur Gaza.
Ce n’est pas de la conversion réelle, effective, d’une personne à l’islam dont je vais vous parler aujourd’hui. La conversion à partir de quelque religion que ce soit vers quelque religion que ce soit est – devrait être – un acte privé, librement consenti, n’engageant que celui qui le fait dans une relation verticale avec son Dieu. J’ai envie de vous parler ici d’une autre forme de conversion, d’une conversion forcée en quelques sortes : celle de la conversion « imaginaire », supposée, des chercheurs et autres agents ou acteurs publics qui travaillent sur l’islam, gèrent des dossiers concernant l’islam, sont en rapports professionnels avec des musulmans.
Vous aviez proclamé avec clarté maintes fois, comme à Istanbul en Novembre 2006, la nécessité d’appliquer le droit international en Palestine. Lors de la guerre contre Gaza vous aviez aussi exprimé votre réprobation. A la veille de votre voyage aux « lieux saints », nous attirons votre souveraine attention sur la question palestinienne. Des chrétiens d’Orient et d’Occident regrettent que vous ayez maintenu votre visite en Israël après les crimes commis par l’armée israélienne durant la guerre de Gaza, suivie par l’arrivée au pouvoir d’une droite sectaire alliée à l’extrême-droite, opposées à la paix, compromis entre des ambitions de pouvoir au service d’un nationalisme à courte vue.
L’islam m’appartient. Je suis chrétienne, mais le chant du muezzin m’appartient, la mélopée des prières coraniques m’appartient, le Allahou Akbar et le Bismillah m’appartiennent. C’est comme ça : nous, chrétiens et juifs d’Orient, qui avons baigné pendant notre enfance, notre jeunesse, dans des atmosphères marquées par la religiosité musulmane, nous nous sentons appartenir à la même famille que nos voisins, que nos cousins musulmans.
Je ne m’attendais pas à gagner le prix de l’Européen de l’année (dans la catégorie des personnalités n’étant pas citoyens d’un pays de l’Union Européenne). Pour deux raisons principalement : d’abord, parce que les autres nominés de la catégories étaient prestigieux (Mahmoud Abbas, Kofi Annan, Bill Gates, Alan Greenspan et Orhan Pamuk) mais surtout à cause des controverses et parfois des pures calomnies qui ont entouré mon travail et mon engagement durant ces dernières années, et particulièrement en France (aux Etats-Unis, j’ai essentiellement des problèmes avec les néo-conservateurs dans et autour de l’administration Bush)…
A l’occasion du dernier Conseil européen de la fatwa et des recherches (CEFR), qui se déroulait du 29 juin au 3 juillet à Istanbul (Turquie), le cheikh qatari nous a accordé une interview exclusive. (...) Youssef Al-Qaradhawi révèle que Philippe Douste-Blazy, le nouveau ministre des Affaires étrangères, lui a adressé une lettre de félicitations, par l’intermédiaire de l’ambassadeur de France au Qatar, pour le remercier de son action en faveur de la libération de la journaliste Florence Aubenas.
J’ai connu Abd al-Halim Herbert vers 1982-83 : je n’étais pas encore musulman. Nous formions un petit groupe de rencontres inter-disciplinaires. Je trouvais que Abd al-Halim avait une grande maturité intellectuelle et une profonde conscience des enjeux géo-politiques, même si je ne le suivais pas sur tous les points. Il mettait en évidence les liens sous-jacents entre spiritualité et géo-politique, spiritualité et architecture..
Vous avez été particulièrement nombreux à avoir lu la passionnante étude du Dr Abdallah intitulée « Voyages aux sources du Saint Coran ». Nous publions la dernière partie de cette série à travers un entretien avec l’éminent Professeur François Déroche qui est directeur d’études d’histoire et codicologie du livre manuscrit arabe à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes.
La plupart des musulmans considèrent que l’original othmanien de la vulgate coranique (Le Coran d’Othman) est conservé au musée du Palais du Topkapi d’Istanbul. Il se trouve que j’avais eu l’occasion de faire une visite approfondie de ce merveilleux palais au cours de l’été 2000 en compagnie d’un ami conservateur de ce musée.
Tout a commencé par la publication sur Oumma.com, le 20 décembre 2000, de la version française d’un article publié au préalable dans le quotidien britannique « The Gardian ». L’article était intitulé « Le Coran revisité par la philologie : des manuscrits "Satanique" ? (Traduction : Courrier International) par Abul Taher du Quotidien Anglais "The Guardian" » (http://oumma.com/article.php3 ?id_article=501) Cet article comportait des affirmations graves concernant les sources du Coran, relayées par un scientifique allemand nommé Gerd Rudiger Puin (...)
A l’occasion du premier anniversaire de la disparition du Professeur Hamidullah, décédé en décembre 2002 à Jacksonville en Floride, nous publions cet article en hommage à ce grand savant.
« Nos ennemis d’aujourd’hui sont la caricature et le préjugé : l’absence d’informations faisait hier de nous de simples ignorants de certaines cultures, de certaines réalités ou de certains événements ; l’information caricaturale, superficielle, voire la désinformation, nous donnent aujourd’hui l’illusion de la connaissance. Or, l’illusion d’aujourd’hui est bien plus dangereuse que l’ignorance d’hier : elle est mère de la suffisance, des jugements définitifs et des dictatures intellectuelles. Le mouvement va dans les deux sens : avoir le souci d’éviter les simplifications, d’une part, et offrir à l’autre un accès à la complexité de son être et de ses références, d’autre part. Tel nous paraît être le défi du dialogue dans une société culturellement plurielle. ». Ce vaste chantier, mis en exergue par le philosophe helvète Tariq Ramadan, demeure, entre les théories du Clash (1) et l’extrême droite assassine (2), plus que jamais nécessaire. C’est pourquoi je propose de faire, d’entrée, un pas en avant vers le passé. Il s’agira d’élaborer une sorte d’aller vers l’amont, pour transmettre, depuis le foyer des ancêtres, non pas les cendres mais la flamme (3).
Nous sommes en l’an 610 de notre ère. Après plusieurs semaines que le futur prophète Muhammad s’était retiré dans le désert afin de méditer, la nuit qui précède le 27ème jour du mois, l’ange Gabriel lui apparut et lui annonça qu’il avait été choisi par Dieu pour être son messager. C’est seulement plus de deux ans plus tard que le Muhammad allait avoir ses premières « révélations ». Ainsi entre 612 et 632 le prophète allait réciter la parole de Dieu.
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