Pierre Lellouche, qui se présente comme un pur produit de la méritocratie française, n’est pas l’agneau que la version arabe de son patronyme ne le suggère (a3allouche=agneau), et, sous l’apparence de l’éternel jeune premier, se cache un véritable requin de la vie politique française, nullement disposé au rôle de « bouc émissaire ». Ni agneau, ni bouc émissaire, mais un véritable prédateur dont il tempère les aspérités de son personnage par l’évocation de sa jeunesse de gauche dans un kibboutz d’Israël.
L’université de Johannesburgh est la première institution à officiellement rompre ses relations avec une université israélienne, écrivant ainsi une page capitale d’une campagne de boycott qui prend de l’ampleur, Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël. Tout au long de la campagne, les militants des droits de l’Homme, ont attendu cette décision. Cette décision de boycott venant d’une institution sud africaine, revêt une signification particulière. Elle crée en effet un précédent qui doit entraîner un effet domino de boycott !
Un des fils de Kadhafi s’est rendu en Israël pour demander l’appui des « spécialistes » en termes de répression des révoltes populaires, et faut-il taire qu’Israël semble avoir fourni les bonnes adresses où recruter des mercenaires ? Etrange collaboration quand même pour ceux que l’on dit être des ennemis jurés…
Gaza la blessée, Gaza l’enfermée, Gaza sous blocus, Gaza la ville martyre, a de nouveau subi les attaques sanglantes d’une armée barbare. Depuis une semaine, les forces de l’occupation israélienne poursuivent leurs attaques, incursions et bombardements contre la bande de Gaza, attaques qui ont déjà fait beaucoup de martyrs, de blessés, en majorité des civils, et évidemment beaucoup de destructions des infrastructures de cette prison à ciel ouvert.
En effet, parler de l’intégration du monde musulman à l’axe euro-atlantique et aux principes du nouvel ordre mondial signifie que cela ne peut se faire qu’à la condition de modifier radicalement leurs référents religieux et, par ricochet, politiques, économiques, sociaux et psychologiques. La mystique mondialiste veut imposer son baptême permettant la mise en forme d’un panthéisme. La création d’un « État sacré de l’Islam » et d’un « Conseil représentatif tournant » en mesure de modifier la religion de l’intérieur correspond à l’instauration d’un Vatican II de l’Islam.
Vous croyez aux raisons humanitaires ? Obama, Cameron et Sarko sauveurs des Libyens alors qu’ils envoient des troupes saoudiennes massacrer les démocrates du Bahrein ? L’Occident soucieux de démocratie alors qu’il protège la répression du dictateur au Yemen ? Vous croyez que Bernard-Henri Lévy se soucie vraiment de « sauver des Arabes », lui qui applaudissait aux bombardements sur les civils de Gaza ? « Le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la « brutalité » d’Israël. C’est, à la lettre, sa longue retenue » avait-il affirmé.
Les Occidentaux exultent. Sous la pression des pétromonarchies réactionnaires du Golfe, la ligue des Etats arabes vient de demander officiellement au Conseil de sécurité de l’ONU l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Certes, la ligue arabe se dit officiellement hostile à une intervention militaire directe en Libye, mais des informations démenties par le ministre saoudien des Affaires étrangères font état d’une demande américaine adressée à l’Arabie saoudite, en vue d’armer l’opposition de Benghazi.
Jeudi matin, au micro de France Inter, Bernard-Henri Lévy a répondu sèchement à une question récurrente des auditeurs lui imputant un parti pris pro-israélien. Interrogé sur l’option d’une « exclusion aérienne » à l’encontre de Tel Aviv lors de l’invasion de Gaza en 2008/2009, l’écrivain a rétorqué que cela n’avait « rien à voir » avec une interdiction similaire -qu’il prône en compagnie du président Sarkozy- aux forces libyennes de Kadhafi. L’agression israélienne est également qualifiée, au passage, de « réponse à une pluie de roquettes qui tombaient sur la ville de Sderot et le sud d’Israël ». Il s’agissait alors d’une « situation extrêmement différente », assène Bernard-Henri Lévy.
