Le climat devient lourd en France. Tellement lourd que nombreux sont les musulmans qui préfèrent désormais l’exil ou la hijra. La preuve en 4 actes.
17 octobre 1961. En début de soirée, environ 30 000 Algériennes et Algériens, répondant à l’appel du Front de Libération National (FLN), manifestent pacifiquement en banlieue et dans la capitale pour protester contre le couvre-feu raciste imposé par Maurice Papon.
Après une semaine seulement d’exploitation en salle, le film comique français "Case Départ" a été vu par plus de 570 000 spectateurs. Un joli succès populaire donc pour le trio de réalisateurs (Fabrice Eboué, Thomas N’Gijol et Lionel Steketee). Pourtant, certaines associations appellent à
boycotter le film, dont le contenu est jugé offensant. Qu’en-est-il objectivement ?
Ce qui nous est arrivé souvent en tant que Collectif luttant contre le racisme et l’islamophobie lors de rencontres avec des partis, avec des associations ou des collectifs qui n’ont rien en commun, en apparence, du moins avec l’Etat et ses agissements, on découvre avec surprise que l’islamophobie est presque justifiée car elle concernerait une catégorie de gens souvent méconnue parce que non cotoyée située dans les "dangereuses" banlieues" (...)
Vous avez sans doute entendu parler de l’affaire Sura al-Shawk, cette basketteuse suisse d’origine irakienne, bannie des parquets à cause de son voile. En aout 2009, la Fédération suisse alémanique de basketball ProBasket décide d’interdire à l’étudiante de jouer avec son hijab lors de rencontres officielles. Outre cette sanction, la Fédération menace son équipe (le STV Lucerne) de perdre le championnat par forfait en cas de refus d’obtempérer.
Confiée à l’IFOP, cette enquête inédite a été réalisée par téléphone du 23 au 24 novembre 2010 auprès d’un échantillon national représentatif de 503 personnes se déclarant d’origine ou de confession musulmane, âgées de 15 ans et plus. [...] Le mariage arrangé est largement rejeté par les musulmans vivant en France (83%) et ceci aussi bien par la gent masculine (75%) que féminine (92%). De même, la légalisation de la polygamie en France suscite une opposition massive des musulmans (84%), qu’ils soient pratiquants (82%) ou non pratiquants (90%).
Une ministre portant ostensiblement un signe d’appartenance religieuse ! Et le Premier ministre en état de complicité avérée ! Aïe, aïe, aïe, chères amies et chers amis, serrons les rangs, l’heure est grave. C’est grâce au travail du SCEB (Service de Contre Espionnage du Blog), dopé à la Wikileaks mania, que je peux publier cette photo destinée à rester clandestine.
Lorsqu’on regarde la communauté musulmane, il est important de noter qu’un des aspects essentiels de l’islam est sa nature globale – la culture musulmane ne se limite pas à une région spécifique ou à une nationalité. En revanche, la culture et l’identité musulmanes sont guidées par des personnalités et des tendances comportementales.
Quand l’ordinateur central du Pentagone affiche cette terrible nouvelle, c’est déjà la panique à bord : « The Trojan horse is @rabian ». Et la traduction officielle, « Le cheval de Troie arrive d’@rabie ! », n’a rien de rassurant : phantasme de l’étalon ailé, noir comme la Ka’ba, élancé au grand galop, bondissant de la Mecque à la Maison blanche pour venir se kamikaser au beau milieu du bureau ovale…
Mythosophie. Aujourd’hui, l’homme de réseau par excellence, Bernard-Henri Lévy, publie dans Le Point un vibrant plaidoyer en faveur « des musulmans stigmatisés » lors du rassemblement organisé samedi dernier par Riposte laïque tout en appelant à redoubler de vigilance contre la menace planétaire que constituerait le « fascislamisme ». Retour sur ce concept creux, propagé par l’Administration Bush et toujours relayé dans l’Hexagone par un va-t-en-guerre-imaginaire.
Nous sommes dans cette société, elle est la nôtre, nous y vivons, nous y travaillons… : nous sommes une partie de cette communauté nationale. Nous devons vivre en bonne entente, en bonne intelligence avec nos concitoyens non-musulmans. Et les valeurs que nous appliquons à nos coreligionnaires, nous devons les appliquer à l’égard de nos autres concitoyens. C’est la seule manière de ne pas tomber dans le piège de l’exclusion, de l’agressivité sous l’effet de la pression et de la provocation. Bien sûr, cela suppose un grand esprit, une grande patience, une hauteur morale. Mais il serait ingrat et immoral de vivre parmi un peuple avec lequel notre destin est scellé et de lui être adverse.
La chancelière Angela Merkel, déclarait récemment : "le multiculturalisme allemand a totalement échoué".Cette déclaration est sans fondement, car quel est le sens du mot "multiculturalisme", si ce n’est la coexistence fonctionnelle de plusieurs cultures au sein d’une même communauté ? Si tel est le cas, le multiculturalisme est un concept universel et intemporel qui, dans le cadre mondialisé où nous vivons, est plus que jamais d’actualité, puisque les sociétés et les pays ethniquement homogènes n’existent plus.
