À l’heure où la Libye d’après la révolution se tourne vers son avenir, l’Irak se pose en dangereux exemple. Après 42 années de dictature, la Libye, comme l’Irak en 2003 après la chute de Saddam Hussein, ne peut se contenter de vœux pieux pour évoluer en une éclatante démocratie
L’idée de constituer une armée secrète de mercenaires était une des obsessions de Mohamed ben Zayed al-Nahyan, prince hériter d’Abou Dhabi et ministre de la Défense.
Lors d’un entretien diffusé ce dimanche sur la chaîne CBS, Leon Panetta, secrétaire américain à la Défense, s’est esclaffé quand le journaliste lui demanda le nombre de guerres dans lesquelles les Etats-Unis étaient impliqués.
Vincent Geisser et Mickaël Béchir Ayari font preuve de beaucoup de pédagogie que les lecteurs sauront assurément apprécier. Car le style est simple, dépouillé, direct, facilitant grandement la compréhension de réponses qui demeurent éminemment convaincantes et accessibles à un public de non spécialistes. C’est un ouvrage informé qui évite la technicité excessive des sciences sociales sans cependant verser dans le simplisme, le jugement à l’emporte-pièce ou pis, la caricature.
Depuis son lancement, Nessma joue la carte de la provocation : débats corsés (à l’italienne ?) sur les questions de sexualité et surtout programmation de séries toutes plus brûlantes les unes que les autres, avec notamment un très controversé biopic sur Saddam Hussein réalisé par la BBC (pays ayant tout de même contribué militairement à la chute du personnage-titre interprété, délicate attention, par un acteur israélien !)
Les divisions profondes aussi bien régionales, tribales que politiques, y compris au sein de la rébellion, ne vont pas disparaître miraculeusement, une fois Tripoli prise et une fois Kadhafi neutralisé ! Les Occidentaux le savent et c’est pourquoi ils se préparent à une occupation déguisée du pays et si cela s’avère insuffisant, ce sera une occupation ouverte avec un proconsul occidental comme cela a été expérimenté en Irak.
Comme les autres pays arabes, la Syrie est secouée par des manifestations d’opposants. A la différence de ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte, dont les révolutions ont renversé des despotes pro-occidentaux, on ne peut parler dans son cas de soulèvement spontané, mais d’une opération de déstabilisation conçue aux Etats-Unis et en Israël.
Plus qu’être tristes, nous avons mal. Mal de voir des bombardiers occidentaux sillonner le sol libyen, car cela éveille en nous des souvenirs douloureux. Mais nous avons plus mal encore de voir ces foules humaines brandir l’effigie du colonel en Libye. Plus mal encore d’entendre Kadhafi dire que le peuple libyen est prêt à mourir pour lui. Nous dénonçons les frappes militaires occidentales car ces pays sont soupçonnés, à juste titre, de n’agir que pour leurs intérêts stratégico-économiques et non de secourir des vies humaines, mais est-ce vraiment une découverte que nous faisons maintenant ?
Laissant derrière eux les manifestations révolutionnaires des mois derniers pour s’engager dans la phase dite “administrative” de sa révolution et les premiers préparatifs électoraux de l’ère post- Moubarak, l’Egypte et son tout nouveau premier ministre, Essam Sharaf, commencent à passer à l’arrière-plan de l’actualité.
Où va l’Egypte ? Où va la Nation Arabe ? Gilles Munier donne des éléments de réponse dans cet entretien accordé à Oumma.com. Cet éminent spécialiste du monde arabe revient sur la situation politique en Egypte notamment sur la personnalité du vice-président Omar Souleiman, détesté par le peuple égyptien, « homme clé de la CIA » dans ce pays, véritable tortionnaire « qui a sur les mains le sang de milliers d’opposants morts sous la torture ». Gilles Munier affirme par ailleurs que « tous les pays arabes, sans exception, à commencer par ceux liés à l’Occident, seront ou sont affectés, à des degrés divers, par une contestation populaire. »
Les dernières 24 heures, si elles ont permis de réaffirmer la grande détermination du peuple égyptien dont la mobilisation n’a pas faibli, n’en ont pas moins laissé apparaître des signes évidents d’une intensification des manœuvres politiciennes visant la division et l’infléchissement du mouvement populaire.
Nicolas Sarkozy est-il en guerre contre la résistance irakienne ? En autorisant des « sociétés de sécurité » françaises à s’implanter à Bagdad, il a engagé la France dans un engrenage dont il ne mesure pas vraiment les risques. Les « gardes du corps » français, qui, sous couvert de protection rapprochée, accueillent et accompagnent les hommes d’affaires, sont perçus par la population comme des « contractors » - mercenaires - au même titre que les employés de la quarantaine de SMP (Sociétés Militaires Privées) étrangères qui sèment la terreur dans le pays.
