La loi «anti nounous voilées» relance une fois de plus la question du voile dans le monde du travail. Ce sujet, surtout abordé dans les forums de discussion, n'a fait jusqu'à présent l'objet d'aucune étude, ni d'une enquête approfondie dans les médias.
Julien Salingue, membre fondateur du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient, réagit à la décision de l'université Paris 8 de retirer son autorisation au colloque «Israël, un État d'apartheid?» prévu les 27 et 28 février prochains et auquel il devait participer: «Comme l’an passé à l’ENS, la direction d’un établissement public d’enseignement supérieur a cédé aux injonctions» du Conseil représentatif des institutions juives de France.
Ainsi, en Arabie Saoudite, les femmes n’ont pas le droit de conduire un véhicule, du fait que ce serait commettre un acte illicite (interdit par la charia), d’après une fatwa d’Abdel Aziz Bin Baz, le Grand Mufti du pays. Depuis deux décennies, les associations féminines contestent le bien-fondé de cette interdiction, observant que l’Arabie Saoudite est le seul pays musulman à défendre une telle position.
L’idée de constituer une armée secrète de mercenaires était une des obsessions de Mohamed ben Zayed al-Nahyan, prince hériter d’Abou Dhabi et ministre de la Défense.
Ces “serials-menteurs“, que Pascal Boniface dénonce dans son livre « Les intellectuels faussaires » , ne se contentent pas d’égrener à longueurs d’années des énormités. Ce sont aussi des adversaires résolus de la liberté d’information. Ils sont prêts à briser la carrière de ceux qui tentent de rétablir la vérité.
L’actuel gouvernement de coalition de la Grande-Bretagne a affirmé plusieurs fois qu’il soutenait le printemps arabe et qu’il se tenait aux côtés des révolutions populaires pacifiques. Pourtant il forme dans le même temps les forces de sécurité de régimes dictatoriaux qui ont écrasé ces révolutions dans leurs propres périmètres, en particulier en Arabie Saoudite et dans la péninsule du golfe arabique.
Il y a beaucoup de raisons d’être sombre si vous êtes musulman et résidez en Grande-Bretagne aujourd’hui. Tout d’abord, un sondage réalisé par l’Institut YouGov en 2010 a révélé qu’une écrasante majorité des personnes interrogées associent l’islam à l’extrémisme et à la répression des femmes. En outre, un grand nombre de musulmans pensent que la Grande-Bretagne devient de plus en plus islamophobe.
Depuis le 27 février, date à laquelle il a pris ses fonctions de Ministre des Affaires Etrangères, le très affairé maire de Bordeaux a multiplié les mains tendues en direction des peuples libyen (à tous le moins des insurgés), égyptien, tunisien et, plus récemment, palestinien. Il restaure ainsi ni plus ni moins qu’une ligne gaulliste à une diplomatie française jusque-là décrédibilisée dans cette région du monde.
Le peuple tunisien tout entier s’est dressé contre la dictature. Mais le peuple est composite, on peut le répartir en plusieurs sous-ensembles relativement bien différenciés. En bousculant les classifications habituelles et en allant du groupe le plus nombreux au moins nombreux, on obtient les quatre grands blocs suivants : les laissés-pour-compte, la petite bourgeoisie urbaine, la classe ouvrière et la classe moyenne.
Pierre Lellouche, qui se présente comme un pur produit de la méritocratie française, n’est pas l’agneau que la version arabe de son patronyme ne le suggère (a3allouche=agneau), et, sous l’apparence de l’éternel jeune premier, se cache un véritable requin de la vie politique française, nullement disposé au rôle de « bouc émissaire ». Ni agneau, ni bouc émissaire, mais un véritable prédateur dont il tempère les aspérités de son personnage par l’évocation de sa jeunesse de gauche dans un kibboutz d’Israël.
Vous croyez aux raisons humanitaires ? Obama, Cameron et Sarko sauveurs des Libyens alors qu’ils envoient des troupes saoudiennes massacrer les démocrates du Bahrein ? L’Occident soucieux de démocratie alors qu’il protège la répression du dictateur au Yemen ? Vous croyez que Bernard-Henri Lévy se soucie vraiment de « sauver des Arabes », lui qui applaudissait aux bombardements sur les civils de Gaza ? « Le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la « brutalité » d’Israël. C’est, à la lettre, sa longue retenue » avait-il affirmé.
