Le Monde catholique a célèbré en Novembre et Décembre 2012 le 50 ème anniversaire du Concile Vatican II qui a marqué la prise en compte de la spécificité des Eglises d’Orient en terre d’Islam (...)
Bien évidemment, l’on aura compris que “réforme coranique” ne signifiait pas réformer le Coran et que “réforme islamique” ne signifiait pas réformer l’islam. Les guillemets, comme la mise en italique, ont ici toute leur importance, cherchant à palier aux obligations et limites de toute expression.
Ce n’est pas la première fois que l’Islam est minoritaire dans une société, et il s’avère même que par de là les frontières du monde islamique les musulmans se sont toujours montrés d’intègres citoyens, souvent au sein d’environnements sociaux nettement moins multiculturalistes que le nôtre.
« L’ijtihad », ou la réflexion continue sur les sens de Dieu est justement un pilier de l’islam, car personne ne peut prétendre avoir tout compris. Le Coran est valable en tout lieu et à toute époque, car Dieu s’est adressé à l’homme de telle sorte que le Coran révèle plusieurs niveaux de lecture, adaptées aux différentes générations dont les capacités intellectuelles ne sont pas les mêmes.
Le SMS est véritablement le sommet de l’indifférence à l’Autre que l’on tient à distance d’autant qu’il ne sait pas où nous sommes, on se fend d’un bout d’écriture anonyme et on pense à autre chose. Pendant ce temps-là, le lien familial se distend et c’est ainsi qu’inexorablement, la famille s’effrite, on ne connaît pas les membres, notamment les plus jeunes (...)
L’Islam n’est ici en France ni pour se servir ni pour asservir. Ni encore pour conquérir ou subvertir. Il est ici, en France, pour nous servir. Pour aider notamment la « fille aînée de l’Eglise » à retrouver la voie de Jésus ; voie d’amour et de détachement à l’égard des richesses matérielles, voie de compassion à l’égard des déshérités.
Désaffiliés du prophétique, les hommes sont le plus souvent l’otage de la vanité et de l’orgueil (istikbâr). Ainsi avons-nous pu entrevoir, dans la première partie de cet essai, le colonialisme comme une conséquence directe du fait que les hommes, lorsqu’ils s’affranchissent de la tutelle initiatique, ont tendance à passer la tête sous le joug de l’istikbâr : lorsqu’ils se perçoivent eux-mêmes comme la cause efficace de leur succès et de leur génie (découvertes, inventions, science) ils se sentent investi de la mission d’imposer leurs vues et leur génie au reste du monde…
Lorsque l’homme reconnaît la grâce divine dans ses actions, il perçoit l’éternel au cœur du moment présent, et, à l’instar de Jésus, son cœur réalise de source sûre que « seul Dieu est bon ». Alors le riche va comme un roi, tranquillement en son royaume, dont il ouvre les portes aux mendiants du monde entier… Car Dieu a créé l’homme à son image, infiniment bon et généreux…
L’essentiel du débat sur le récent autodafé d’un Coran dans une église de Floride par le pasteur Terry Jones a porté sur l’impact dévastateur de l’acte à l’étranger. Mais outre le fait que cet acte symbolique a le pouvoir d’exacerber les tensions religieuses, il montre à quel point les nouvelles technologies peuvent accélérer la diffusion de messages de haine dans notre village mondial qui ne cesse de se resserrer.
Concernant les relations islamo-chrétiennes de manière générale, le pape a fait plusieurs démarches qui ont jeté des ponts de compréhension réciproque et de fraternité sans précédents. Pensez, par exemple, qu’il avait pour principe général de ne jamais faire le lien entre aucune religion et le terrorisme. Imaginez s’il n’avait pas invité à une rencontre islamo-chrétienne de haut niveau au Vatican pour déclarer que la religion - toute religion - était séparée du terrorisme. Et que l’islam donc n’est pas source de terrorisme.
Nous aurons évoqué au volet I consacré à cet énoncé : « Point de contrainte en religion », les douze significations qui semblaient être entendues en ces quelques mots. Au volet III, sous un autre aspect, et à la douleur des événements actuels, nous en aurons mis en lumière les principales propositions. L’exégèse n’est point une spécialité coupée de la réalité mais, au contraire, elle éclaire notre monde à la lumière du Coran.
Nous publions la suite de l’article sur les Eglises du Proche Orient, proposé initialement à nos lecteurs dans la première moitié de la décennie 2000. Le contexte de ce signe de fraternité a changé depuis dans ses détails et nous pouvons craindre que les évènements actuels et les réactions qu’ils suscitent chez les habituels excités et les éternels diviseurs rendent plus urgents encore le maintien du sang froid, de la connaissance mutuelle et du"respect têtu" dont parlait notre ami Mohammed Talbi.
