Depuis que je me suis engagée , il y a trente ans de cela dans mon combat médiatique pour lever le voile sur notre pensée, je me suis habituée au peu de déontologie de certains médias nationaux promakhzeniens. La ficelle cette fois est si grosse qu’il fallait que je dénonce la déformation totale de mes pensées et la censure très malhonnête exercée par un journalisme douteux. Cela permet en tout cas de faire le point sur cette histoire de monarchie et notre approche de celle-ci. Merci à oumma.com.
La conférence « internationale » de Londres, qui était censée réparer les fissures apparues dans le camp occidental au lendemain des frappes aériennes contre la Libye, a manifestement enregistré son premier échec, dans la mesure où elle n’a pas atteint le consensus international souhaité par le secrétaire général de l’ONU, lequel a appelé la « communauté internationale » à parler d’une seule voix sur le dossier libyen.
Que l’on soit ou non favorable à l’intervention militaire en cours en Libye, on est en droit d’attendre des médias et des journalistes, quelles que soient leurs prises de position, que la condamnation du régime libyen ne se transforme pas en propagande de guerre qui se bornerait à rediffuser, sans les vérifier, les informations fournies par les états-majors, ou, plus simplement, à épouser le vocabulaire diplomatique, politique ou militaire de l’un des camps en présence.
Après que l’autocrate tunisien Ben Ali fut tombé (14 janvier), Salma et Sallema Bitri, deux jeunes artistes tunisiennes, sortaient leurs guitares et leurs compositions pour jouer quelques airs postrévolutionnaires. Ecoutons-en un, en communion avec les manifestants du moment, maintenant que la révolution est en voie d’achèvement après le remplacement du gouvernement (27 janvier) et le départ du Premier ministre (26 février).
Pierre Lellouche, qui se présente comme un pur produit de la méritocratie française, n’est pas l’agneau que la version arabe de son patronyme ne le suggère (a3allouche=agneau), et, sous l’apparence de l’éternel jeune premier, se cache un véritable requin de la vie politique française, nullement disposé au rôle de « bouc émissaire ». Ni agneau, ni bouc émissaire, mais un véritable prédateur dont il tempère les aspérités de son personnage par l’évocation de sa jeunesse de gauche dans un kibboutz d’Israël.
L’université de Johannesburgh est la première institution à officiellement rompre ses relations avec une université israélienne, écrivant ainsi une page capitale d’une campagne de boycott qui prend de l’ampleur, Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël. Tout au long de la campagne, les militants des droits de l’Homme, ont attendu cette décision. Cette décision de boycott venant d’une institution sud africaine, revêt une signification particulière. Elle crée en effet un précédent qui doit entraîner un effet domino de boycott !
Un des fils de Kadhafi s’est rendu en Israël pour demander l’appui des « spécialistes » en termes de répression des révoltes populaires, et faut-il taire qu’Israël semble avoir fourni les bonnes adresses où recruter des mercenaires ? Etrange collaboration quand même pour ceux que l’on dit être des ennemis jurés…
Plus qu’être tristes, nous avons mal. Mal de voir des bombardiers occidentaux sillonner le sol libyen, car cela éveille en nous des souvenirs douloureux. Mais nous avons plus mal encore de voir ces foules humaines brandir l’effigie du colonel en Libye. Plus mal encore d’entendre Kadhafi dire que le peuple libyen est prêt à mourir pour lui. Nous dénonçons les frappes militaires occidentales car ces pays sont soupçonnés, à juste titre, de n’agir que pour leurs intérêts stratégico-économiques et non de secourir des vies humaines, mais est-ce vraiment une découverte que nous faisons maintenant ?
Gaza la blessée, Gaza l’enfermée, Gaza sous blocus, Gaza la ville martyre, a de nouveau subi les attaques sanglantes d’une armée barbare. Depuis une semaine, les forces de l’occupation israélienne poursuivent leurs attaques, incursions et bombardements contre la bande de Gaza, attaques qui ont déjà fait beaucoup de martyrs, de blessés, en majorité des civils, et évidemment beaucoup de destructions des infrastructures de cette prison à ciel ouvert.
