Rebelote. Outre Ben Ali, Dominique Strauss-Kahn avait également rendu hommage, en tant que directeur général du FMI, au président Hosni Moubarak pour la « performance économique » de l’Égypte. Sans un mot pour dénoncer la corruption généralisée et les atteintes aux droits de l’homme.
Ce texte dont Oumma a eu l’exclusivité en France est une réflexion d’ Abdenur Prado, président de la Junta Islámica Catalana, et organisateur du Congrès international sur le féminisme islamique qui a lieu tous les deux ans. Il est l’auteur de plusieurs livres et articles sur les questions islamiques contemporaines.
La proximité quasi-familiale tant avec la monarchie saoudienne qu’avec le lobby israélien qui a ses entrées dans le palais explique le soutien sans faille dont bénéficie la monarchie alaouite dans les cercles dirigeants à Paris, qu’ils soient de droite ou de gauche. Et pour cause. L’explication n’est ni à Paris ni à Rabat mais à Tel Aviv et dans les énormes possibilités offertes aux milliers de sujets du roi qui bénéficient de la double nationalité marocaine et israélienne !
Exclusif. Oumma a interviewé l’homme à l’origine de la publication d’une vidéo choc. Celle-ci représente la police égyptienne exécutant froidement un opposant pacifique au régime de Hosni Moubarak. Ces images sont extraites d’une vidéo mise en ligne vendredi. Filmées depuis un balcon, elles révèlent l’exécution d’un homme par la police égyptienne lors des échauffourées qui se sont récemment déroulées à Alexandrie.
A examiner de plus près les prises de position des grandes capitales à l’égard des évènements qui évoluent à la vitesse de l’éclair, il est clair que les grands de ce monde donnent l’impression qu’ils sont au chevet d’une Egypte en train d’accoucher d’un changement devenu inévitable et imminent même s’il reste imprévisible dans son contenu et ses contours politiques. Paradoxalement, plus le changement devient imminent, plus les contradictions s’aiguisent, plus les provocations se multiplient et plus les manœuvres deviennent sophistiquées.
Hosni Moubarak est un « homme d’expérience et de sagesse », si l’on en croit les propos, tenus en 2007, par Nicolas Sarkozy. Dès son accession au pouvoir, le chef de l’Etat s’est inscrit dans la lignée de Jacques Chirac et François Mitterrand à propos de son homologue égyptien. Depuis trente ans, malgré la corruption et les atteintes aux droits de l’homme, le Raïs a profité de l’indulgence de la France. C’était pourtant Nicolas Sarkozy qui promettait, dans un discours prononcé au soir de sa victoire à l’élection présidentielle, la « rupture » en la matière (...)
En 1965, quand Anthony Newley et Leslie Bricusse écrivaient leur chanson "Feeling Good" (Une aube se lève), ils étaient sans doute loin de s’imaginer que, 46 ans plus tard, c’est ce sentiment qui animerait les jeunes citoyens arabes, que c’est la chanson à laquelle ils penseraient, qu’ils chanteraient, qu’ils hurleraient un peu partout – se laissant ainsi inspirer par la "Révolution du jasmin" de la Tunisie.
Il est tout autant indéniable que le vent de liberté insufflé de Tunisie redessinera la politique de la région dans son ensemble. Pour autant, est-ce vraiment l’avènement de réels changements politiques et la fin des régimes autocratiques régnant sans partage sur les pays de la région depuis plus de 50 ans ? Rien n’est moins sur et il est peut être prématuré de parler d’instauration de la démocratie au sud de la Méditerranée ?
Comment protéger et sauvegarder la symbiose entre le mouvement populaire et l’armée contre les provocations qui ne manqueront pas de se multiplier dans les jours et semaines à venir ? Cette question déterminera pour une grande partie l’issue de la révolution nationale-démocratique en cours en Egypte dans la mesure où les forces sociales et politiques qui aspirent au changement seront de plus en plus ouvertement confrontées à la conjugaison des manœuvres des forces conservatrices à l’intérieur et des manœuvres israélo-américaines à l’extérieur qui craignent par-dessus tout qu’un changement révolutionnaire en Egypte.
Notre envoyé spécial en Tunisie constate que malgré le départ de Ben Ali, le système des milices et la répression policière semblent se perpétuer. Comme vendredi 28 et Samedi 29 janvier dernier. Au moment où le monde est désormais tourné vers l’Égypte, les protestataires tunisiens réclamant la dissolution complète du RCD ainsi que le départ du premier ministre Mohammed Ghannouchi ont été sévèrement réprimés (...)
Unis par une promesse occulte. Le chef de l’Etat égyptien, Hosni Moubarak, et Omar Suleiman, son nouveau vice-président, avaient secrètement envisagé de gouverner en tandem depuis plusieurs années. C’est ce que révèlent des documents confidentiels, issus de l’ambassade américaine du Caire et dévoilés par Wikileaks.