Candeur ou cynisme ? Disons candide cynisme. L’ultimatum est clair, soit les « musulmans modérés » s’exécutent docilement pour paraître aux côtés de ce parlementaire et de ses semblables, soit ils auront manifesté, aux yeux de ce député, une solidarité, non avec les Coptes mais avec les islamistes radicaux et les terroristes massacreurs de chrétiens dont chacun sait que le monde musulman est empli.
Convaincus que l’islam, comme le christianisme et d’autres religions, est porteur d’un message de paix, nous rejetons l’instrumentalisation ainsi que les raccourcis intellectuels et médiatiques qui promeuvent la suspicion et les approches stigmatisantes.
Le président de l’Union mondiale des Oulémas, Cheikh Youssouf Al Qardawi vient de condamner très fermement l’attentat survenu dans la nuit du 31 décembre 2010 contre l’église copte d’Al Kidissine à Alexandrie. En dans des termes très clairs, Youssouf Al Qardawi a renouvelé les condamnations qui avaient émané d’autres autorités officielles de l’islam au Moyen-Orient, notamment du Cheikh d’Al Azhar Ahmad Al Tayeb ou du mufti du pays, Ali Goma’a.
La thèse de l’abrogation, an-naskh, a bien évidemment une histoire. Nous ne pourrons en cet article, en lui-même déjà trop long pour être réellement pertinent, en discuter. Brièvement, disons qu’elle s’imposa progressivement, et que de Abû Muslim Al Asfahânî au IVème siècle H, en passant par Ibn Barhân au VIème, Sayyed Ahmad Khan au XIXème, et Muhammad Asad au XXème, il s’est toujours trouvé quelques esprits ne pouvant admettre rationnellement, théologiquement, et exégétiquement, cette théorie. Tous citèrent ce verset : “ Récite du Livre de ton Seigneur ce qui t’a été révélé. Aucun changement en Ses paroles. Nul refuge en dehors de Lui.” S18.V27.
Les chrétiens ne sont pas des nouveaux venus en Iraq. Leur histoire remonte aux Assyriens et aux Chaldéens, les précurseurs de l’Iraq moderne. Ils ont toujours fait, et font encore partie intégrante du tissu social de ce pays, ayant vécu paisiblement aux côtés des musulmans et des autres groupes confessionnels au cours des ans. Ces communautés ont traversé solidairement les épreuves que l’Iraq a endurées au cours de son histoire, et les chrétiens ont pu pratiquer leur religion selon leurs traditions sans incident.
La biologie de l’évolution est un domaine empli de bruit et de fureur. En effet, c’est un domaine qui touche au cœur même du statut de l’humanité : sommes-nous de glorieux accidents de l’histoire ou notre existence s’inscrit-elle dans un processus, dans une logique quelconque ? Mais cette question absolument centrale pour toute personne voulant un tant soit peu comprendre le sens (ou le non-sens) de son existence est « polluée » par toute une série d’a priori philosophiques et idéologiques et par la dimension affective que prend rapidement le débat.
Cette année, le prêche du hadj, moment crucial du pèlerinage à La Mecque de trois jours que font des millions de musulmans chaque année, a eu l’honneur des médias partout dans le monde musulman. Des extraits de ce sermon, qui condamne le terrorisme et l’extrémisme et prône la modération, ont été reproduits dans des centaines de journaux. Des vidéos du sermon sous-titrées en anglais circulent sur l’internet et ont été postées sur des sites comme YouTube. Tout porte à croire que le monde musulman reprend ce message à son compte avec enthousiasme.
Pour la première fois au cours d’un Synode des évêques, deux personnalités musulmanes ont été invitées à s’exprimer devant les pères synodaux, le jeudi 14 octobre 2010. Il s’agit de Muhammad Al-Sammak, conseiller politique du mufti de la République du Liban et l’ayatollah Sayed Mostafa Mohaghegh Ahmadabadi, professeur de droit à l’université Shahid-Beheshti de Téhéran et Membre de l’Académie iranienne des sciences.
Il y a quelques jours, Oumma a publié un texte de Tareq Oubrou intitulé « Dialogue interreligieux : de l’éthique à la géopolitique ». Le propos de l’auteur est on ne peut plus important, dans un contexte de crise des grandes utopies fédératrices et de montée en flèche des peurs et des incertitudes. Parmi les clefs de résolution de cette crise post-moderne, il nous propose une stratégie « géo-théologique » afin de contrer les attitudes extrêmes de rejet de l’autre, dont une bonne partie n’est malheureusement que l’excroissance pathogène d’un dogmatisme religieux prétendant imposer sa « vérité » au monde.
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