Incroyable mais vrai. Le quotidien Le Monde nous apprend que Bernard-Henri Lévy a assisté à l’entrevue donnée par le président Sarkozy à la délégation du Conseil national de transition libyen, venue à Paris demander une reconnaissance officielle. Cette information qui aurait paru invraisemblable, si elle n’était pas officiellement confirmée, est révélatrice de la décadence des mœurs politiques françaises qui n’épargne manifestement plus la diplomatie de cet Etat. On peut se demander à quel titre BHL a participé à cette réunion diplomatique et surtout à quoi correspond l’intrusion de cet énergumène dans une crise politique et militaire, qui n’a pas fini de révéler tous ses dangers potentiels. Va-t-il remplacer son ami Kouchner comme porte-étendard de l’ingérence humanitaire ?
Alors que le régime autoritaire et corrompu de Moubarak est confronté à une forte contestation de la rue égyptienne, nous vous proposons de relire cet article de René Naba publié sur Oumma l’été dernier et qui avait prévu l’implosion sociale du plus grand et plus peuplé pays du monde arabe avec 80 millions d’habitants, dont plus de 34 % vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de deux dollars par jour.
Lorsqu’on regarde la communauté musulmane, il est important de noter qu’un des aspects essentiels de l’islam est sa nature globale – la culture musulmane ne se limite pas à une région spécifique ou à une nationalité. En revanche, la culture et l’identité musulmanes sont guidées par des personnalités et des tendances comportementales.
Jamais pays au monde n’a autant été redevable de sa liberté aux peuples basanés et pourtant jamais pays au monde n’a autant compulsivement réprimé ses alliés coloniaux, dont il a été lourdement redevable de sa survie en tant que grande nation. De Fraternité point, mais en guise de substitut, la stigmatisation, la discrimination et la répression à profusion avec son cortège de cristallisation des pensions des anciens combattants basanés, « oubliés de la république », un salaire ethnique, inique et cynique d’une république si oublieuse et ingrate s’il en est.
Alors que la controverse sur la burqa continue à faire la une de la presse en France, il vaudrait la peine de se demander ce que la France, justement, pourrait apprendre du Canada, qui a œuvré depuis des années à concilier la liberté religieuse avec la sécurité nationale et le droit des femmes.
L’alliance Hezbollah Michel Aoun a brisé stratégiquement le clivage confessionnel islamo-chrétien de l’équation libanaise, de la même manière que l’alliance Syrie-Iran a brisé le clivage ethnique arabo persique de la rivalité régionale entre les deux chefs de file de l’Islam, l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite. Le cas du général Aoun n’est pas unique : Tous les chefs militaires chrétiens, le président Emile Lahoud, le général Michel Sleimane, président de la république, leur successeur, le nouveau commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi, de même que d’éminentes personnalités civiles, le chef chrétien du nord Liban, Souleimane Frangieh, l’économiste de renom Georges Corm (...)
Nous vous demandons fermement, Monsieur le Ministre, de prendre – à la suite notamment de la Grande-Bretagne, de la Suède, de la Turquie, de l’Irlande, de l’Afrique du Sud – la seule décision qui soit possible, dans ces conditions, pour la France : ne pas envoyer le moindre délégué de quelque niveau ou titre que ce soit à Jérusalem pour cette Conférence inouïe et provocatrice sur le « tourisme » qui traditionnellement se tient dans notre pays.
Que la vie était belle aux temps bénis des colonies et leur avant goût du paradis : cinquante deux millions de personnes , colons en quête d’un gagne-pain, aventuriers en quête de fortune, militaires en quête de pacification, administrateurs en quête de considération, missionnaires en quête de conversion, tous en quête de promotion, se sont expatriés du « Vieux Monde », en un peu plus d’un siècle (1820-1945), à la découverte des nouveaux mondes, lointains précurseurs des travailleurs immigrés de l’époque moderne.
L’identité française se vit et se revendique dans la France du discours de Pnom Penh (Charles de Gaulle) et de Cancun (François Mitterrand) et non dans la France du discours de Dakar sur l’homme africain (Nicolas Sarkozy) et du discours de Tunis sur la division raciale du travail entre Français et arabes sur le pourtour méditerranéen (Nicolas Sarkozy ibidem).
En exclusivité sur Oumma.com, Hervé de Charette, Président de l’Institut Français de Finance Islamique, signe un droit de réponse pédagogique et éclairant, qui bat en brèche la rhétorique désormais convenue de la peur, reprise à son compte par l’observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires le 20 novembre dernier, sous le titre annonciateur d’un parti-pris sans nuances : « La finance islamique menace la laïcité française ».
Les + commentés