La révolution dans les pays arabes traverse aujourd’hui des moments difficiles. Après les premières victoires remportées sans trop de dégâts en Tunisie et en Egypte, les régimes dictatoriaux semblent désormais décidés à user de la plus extrême violence pour rester au pouvoir. C’est déjà le cas en Lybie. Cela commence à l’être au Yémen. Et l’on peut craindre le pire au Bahreïn, où des troupes d’intervention saoudiennes et émiraties ont été dépêchées hier lundi pour venir au secours de la famille régnante des Al-Khalifa, menacée d’être submergée par la vague du mécontentement populaire.
Le peuple Libyen est en danger de mort. Un peuple qui a choisi, à l’instar d’autres peuples arabes, de vivre son printemps la fleur au fusil. Les Libyens ont manifesté leur désir de liberté à mains nues, mais le terroriste au pouvoir, grand ordonnateur de l’attentat de Lockerbie du 21 décembre 1988, a répondu à la mitrailleuse. La horde de ses sbires épaulés par une légion de mercenaires a semé la mort et la désolation.
Classe internationale. Vendredi, sur la chaîne Al Jazeera English, Bernard-Henri Lévy a comparé la politique arabe des chefs d’Etat européens à une « fellation » qui sera « de plus en plus difficile » à maintenir.
Incroyable mais vrai. Le quotidien Le Monde nous apprend que Bernard-Henri Lévy a assisté à l’entrevue donnée par le président Sarkozy à la délégation du Conseil national de transition libyen, venue à Paris demander une reconnaissance officielle. Cette information qui aurait paru invraisemblable, si elle n’était pas officiellement confirmée, est révélatrice de la décadence des mœurs politiques françaises qui n’épargne manifestement plus la diplomatie de cet Etat. On peut se demander à quel titre BHL a participé à cette réunion diplomatique et surtout à quoi correspond l’intrusion de cet énergumène dans une crise politique et militaire, qui n’a pas fini de révéler tous ses dangers potentiels. Va-t-il remplacer son ami Kouchner comme porte-étendard de l’ingérence humanitaire ?
Ces propos paranoïaques de Zvi Mazel, ancien ambassadeur d’Israël en Egypte n’ont rien de surprenants. Dans l’Histoire, les dirigeants sionistes ont toujours recherché le « bon » Arabe, celui qui faciliterait l’entreprise coloniale. Cela a été le féodal vendant ses terres en Palestine au début du XXe siècle, la dynastie Hachémite (jordanienne) avec qui un accord de partage de la Palestine a été conclu dès les années 1930 ou plus tard les phalangistes libanais, alliés indéfectibles des Israéliens y compris lors du massacre de Sabra et Chatila.
Retour sur le sombre bilan de celui qui aura été le héraut de l’unité arabe avant de devenir un allié objectif des États-Unis et d’Israël.
En 42 ans de pouvoir erratique, le chantre de l’unité arabe aura été l’un des fossoyeurs du nationalisme arabe, le démineur par excellence des menées américaines dans la sphère arabe, le meilleur allié objectif d’Israël et le fossoyeur de son peuple.
Les causes de cette révolution furent la misère, le chômage, l’absence d’avenir, le
carcan policier, la corruption du pouvoir, l’oligarchie et la gérontocratie. Les shaykhs en lesquels la
jeunesse révoltée se reconnut se nommèrent Twitter, Facebook, et les voies (ṭarîqa) de leur nouveaux
mourides Aljazeera, Alarabiyya, etc. Il n’y eut nul besoin de F.I.S., Nahda, Laskar-e Tayyiba, Talibans
et autres Jamâ‘ât islâmiyya (« groupements islamiques ») pour mobiliser les masses déshéritées contre
la dictature.