C’est dans un contexte particulièrement tendu en Afrique et dans le monde que s’ouvre ce week-end la 3ème journée de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2012 (organisée conjointement par le Gabon et la Guinée Équatoriale pour sa 28ème édition). Du Maroc à l’Egypte, de la Libye à la Côte d’Ivoire, en passant par la Tunisie et le Soudan, panorama de la situation internationale à la lumière du ballon rond.
Les deux encore ont le même appétit pour les starlettes. Saif Al Islam a vécu une idylle médiatisée avec l’actrice israélienne Orly Weinerman. Les conquêtes féminines de BHL se recrutent dans le showbiz. La paire de héros que peut s’offrir cette époque nourrie au simulacre s’affichent dans l’arrogance et le mépris de leur public qu’ils ne prennent plus soin d’abuser élégamment.
En effet, parler de l’intégration du monde musulman à l’axe euro-atlantique et aux principes du nouvel ordre mondial signifie que cela ne peut se faire qu’à la condition de modifier radicalement leurs référents religieux et, par ricochet, politiques, économiques, sociaux et psychologiques. La mystique mondialiste veut imposer son baptême permettant la mise en forme d’un panthéisme. La création d’un « État sacré de l’Islam » et d’un « Conseil représentatif tournant » en mesure de modifier la religion de l’intérieur correspond à l’instauration d’un Vatican II de l’Islam.
Au-delà du drame japonais dont personne ne peut imaginer les conséquences à terme, et loin de « profiter » de cette catastrophe - comme certains tentent de le dénoncer afin d’éviter le débat - qui met à mal la troisième économie de la planète et ses 125 millions d’habitants, tout citoyen responsable est amené à s’interroger sur l’ampleur de ce drame pour essayer d’en tirer les leçons, au premier rang desquelles, le choix funeste d’une poignée d’individus voulant contraindre envers et contre tout la majorité des autres, à se soumettre à un modèle de société que ces derniers ne veulent pas.
Comme on pouvait s’y attendre l’intervention militaire de la coalition occidentale contre la Libye n’a pas été accueillie avec le même enthousiasme partout. Si les mobiles « humanitaires » invoqués officiellement pour justifier le recours à la force contre la Libye ne semblent pas convaincre tout le monde, il reste à examiner les conséquences politiques et diplomatiques de cette intervention militaire d’envergure.
L’ancien président tunisien Ben Ali et sa famille ne se contentaient pas de piller les finances publiques. Ils se sont aussi appropriés 12 hectares et demi d’un site à Carthage classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Vous croyez aux raisons humanitaires ? Obama, Cameron et Sarko sauveurs des Libyens alors qu’ils envoient des troupes saoudiennes massacrer les démocrates du Bahrein ? L’Occident soucieux de démocratie alors qu’il protège la répression du dictateur au Yemen ? Vous croyez que Bernard-Henri Lévy se soucie vraiment de « sauver des Arabes », lui qui applaudissait aux bombardements sur les civils de Gaza ? « Le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la « brutalité » d’Israël. C’est, à la lettre, sa longue retenue » avait-il affirmé.
L’intervention occidentale en Libye va finir par dénaturer complètement un conflit que certains observateurs continuaient à regarder encore sous l’angle d’un soulèvement populaire contre un régime dictatorial. La soi-disant « opposition armée » emmurée à Benghazi risque de perdre chaque jour davantage ce qui faisait jusqu’ici sa légitimité politique en apparaissant de plus en plus clairement comme le jouet de deux anciennes puissances coloniales assoiffées de revanche sur l’histoire.
En 2008 paraissait un ouvrage très critique de la politique méditerranéenne de l’actuel Président de la République sous le titre Méditerranée. Adresse au Président de la République Nicolas Sarkozy (Actes Sud / Sindbad, 2008, 352 p, 25 €). L’actualité des pays arabes et la récente démission de la Ministre des Affaires Etrangères Michèle Alliot-Marie donnent a posteriori raison aux thèses défendues par leurs auteurs Béatrice Patrie et Emmanuel Español. Cédric Baylocq Sassoubre s’était entretenu avec ce dernier à l’été 2008, à l’occasion du sommet de Paris qui fondait officiellement le 13 juillet, l’Union Pour la Méditerranée (UPM), prolongement du Processus de Barcelone. Ou les critiques de l’auteur s’avéraient prémonitoires.