Politologue et diplomate. Professeur invité à l’Institut des Hautes Études Internationales à Genève où il enseigne sur le Moyen-Orient contemporain et sur l’histoire du terrorisme, et expert associé au Centre de Politiques de Sécurité de Genève. Précédemment Directeur Associé du Programme de Recherches sur les Conflits de l’Université Harvard à Boston, et ancien ministre des affaires étrangères de Mauritanie. Auteur de Understanding Al Qaeda – The Transformation of War (2007) et Contre-Croisade – Origines et Conséquences du 11 Septembre (2004).
Tarek Aziz, c’était le numéro 2 du régime, et ce chrétien laïc était reçu comme le plus précieux des amis par les dirigeants politiques français. Lors de la guerre Iran/Irak, en 1984, ce grand diplomate avait réussi à rétablir les liens entre l’Irak et les Etats-Unis, alors dirigés par l’acteur de cinéma Ronald Reagan. On connait la suite, et le combat contre l’empire du mal… En avril 2003, il s’était rendu aux troupes US. Le voici à ce jour massacré par des sanguinaires. En France, tout le monde sait tout, mais personne ne dit rien.
A l’occasion de son passage-éclair à Paris, la représentante spéciale du Département d’Etat pour les communautés musulmanes dans le monde, Farah Pandith, a accordé un entretien exceptionnel à Oumma au sein de l’ambassade américaine. Farah Anwar Pandith nous accueille chaleureusement dans un salon feutré au cœur d’un bâtiment ultra-protégé. Après avoir obtenu le feu vert de Washington (...)
Sept ans de malheur. La guerre en Irak, dont les opérations de combat ont officiellement pris fin aujourd’hui, aura provoqué des centaines de milliers de morts. A l’origine de cette hécatombe, un mensonge officiel, propagé par les néoconservateurs américains et leurs alliés européens. Que sont devenus les principaux relais de cette supercherie en France ? État des lieux.
Géographiquement et culturellement très éloigné de l’Europe, et notamment de l’Hexagone, le Pakistan n’est pas exactement la destination de carte postale rêvée des français. Ses côtes n’évoquent rien comparées à celles paradisiaques de la Thaïlande. C’est un fait, les catastrophes naturelles, suivant l’endroit où elles s’abattent, ne suscitent pas le même traitement de faveur de la part des bienfaiteurs du monde. Loin des yeux, loin du cœur, un adage populaire qui se vérifie ici aussi…
Dans l’histoire récente de l’occupation de l’Irak par l’armée américaine, la bataille de Falloujah restera certainement l’un des épisodes les plus noirs. Du 6 au 29 novembre 2004, des milliers de soldats américains réduiront en cendres cette localité située à 70 km à l’ouest de Bagdad dans laquelle des centaines de djihadistes et de résistants irakiens avaient trouvé refuge. Véritable bastion de l’insurrection sunnite, la ville avait été soumise à un déluge de feu pendant des semaines. Le bilan fut très lourd : à côté de la centaine de soldats américains ce sont près de 4 000 personnes qui tomberont du côté irakien dont plusieurs centaines de femmes et enfants.
Dans une zone gangrenée par une religiosité niaise, ce religieux au langage châtié, au verbe riche, où s’entremêlent expressions religieuses et profanes, le dialectal et le littéraire, est un tribun dont la tonalité du discours ressortit pleinement de la thématique nationaliste arabe la plus exigeante. Une tonalité laïque, qui tranche avec le rigorisme de façade de certains de ses détracteurs.
Pendant la Première guerre du Golfe, Saddam Hussein ayant fait tiré des missiles SCUD sur Israël, Yitzhak Shamir, Premier ministre, attendait son heure pour se venger. En juillet 1992, il chargea le Mossad et l’Unité secrète 262 de tuer le Président irakien. Nom de l’opération : Bramble Bush (Ronce) Elle fut implémentée par Ehud Barak, alors chef d’Etat major, ancien officier de la 262, planificateur de nombreux assassinats, dont celui du leader palestinien Abou Jihad à Tunis, en avril 1988.
Contre-feu. De l’opprobre et de la sanction aux Etats-Unis : lundi dernier, Helen Thomas, figure tutélaire du journalisme politique, a dû se résigner à quitter ses fonctions en raison du tollé provoqué par sa critique radicale de l’État d’Israël. Retour sur les dessous d’une opportune diversion politico-médiatique.
Des sanctions ! Le Boycott, et exiger de nos nos élus qu’ils cessent de fermer les yeux sur ces Français à la double nationalité, qui vont servir dans l’armée israélienne ou comme mercenaires en Irak et en Afghanistan. Comme l’avaient prévu les militants humanitaires en route vers Gaza, Israël a attaqué la « Flottille de la paix ». La décision avait été prise avant la visite qu’a effectuée Benjamin Netanyahou en France, fin mai. Nicolas Sarkozy - qui en avait été informé - n’a pas mis en cause la légitimité de l’opération.
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