En ces temps de jeûne notre pensée solidaire est pour les palestiniens et tous ceux qui souffrent de l’occupation et de la violence. Les nouvelles du Moyen-Orient ne sont toujours pas bonnes. Malgré des tentatives d’actes symboliques de solidarité qui arrivent au compte-gouttes, Ghaza et la Cisjordanie restent assiégées, presque complètement isolée du reste du monde. Le type d’apartheid d’Israël se mêle à un colonialisme féroce de peuplement. L’immense majorité de la population de la bande de Ghaza, considérée comme des aborigènes, sont des victimes du nettoyage ethnique de 1967, et interdite de revenir dans les villages d’où ils furent chassés.
« Depuis Nuremberg, les Etats-Unis ont toujours prôné et construit une justice « à la carte ». Le propos d’une grande limpidité ne provient pas d’un pourfendeur aigri de l’Imperium américain, mû, selon l’expression consacrée, par un « antiaméricanisme primaire », mais d’un journaliste du quotidien français le Monde, quotidien de référence s’il en est.
La neutralisation de cet important lot d’agents pro israéliens, dont un officier supérieur en charge de la lutte antiterroriste au sein du renseignement militaire libanais, le général Fayez Karam, fait gravissime, proche collaborateur du général Michel Aoun, principal allié chrétien du Hezbollah, témoigne du degré d’infiltration d’Israël dans l’appareil libanais. Il révèle, par contre coup, la porosité de la société libanaise et sa vulnérabilité. Une société pourtant l’une des plus rebelles du monde arabe, mais, paradoxalement, la plus affligée par le phénomène de désorientation informative, la plus affectée par la théorie de la dissension sociale.
Scandale. Au lendemain de la publication des photos d’une ex-militaire israélienne posant face à des prisonniers palestiniens, huit nouvelles images ont été divulguées ce mardi par une ONG de défense des droits de l’homme. Des corps meurtris et décédés de Palestiniens, entourés de soldats israéliens souriants, figurent sur ces clichés.
Duplicité. Alors que les Etats-Unis ont participé, pour la première fois, aux commémorations du bombardement américain d’Hiroshima, Washington continue de tolérer l’arsenal nucléaire israélien tout en prônant un démantèlement mondial.
Quitter une réunion de travail parlementaire, relative à un sujet majeur de société, pour aller faire allégeance à un Etat étranger, et s’en vanter publiquement : chapeau l’artiste. Eric Raoult, téméraire ou inconscient, fait là un redoutable pari électoral. A l’instar de son confrère socialiste, il s’agit de capitaliser le maximum de voix en vue des prochaines élections législatives de 2012. Et à cet égard, le député-maire du Raincy a pris de l’avance : dirigeant une ville confortable, surnommée la « Neuilly du 93 » et riche d’une importante communauté juive, Raoult a manifesté, très tôt et à différentes occasions, une bienveillance zélée en direction d’Israël.
Dans l’histoire récente de l’occupation de l’Irak par l’armée américaine, la bataille de Falloujah restera certainement l’un des épisodes les plus noirs. Du 6 au 29 novembre 2004, des milliers de soldats américains réduiront en cendres cette localité située à 70 km à l’ouest de Bagdad dans laquelle des centaines de djihadistes et de résistants irakiens avaient trouvé refuge. Véritable bastion de l’insurrection sunnite, la ville avait été soumise à un déluge de feu pendant des semaines. Le bilan fut très lourd : à côté de la centaine de soldats américains ce sont près de 4 000 personnes qui tomberont du côté irakien dont plusieurs centaines de femmes et enfants.
Dans une zone gangrenée par une religiosité niaise, ce religieux au langage châtié, au verbe riche, où s’entremêlent expressions religieuses et profanes, le dialectal et le littéraire, est un tribun dont la tonalité du discours ressortit pleinement de la thématique nationaliste arabe la plus exigeante. Une tonalité laïque, qui tranche avec le rigorisme de façade de certains de ses détracteurs.
Faut-il tirer sur les ambulances ? Le flop des deux derniers opus de notre philosophe national, malgré une campagne de soutien médiatique, l’appui complaisant du grand quotidien du soir, les mille et une excuses trouvées pour justifier la manière dont il a repris les oeuvres d’un philosophe inventé de toutes pièces, indiquent que Bernard-Henri Lévy glisse déjà inéluctablement vers les bas-fonds de l’oubli. Et pourtant, il ne faut pas être injuste. L’homme a un vrai talent. Celui de condenser, en peu de pages, l’ensemble des mensonges, des semi-vérités et des contre-vérités sur le conflit israélo-palestinien.
Pendant la Première guerre du Golfe, Saddam Hussein ayant fait tiré des missiles SCUD sur Israël, Yitzhak Shamir, Premier ministre, attendait son heure pour se venger. En juillet 1992, il chargea le Mossad et l’Unité secrète 262 de tuer le Président irakien. Nom de l’opération : Bramble Bush (Ronce) Elle fut implémentée par Ehud Barak, alors chef d’Etat major, ancien officier de la 262, planificateur de nombreux assassinats, dont celui du leader palestinien Abou Jihad à Tunis, en avril 1988.
C’est l’état d’alerte à Téhéran. Selon plusieurs sources d’information, notamment israéliennes et iraniennes, les préparations en vue d’une attaque aérienne contre l’Iran s’accélèrent. Interrogé mardi, le conseiller du Premier ministre israélien chargé de la sécurité nationale, Uzi Arad, a indiqué qu’en raison de « l’inadéquation » des dernières sanctions prônées par le Conseil de sécurité de l’ONU, « une attaque militaire préventive serait finalement nécessaire ».