Mohamed Al Baradei vient d’inviter dans sa dernière déclaration Washington à choisir entre le régime et le peuple égyptien. Dans les faits, Washington a déjà choisi : l’administration Obama a choisi Israël ! Sans préjuger des prochains développements politiques d’une révolution grosse d’espoirs sans précédent mais confrontée à des défis incommensurables, il est désormais clair que les enjeux diplomatiques ne seront pas moins importants que les enjeux sociopolitiques.
Directeur de recherche sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à la Fondation pour les Relations Internationales et le Dialogue Extérieur (FRIDE), centre de recherche européen basé à Madrid, Barah Mikaïl revient dans cet entretien pour Oumma.com sur les événements en Égypte, évoque la positon des États- Unis et celle d’Israël et analyse les perspectives politiques pour le reste du monde arabe.
Sa bonne image chez les Américains –auprès desquels il a été formé au renseignement militaire, notamment à Fort Bragg- devrait le favoriser pour prendre la place du Rais. Ses accointances au sein de la classe politique israélienne sont également jugées rassurantes par l’actuel gouvernement de Benjamin Netanyahu. Sa connexion à Tel Aviv a souvent été très utile : ainsi, en 2001, comme le rapporte le journaliste Thomas Gordon (...)
Le quotidien britannique Guardian de Londres, en date du 28 novembre 2010, fait état explicitement d’une note du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, enjoignant aux ambassades israéliennes dans dix pays européens de trouver d’ici fin janvier environ 1000 personnes qui agiront en « amis d’Israël ». Ces personnes devront être « recrutées parmi des journalistes, universitaires, étudiants et militants soit juifs soit chrétiens ». Elles seront informées par des fonctionnaires israéliens pour intervenir en faveur d’Israël par des articles, lettres et interventions dans des assemblées publiques.
"Il y a des hommes et des femmes dans ce pays intellectuellement
courageux." La tribune de Richard Prasquier, publiée le 13 janvier,
sur le site du CRIF est introduite par une phrase solennelle,
grandiloquente même. On brûle de savoir : Quelle définition l’auteur
donnera-t-il du courage intellectuel ? Quels sont les hommes et les
femmes qui, selon lui, l’incarnent "dans ce pays" ? Est-ce par exemple
Stéphane Hessel, Résistant, ancien déporté, qui soutient activement la
campagne BDS tout en essuyant le mépris et les insultes menaçantes du
petit spécialiste nerveux de l’antiracisme Pierre-André Taguieff ?
Début d’année en fanfare pour le CRIF. Après s’être vanté d’avoir annulé la conférence de Stéphane Hessel à l’ENS,à laquelle devaient participer des personnalités comme Elisabeth Guigou, Gisèle Halimi ou Leïla Shahid, le président du CRIF est allé se pavaner dans le port de Sète sur le bateau de l’entreprise coloniale Agrexco. Retour sur une semaine qui aura vu le principal lobby pro-israélien de France sombrer dans une désinvolture sans précédent.
Je ne fais pas la liste… A part le Maroc, sous la ferme autorité de son roi, quel pays arabe peut envisager de vraies élections ? Après l’Amérique du Sud et les pays de l’Est, l’heure sonne pour les dictatures arabes, et plus globalement, pour celles du monde musulman. Rien ne sera simple, mais la chute de ces dictateurs est écrite.
Frédéric Mitterrand y apprendrait que les détenus sont torturés, humiliés, privés de tous les droits, y compris les plus fondamentaux. Que les conditions de détention sont abominables, la promiscuité, le manque total d’hygiène, la surpopulation, les mauvais traitements sont le lot quotidien des prisonniers.
Scoop. En exclusivité pour Oumma, Roland Dumas avoue douter de la version officielle du 11-Septembre et s’en explique pour la première fois. L’ancien président du Conseil constitutionnel se révèle également favorable à une nouvelle enquête internationale. Décryptage d’une confession choc.
L’Egypte, les élections législatives de cette fin d’année battent des records de trucage et de violence. Interdits les observateurs internationaux et nationaux, bourrages d’urnes, fraude massive, agressions, le PND, parti au pouvoir de Moubarak, membre de l’Internationale Socialiste, s’assure la victoire. Des critiques, certes, mais pas de rupture de contrat avec l’Egypte de l’un de ses plus grands bailleurs de fond le FMI.
Qu’elles étaient belles les guerres d’Israël de naguère ! De la guerre de 1948 à celle de Suez (1956), des Six Jours (1967) et enfin d’Octobre, du Ramadan ou de Kippour (1973), toutes ces guerres – en moyenne une tous les dix ans –furent de « belles guerres » où Israël, en David des Temps modernes, renouant avec le récit biblique, conduisait au-dessus de tout soupçon, des guerres « justes » et « propres » sous le signe de la « pureté de ses armes », contre l’affreux Goliath arabe (...)
Je viens de rentrer en France ce mercredi après-midi 22 décembre après avoir été expulsée par le gouvernement israélien en pleine nuit, après 30 heures d’interrogatoire, de détention et de tentatives de m’embarquer de force dans des avions, avant que j’aie pu rencontrer une avocate et prévenir le Consulat de France. Merci à tous ceux qui s’en sont indignés.
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