Sarkozy voulait sa guerre, il l’a - au forceps - grâce à Bernard-Henri Lévy, Alain Juppé, et au gouvernement conservateur anglais. Un exercice militaire de grande ampleur franco-britannique, planifié en trois mois – au lieu de six habituellement - va lui faciliter la tâche. Il est prêt pour attaquer « Southland »… entre le 21 et le 25 mars, un pays affublé d’un « régime dictatorial » au sud de la Méditerranée . Nom de code de l’opération « Southern Mistral », et celui de la première frappe : « Desert Storm » !
Au programme d’OummaTV, une intervention de René Naba à l’occasion du 55ème anniversaire de la fête nationale tunisienne, première célébration de l’indépendance tunisienne de l’ère post-dictature Ben Ali.
Le spectre de la tragédie espagnole plane sur la Libye. Allons-nous, encore une fois, laisser volontairement mourir des centaines de milliers de Libyens comme cela a été le cas pour les Espagnols ? Une Libye mise au ban des nations et décrétée illégitime par la communauté internationale, un Kadhafi qui exulte et crie victoire et appelle à la purification de la Libye à Tripoli. Mais qui pense aux Libyens ? On ne peut faire l’économie de l’exemple de la tragédie espagnole car, dans les deux cas, les partisans de la liberté sont sacrifiés et trahis, le peuple subira plus de privations et de misère dans un pays en ruine.
Les Occidentaux exultent. Sous la pression des pétromonarchies réactionnaires du Golfe, la ligue des Etats arabes vient de demander officiellement au Conseil de sécurité de l’ONU l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Certes, la ligue arabe se dit officiellement hostile à une intervention militaire directe en Libye, mais des informations démenties par le ministre saoudien des Affaires étrangères font état d’une demande américaine adressée à l’Arabie saoudite, en vue d’armer l’opposition de Benghazi.
Jeudi matin, au micro de France Inter, Bernard-Henri Lévy a répondu sèchement à une question récurrente des auditeurs lui imputant un parti pris pro-israélien. Interrogé sur l’option d’une « exclusion aérienne » à l’encontre de Tel Aviv lors de l’invasion de Gaza en 2008/2009, l’écrivain a rétorqué que cela n’avait « rien à voir » avec une interdiction similaire -qu’il prône en compagnie du président Sarkozy- aux forces libyennes de Kadhafi. L’agression israélienne est également qualifiée, au passage, de « réponse à une pluie de roquettes qui tombaient sur la ville de Sderot et le sud d’Israël ». Il s’agissait alors d’une « situation extrêmement différente », assène Bernard-Henri Lévy.
La révolution dans les pays arabes traverse aujourd’hui des moments difficiles. Après les premières victoires remportées sans trop de dégâts en Tunisie et en Egypte, les régimes dictatoriaux semblent désormais décidés à user de la plus extrême violence pour rester au pouvoir. C’est déjà le cas en Lybie. Cela commence à l’être au Yémen. Et l’on peut craindre le pire au Bahreïn, où des troupes d’intervention saoudiennes et émiraties ont été dépêchées hier lundi pour venir au secours de la famille régnante des Al-Khalifa, menacée d’être submergée par la vague du mécontentement populaire.
Et là, coutez-moi, je suis formel : « Faut refuser le débat Sarkozy ». Car en effet : durant que les « masses » populaires d’outre-Méditerranée se font un « chemin vers la lumière » de la-démocratie-comme-chez-nous (sans qu’on puisse clairement jurer qu’elles sont manipulées par les bubars), « est-ce vraiment le moment », s’il vous plaît, « de ramener les musulmans de France à leur islamité », mâme Dupont, et « de leur tendre le miroir d’un extrêmisme bigot et réactionnaire »
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