Le soufisme de France, encore jeune, bénéficie d’une faculté
d’adaptation susceptible de créer des formes inédites , et d’une
liberté doctrinale qui fait défaut dans certains pays musulmans : les
travaux fondamentaux accomplis sur la métaphysique d’Ibn ’Arabî, en
France notamment, n’auraient pu y voir le jour. L’Occident est aussi
un terrain privilégié de rencontre entre les spiritualités, pas
uniquement ’’monothéistes’’.
Depuis la Renaissance, le concept de « modernité » se définit d’abord et avant tout comme une rupture avec le passé et la tradition. Cette rupture, dont l’expression la plus manifeste est la distanciation vis-à-vis du legs religieux, va s’affirmer davantage au cours des Lumières. Dans ce prolongement, le xixe, siècle du positivisme scientifique et du romantisme esthétique, va durablement conjuguer la « modernité » avec la mise en valeur du progrès et de l’individu.
La principale caractéristique de la relecture bennabienne de l’Islam sera de dépasser la dimension religieuse au sens restrictif pour l’aborder dans sa dimension civilisationnelle globale. La généralisation théorique à laquelle pouvait aller un esprit aussi profond ne doit pas cacher le fait que Bennabi avait en vue deux thèses apparemment contradictoires mais qui se rejoignent finalement dans une commune stérilité historique.
En tant qu’agent économique, un immigré avait une existence par simple accoutumance « paysagère », par familiarisation rétinienne, mais n’était pas reconnu en tant que sujet politique. Il était assimilé à une force physique, un consommateur apparemment dépourvu de divertissement ou de besoin culturel ou spirituel.La publicité « Banania » résume bien l’état d’esprit des Métropolitains de cette époque à l’égard des « indigènes ». Affiche noire sur fond jaune montrant un nègre souriant toutes dents blanches dehors opinant en un langage négro français « ya bon Banania »(...)
A l’occasion de la célébration du 61ème anniversaire des massacres de Sétif et Guelma (le 8 mai 1945), nous avons interrogé sur OummaTV Jacques Verges. Défenseur des militants du FLN durant la guerre d’Algérie, le célèbre avocat revient dans cet entretien sur les crimes du colonialisme. Jacques Verges est notamment l’auteur de "Malheur aux pauvres" aux éditions Plon.
Eminent spécialiste du Moyen-Orient et de la Méditerranée, consultant auprès d’organismes et de banques centrales, ancien ministre des finances de la République Libanaise (1998-2000), Georges Corm est également l’auteur de plusieurs ouvrages dont « La question religieuse au XXIe siècle » paru aux éditions La Découverte. Dans ce long entretien accordé à oumma.com, Georges Corm souligne la faillite des identités nationales aussi bien dans le monde arabe qu’en Europe.
Le prophète Noé (Saydina Nûh) est l’avertisseur du déluge. Il apporte à son peuple la promesse du pardon de Dieu mais l’avertit de l’imminence d’une catastrophe, avec un terme fixé, s’il ne remplit pas ses devoirs. De même, l’homme qui s’obstine dans une conduite irresponsable le mettant en danger et qui ne revient pas à la direction juste et universelle s’expose à un avenir très douloureux.
Lorsque l’on s’intéresse aux relations nouées entre monde latin et pays musulman aux Xe-XIIe siècles, on met généralement au premier plan les affrontements entre chrétiens et musulmans-le souvenir des croisades reste particulièrement vif dans les pays d’Islam aujourd’hui. Mais c’est oublier comment les deux mondes se découvrirent l’un l’autre, comment ils entretinrent tout au long du Moyen Age des relations économiques suivies, comment aussi une grande part de l’héritage antique fut transmise à L’Occident par les pays d’islam, davantage sans doute par l’Italie du Sud et la péninsule Ibérique que par la proche-orient lui–même.
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