Aussi interchangeables que les émissions de télévision dans lesquelles ils sévissent quotidiennement, ces visages de l’exacerbation des peurs sur fond d’islamisation de la société ne nous sont que trop familiers.
En Tunisie comme en Égypte, les premiers scrutins marquant la sortie de la longue séquence autoritariste ont posé quelques jalons qui permettent d’esquisser – fut-ce prudemment – quelques éléments de réponse.
Le Parti de la justice et du développement (PJD) ne cherche pas la révolution. Bien au contraire. Défenseur de la monarchie, cette formation a besoin du roi et réciproquement.
Comme jadis le communisme, un spectre hante l’Occident : l’islamisme. Orphelin du péril rouge, le monde occidental s’est forgé avec empressement un nouvel ennemi. En panne de bouc-émissaire, il a offert un nouveau visage à la menace dont se repaît son imaginaire collectif.
A l'occasion des drames de Toulouse et Montauban, nous vous proposons de lire ou relire cet article (paru sur Oumma en 2010) de Dominique Thomas, chercheur et consultant, spécialiste des mouvements islamistes et du monde arabe.
Ce culte du profit, cette injonction de la « croissance infinie » sont devenus le paradigme déifié auquel tout se soumet. C’est aujourd’hui le nouvel et redoutable ennemi, qui n’a que faire des nations, des cultures ou des religions.
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