C’était il y a un an. En septembre 2009, je publiais ici même une Lettre ouverte aux représentants du CRIF et de la LICRA pour m’étonner de l’absence totale de réaction de leur part face à la banalisation de la parole islamophobe sur de nombreux sites et médias de la communauté juive. Banalisation ? Le mot est faible. On pouvait déjà parler, alors, de déferlement. Du « politologue » Guy Millière, tenant conférence dans une synagogue parisienne, appelant à ne pas « capituler » devant le spectre d’un « changement de population et de culture en Europe » qualifié de « guerre mondiale contre l’islamisme » (...)
En France comme en Italie, le discours politique et social sur « nous » et « les autres » (population majoritaire et minorités issues de l’immigration) se renforce, élevant de nouvelles barrières matérielles et sociales, culturelles et symboliques. Alors que se joue dans l’Hexagone l’attachement viscéral à l’universalisme républicain, l’Italie se cramponne à ses « racines judéo-chrétiennes » et exalte les identités régionales.
Le Grand Salon du Mariage Oriental, s’inscrit avant tout dans les principes de l’Islam et répond pleinement aux traditions qui font les fondements de la société musulmane. Nous concevons que l’ancrage des traditions est important, et que nos visiteurs recherchent avant tout les réponses à leurs besoins pour préparer un mariage en conformité à leurs attentes.
A partir d’un positionnement réformiste que nous avons qualifié dans la première partie de notre article de « médian » adopté par Tariq Ramadan (désormais T.R.) et Tariq Oubrou (désormais T.O.), nous allons maintenant poursuivre et achever cette lecture croisée de ces deux ouvrages en entrant dans le cœur des critiques et des nouvelles voies proposées à destination des communautés musulmanes.
Le musulman, comme le juif hier, est présenté comme une menace pour les sociétés occidentales. La peur entretenue fait croire qu’il cherche à imposer à la société occidentale un autre mode de vie qui entraînerait une déstabilisation. Tout cela signe la victoire de l’ignorance, de la désinformation et de la provocation.La troisième cause de l’islamophobie est liée au fait que l’Occident, malgré sa puissance et des acquis prodigieux, est confronté aux impasses de la deshumanisation, de la désignification et de la marchandisation de l’existence. Les musulmans sont pris comme boucs émissaires.
Des Alima Boumediene Thiery, on n’en n’a pas beaucoup parmi nos parlementaires. Sinon, nous n’en serions sans doute pas là aujourd’hui ! La société serait sans doute plus humaine, plus juste, si nous étions aussi bien représentés à l’assemblée nationale comme au Sénat. Mais justement, parce qu’elle ne se contente pas d’afficher des grands principes, mais qu’elle les met en pratique, Alima Boumediene-Thiery en gêne plus d’un. Des accusations sordides d’"incitation à la haine raciale" contre une femme dont le combat vise depuis toujours à s’attaquer à toutes les formes de racisme et de discrimination, ne sont qu’un prétexte pour se débarrasser de cette empêcheuse de collaborer en rond. Réagissons !
Dernier rappel. Alors qu’il s’apprête à quitter bientôt la présidence du Front national, Jean-Marie Le Pen a commis une dernière saillie verbale à caractère raciste. Retour sur ce dérapage contrôlé et le silence assourdissant de la classe politico-médiatique qui s’en est suivi.
Le personnel de Radio France a organisé le 1er juillet 2010 une manifestation de protestation contre le licenciement des deux humoristes de la maison Stéphane Guillon et Didier Porte. Rene Nab revient sur la personnalité du Directeur de l’information des chaines publiques françaises Philippe Val, eminent membre de la cohorte des transfuges de gauche vers le néo conservatisme, la marque de fabrique du sarkozysme de gauche, dans un paiper intitulé « Philippe Val, un vallon épineux et barbelé »
La France célèbre le cinquantenaire des indépendances de ses anciennes colonies africaines par l’organisation de deux cent cinquante (250) manifestations culturelles et sportives sur le territoire métropolitain et en Afrique, mais cette débauche de manifestations se déroule au sein du monde intellectuel africain sur fond d’une amère dérision d’une dérisoire indépendance.
Contrairement à l’image menaçante répandue dans le grand public français les musulmans constituent indéniablement une des minorités sociales les plus pacifiques, les plus tolérantes, les plus calmes et les plus respectueuses des valeurs et lois de la République. Malgré cela, depuis le début des années 80 en particulier, son image s’est dégradée, devenant la cible de discriminations non seulement populaires (refus devenu banal de vendre ou de louer un appartement, de donner un stage ou un travail à un « arabo-musulman ») mais, ce qui est plus préoccupant, de discriminations institutionnalisées et, depuis 2004, légalisées.
Les éditions du BDouin et Oumma.com présentent en exclusivité l’album « Muslim’Show : Le mois sacré du Ramadan », la première BD musulmane qui croque dans la bonne humeur le quotidien de toute une famille. En avant-première, découvrez deux scénettes irrésistibles extraites de cette BD, qui porte un regard affectueux, espiègle, et respectueux, sur une galerie de personnages très attachants en pleine période de jeûne et de recueillement, loin de tous les clichés habituels.
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