Où va l’Egypte ? Où va la Nation Arabe ? Gilles Munier donne des éléments de réponse dans cet entretien accordé à Oumma.com. Cet éminent spécialiste du monde arabe revient sur la situation politique en Egypte notamment sur la personnalité du vice-président Omar Souleiman, détesté par le peuple égyptien, « homme clé de la CIA » dans ce pays, véritable tortionnaire « qui a sur les mains le sang de milliers d’opposants morts sous la torture ». Gilles Munier affirme par ailleurs que « tous les pays arabes, sans exception, à commencer par ceux liés à l’Occident, seront ou sont affectés, à des degrés divers, par une contestation populaire. »
Une atmosphère de fin de règne surréaliste domine les régimes autocratiques et sclérosés du monde arabe. Une révolution est en cours, dont l’épicentre se trouve dans l’acte de désespoir absolu d’un vaincu parmi les vaincus, d’un laissé-pour-compte de la croissance et des prospectus touristiques. Le sacrifice de Bouazizi et d’autres avant lui, a fait vaciller les trônes des despotes en annihilant par cet acte inouï tout rapport de force perdu d’avance. Rendons hommage aux immolés arabes. Rarement un renversement de situation n’aura eu plus de dignité et de grandeur.
Volte-face. Seïf al-Islam Kadhafi, longtemps envisagé comme un partisan de la démocratie, a durci hier le ton face au soulèvement populaire. Pourtant, huit mois plus tôt, il promettait, entre les lignes, la fin imminente du règne autoritaire de son père. Morceaux choisis.
Jeudi dernier, l’ancien vice-président américain Dick Cheney a rendu une visite surprise à un rassemblement de la droite conservatrice. A son apparition sur scène, certains militants, proches du Républicain libertaire Ron Paul, se sont mis à le huer avant de quitter la salle en signe de protestation. Malgré la majorité de supporters scandant « USA, USA, USA ! », l’un des réfractaires en profita pour traiter Dick Cheney de « criminel de guerre », ce qui n’a pas manqué de faire ricaner l’intéressé.
Sur le plan interne, entre le sunnite Rafic Hariri et le chiite Hassan Nasrallah, d’une manière encore plus criante entre Saad Hariri et le chef du Hezbollah, existe une différence d’échelle. Les deux ont pris les rênes du pouvoir politique, la même année, en 1992, mais l’un à l’inverse de l’autre. Rafic Hariri a été propulsé sous George Bush Senior et a implosé sous George Bush Junior, quand Hassan Nasrallah s’imposait contre le père et survivait au fils.
Contre-révolution. Les insurrections populaires en Tunisie et en Égypte ont suscité la mise en garde de nombreux adeptes du complot islamiste international. Dans la droite ligne du gouvernement israélien, ils redoutent l’effet papillon de l’avènement démocratique dans les pays arabes. Florilège en images.
La révolution aura à affronter la difficulté énorme qui consiste à fusionner dans le processus de transition des énergies et des volontés civiles et politiques. Le fait de rester unis sur l’essentiel (les revendications démocratiques urgentes) constituera l’élément déterminant pour la suite des évènements. C’est seulement après l’adoption d’une nouvelle constitution démocratique et la mise en place de nouvelles institutions élues que les partis pourront entrer dans une compétition politique loyale dans le respect de la constitution et des lois de la république.
L’ancien ministre Ben Eliezer ne comprend pas pourquoi son ami Moubarak n’a pas ordonné de tirer sur les manifestants (apparemment 300 morts, ce n’est pas assez pour l’ancien gouverneur militaire) ; Benjamin Netanyahu est en colère contre Obama - qu’il considère depuis longtemps comme un Président mollasson qui a abandonné la défense du monde libre et flirte avec l’Islam - qui s’est désolidarisé immédiatement de son allié égyptien et ne lui a pas apporté l’assistance nécessaire pour sauver son régime (...)
Le vice-président Omar Souleiman vient de s’exprimer à la télévision égyptienne pour annoncer le départ de Moubarak. Quelle victoire magistrale pour tout le peuple égyptien ! Véritable coup d’assommoir, la volonté exprimée hier soir par l’autocrate Moubarak de « mourir sur scène » plutôt que de tirer sa révérence, n’avait réussi qu’à amplifier la révolte populaire, plus que jamais fidèle au rendez-vous de la place Tahrir, en ce 18ème jour d’une mobilisation certes sous le choc, mais demeurant inébranlable.
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