Obama a eu à se défendre d’être musulman pour être éligible. La campagne pour sa réélection sans avoir besoin d’être explicitement islamophobe a été initiée par la multiplication de gestes d’allégeance à Israël et l’AIPAC.
Le socialisme est le cadet de son souci, de même que l’humanisme. Ce qui lui importe, l’objet même de son engagement politique, c’est le lobbying pro-israélien, embrigader les Français de confession juive dans cette croisade. Longtemps l’homme a cherché à camoufler cette profession de foi (...)
Qu’on ne s’y trompe pas. Sur le terrain, l’intervention américaine a déjà commencé. Hillary Clinton a publiquement reconnu que les Américains sont en contact avec les insurgés de la région libérée de Benghazi. Si la diplomatie s’en mêle ouvertement, cela signifie que la CIA a déjà balisé le terrain depuis un certain temps déjà. Parmi les ministres, les officiers et les diplomates qui ont récemment fait défection, il y en a au moins quelques uns qui devaient déjà être en « contact » avancé avec la célèbre officine américaine.
Alors que Hosni Moubarak vient de quitter le pouvoir, l’enthousiasme des tunisiens n’est pas encore retombé que déjà les boucliers se lèvent contre la « menace islamiste ». Dans les pages « Débats » du quotidien Le Monde du 1er février, nous pouvions lire que « Le péril islamiste est réel en Tunisie » pendant que « Le spectre islamiste » faisait la une du numéro 2003 de l’hebdomadaire Le Point.
A peine avait-il foulé le sol de l’aéroport que l’homme d’Etat fut confronté au raidissement d’un service de l’émigration remonté, à l’aune de la classification, aussi surprenante qu’inquiétante, de l’Algérie dans la liste « noire » des pays à risques (selon la publication du 4 janvier 2010).
Retour sur une vie de combat à l’occasion de la commémoration du 5 ème anniversaire de la mort de Yasser Arafat à l’hôpital militaire de Clamart (région parisienne), l’homme sans lequel la Palestine aurait été rayée de la carte du monde.
Pour gommer la morale honteuse de l’Amérique blanche protestante on se gargarise d’Obama qui a dès lors une mission à remplir. Obama devient soudain la contrainte du Bien. On peut parler d’un Noir sans qu’il soit joueur de basket-ball, trafiquant de drogue, ou soldat engagé en Iraq pour bénéficier d’une bourse d’étude.
La nouvelle victoire de Hillary Clinton, en Pennsylvanie cette fois-ci, après l’Ohio et le Texas le mois dernier, risque de changer la donne de la course à l’investiture démocrate. Non pas que la sénatrice se place désormais en première position devant son adversaire, Barack Obama, ni qu’elle jouisse d’un soudain avantage financier dans son budget de campagne même si, selon son QG, elle aurait reçu dix millions de dollars de dons au cours des vingt-quatre heures qui ont suivi l’annonce de sa victoire.
Il y a un mois encore on reprochait à Obama d’être une sorte de cinquième colonne islamiste du fait de son prénom, Hussein, ou de sa scolarité dans une école primaire musulmane en Indonésie. Aujourd’hui le soit-disant mérite des attaques tendrait à indiquer qu’Obama est un chrétien trop fervent, ou peut-être privé de sens critique face à un pasteur qui dénonce le racisme blanc sans méthode ni intégrité. Or le fameux racisme américain, s’il divise, il unifie tout autant. C’est dans les églises, justement séparées, que chaque dimanche on règle ses comptes.
A l’occasion des élections présidentielles américaines de 2008, notre correspondant aux Etats-Unis Farid Laroussi tiendra une chronique régulière intitulée : « Carnet américain ». Il évoque aujourd’hui le parcours de Barak Obama et son duel avec Hillary Clinton dans le cadre des primaires démocrates.
Auteurs du livre « L’Amérique de Barack Obama » aux éditions Démopolis, François Durpaire et Olivier Richomme répondent aux question d’Oumma.com. Un livre incontournable pour mieux comprendre le parcours et la personnalité de Barack Obama candidat à l’investiture démocrate pour les élections présidentielles américaines de 2008.
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