Le dispositif médiatique français présente une double singularité dans le monde occidental, celui d’être détenu pour l’essentiel par des amis d’un président en exercice, en l’occurrence Nicolas Sarkozy, et, de concentrer la plus forte endogamie entre média et politique dans la sphère occidentale.
Le projet du pasteur Terry Jones, du Dove World Outreach Center, de brûler le Coran a été qualifié de « geste destructeur, mettant en péril les troupes occidentales en Afghanistan », par le président Obama. Il constitue en tout état de cause une aubaine idéologique et pourrait servir de justification a posteriori au raid anti américain d’al Qaida, et, en arguant de l’islamophobie des sociétés occidentales, constituer un levier de recrutement pour l’organisation islamiste, en pleine période de commémoration des attentats anti-américains.
La France célèbre le cinquantenaire des indépendances de ses anciennes colonies africaines par l’organisation de deux cent cinquante (250) manifestations culturelles et sportives sur le territoire métropolitain et en Afrique, mais cette débauche de manifestations se déroule au sein du monde intellectuel africain sur fond d’une amère dérision d’une dérisoire indépendance.
Il y a quelques années, le premier ministre israélien Itzhak Rabin confessait que son rêve était de voir sombrer Gaza dans la Méditerranée. En 2010, cet espoir est en train de devenir réalité. Malgré les condamnations de l’opinion internationale, ce territoire semble destiné à poursuivre sa mort lente.
Contrairement à ce qui se dit, le Conseil de sécurité des Nations unies n’a pas adopté, le 1er juin, une résolution, mais s’est borné à une déclaration de son président approuvée par ses membres (« Security Council calls for prompt, impartial probe into deadly Gaza convoy incident »).
Retour sur une vie de combat à l’occasion de la commémoration du 5 ème anniversaire de la mort de Yasser Arafat à l’hôpital militaire de Clamart (région parisienne), l’homme sans lequel la Palestine aurait été rayée de la carte du monde.
Israël a engagé une offensive diplomatique en direction de l’Afrique en vue de restaurer l’âge d’or de la coopération israélo-africaine des premiers temps de l’Indépendance africaine. Mais cette opération de séduction paraît relever d’une quête désespérée d’un paradis perdu tant demeure vivace dans les mémoires le souvenir de la connivence entre Israël et le régime d’apartheid d’Afrique du sud, tant son bellicisme anti-palestinien confine Israël dans un isolement international, tant enfin la xénophobie des nouveaux dirigeants israéliens handicape sa diplomatie au point de rebuter même ses plus fidèles alliés occidentaux.
Grand reporter et romancier, auteur notamment de plusieurs livres de référence sur les services secrets français, Roger Faligot vient de co-diriger avec Jean Guisnel, un ouvrage fascinant « Histoire secrète de la Ve République » ( La Découverte) qui contient des révélations fracassantes sur les pratiques des différents pouvoirs de Charles de Gaulle à Jacques Chirac. On y apprend l’existence de réseaux occultes, de lobbies puissants et invisibles, mais aussi des révélations sur des opérations militaires clandestines, des manipulations en tous genre, des scandales financiers, des assassinats. Un livre à lire impérativement !
Durant la longue nuit coloniale, l’Islam subsaharien, notamment en Afrique de l’Ouest, a connu l’éclosion de courants théologico-mystiques qui ont eu comme particularité d’unir quête spirituelle et engagement politique anti-colonialiste. En effet, la théologie de la libération en contexte musulman a connu plusieurs expressions historiques. L’opposition artificielle introduite par certains interprètes entre théologie rationnelle ou dogmatique et expérience mystique n’est pas toujours historiquement pertinente comme l’illustre l’histoire contemporaine de l’Islam subsaharien.
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