Mascarade. David Trimble, l’observateur étranger désigné lundi par Tel Aviv pour enquêter sur le crime israélien de neuf citoyens turcs, est en réalité un fervent partisan de l’État d’Israël. Enquête et révélations sur une personnalité sous influence.
Contre-feu. De l’opprobre et de la sanction aux Etats-Unis : lundi dernier, Helen Thomas, figure tutélaire du journalisme politique, a dû se résigner à quitter ses fonctions en raison du tollé provoqué par sa critique radicale de l’État d’Israël. Retour sur les dessous d’une opportune diversion politico-médiatique.
L’article du CRIF sur La CCIPPP que nous re-publions est un copier-coller sélectif de textes anciens, sortis de leur contexte, avec une tentative à la-va-vite de réactualiser. Le commentaire sur les "sous hommes" exige une clarification : nous considérons qu’Israël traite les Palestiniens comme des "sous-hommes" et comme une "population en trop". Un chercheur palestinien avait proposé la notion de "sociocide" pour qualifier sa politique de massacres.
L’Union pour la Méditerranée a permis la destruction d’un état membre (Gaza Palestine) par un autre état membre (Israël) sous le regard complice des deux pays fondateurs de l’organisation (France et Egypte) de même que l’étranglement d’un gouvernement légitime démocratiquement élu (le Hamas), sur décision de ses deux co-présidents, bâtisseurs pour le compte d’Israël du barrage de la honte de l’enclave de Gaza.
Des sanctions ! Le Boycott, et exiger de nos nos élus qu’ils cessent de fermer les yeux sur ces Français à la double nationalité, qui vont servir dans l’armée israélienne ou comme mercenaires en Irak et en Afghanistan. Comme l’avaient prévu les militants humanitaires en route vers Gaza, Israël a attaqué la « Flottille de la paix ». La décision avait été prise avant la visite qu’a effectuée Benjamin Netanyahou en France, fin mai. Nicolas Sarkozy - qui en avait été informé - n’a pas mis en cause la légitimité de l’opération.
Il y a quelques années, le premier ministre israélien Itzhak Rabin confessait que son rêve était de voir sombrer Gaza dans la Méditerranée. En 2010, cet espoir est en train de devenir réalité. Malgré les condamnations de l’opinion internationale, ce territoire semble destiné à poursuivre sa mort lente.
Contrairement à ce qui se dit, le Conseil de sécurité des Nations unies n’a pas adopté, le 1er juin, une résolution, mais s’est borné à une déclaration de son président approuvée par ses membres (« Security Council calls for prompt, impartial probe into deadly Gaza convoy incident »).
Ce lundi 31 mai, quelques heures seulement après l’abordage de la flottille humanitaire en route pour Gaza, les autorités israéliennes ont procédé à un nouvel acte de piraterie, celui des ondes de France Télévisions. Parti pris, mensonges grossiers, désinformation… Le journal télévisé de France 2 naviguait en eaux troubles ce soir-là.
Les « regrets » exprimés par des officiels israéliens à la suite de ce forfait ne doivent pas cacher qu’il s’agit bel et bien d’une opération militaire planifiée à l’avance et qui ne saurait donc être déconnectée de ses objectifs politiques inavoués. Pour bien préparer à l’avance les médias qui lui sont favorables et qui sont censés lui trouver quelques « circonstances atténuantes », le gouvernement israélien n’a pas hésité, tout au long des jours qui ont précédé le jour « J », à crier à la provocation.
Déjà, les explications des braves fusent de tous cotés : l’attaque a été disproportionnée ! Il en ont trop fait ! Il nous faut une enquête ! Non, avant d’ouvrir l’enquête, il faut dire l’évidence : c’est un crime de guerre car l’attaque a eu lieu dans les eaux internationales, et la flottille n’est pas partie au conflit armé. L’enquête est nécessaire, mais pour les circonstances aggravantes de violence. Soutenir que l’enquête est nécessaire pour savoir s’il y a un crime de guerre est une injure faite aux victimes.
Figure emblématique du MoDem, dont elle est la première vice-présidente, Marielle de Sarnez est une eurodéputée de conviction, qui ne ménage pas ses efforts pour plaider la cause de la paix au Proche-Orient, en exhortant la communauté internationale à mettre un terme sur-le-champ au blocus inhumain infligé aux gazaouis. En mission jeudi et vendredi dernier dans une région qui lui est chère, Marielle de Sarnez a accordé un entretien à notre rédaction.
Une fois de plus, l’opinion publique arabe et musulmane ainsi que tous les observateurs inquiets des conséquences incalculables de l’escalade diplomatique américaine face à l’Iran sont envahis par des sentiments de déception, d’amertume et de révolte impuissante. Ces sentiments trouvent en partie leur explication dans le fait que la diplomatie américaine semble appliquer une « politique de deux poids, deux mesures » dans le dossier du nucléaire iranien. Comment justifier, en effet, cette intransigeance à l’égard d’un programme qu’on suppose ayant des virtualités militaires dans le futur alors qu’on ferme les yeux sur les capacités nucléaires militaires- bien réelles celles-là- de l’Etat hébreu ?
Des faux papiers aux faux pas diplomatiques. Lundi, les autorités australiennes ont confirmé l’utilisation frauduleuse de passeports nationaux par des agents secrets israéliens dans l’assassinat, en janvier dernier, d’un militant palestinien à Dubaï. Conséquence en représailles : l’expulsion du représentant local du Mossad vers Tel Aviv . A l‘inverse, la France, dont des passeports ont été imités par le commando israélien, continue, quant à elle, de faire profil bas. Décryptage.
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