Le premier ministre turc, Rejeb Tayyeb Erdogan, a été reconduit le 12 juin 2011 pour un troisième mandat à la tête de son pays, dans un contexte marqué par le bouleversement de la carte géopolitique régionale impulsé par la dynamique révolutionnaire arabe, sur fond d’ambition d’Ankara de propulser une politique néo-ottomane visant à ancrer la Turquie comme le nouveau point de référence diplomatique du Moyen-Orient.
Depuis le "Dignité-Al Karama", le vaillant porte-étendard des valeurs de justice et de pacifisme contre vents et marées, Jean-Claude Lefort, député honoraire, président de l’Association France Palestine Solidarité, mais également coordinateur du comité national de soutien à Salah Hamouri, exprime les sentiments qui l’animent à quelques encablures de l’Egypte.
"Laissez passer Le Dignité-Al Karama !". Cri de ralliement et cri du cœur, les "citoyens de conscience", comme les décrit Stéphane Hessel, montés à bord du bateau de plaisance français ou restés sur la terre ferme en France et ailleurs, appellent avec force à laisser voguer la nouvelle figure de proue de la Flottille de la Liberté II jusqu’à bon port : Gaza.
L’Europe vit aujourd’hui, plus qu’hier, la réalité de sa pluralité qu’il lui faut comprendre un peu mieux tous les jours. On ne peut que se réjouir que son présent se vive, malgré des tensions qu’il ne faut pas nier, de façon plus apaisée que son passé. L’opinion de M. Boulad, chrétien d’Orient, défendant l’idée d’une Europe menacée dans ses fondements, pointe clairement l’islam comme étant, avec le matérialisme, une de ces menaces. Un discours chrétien réactionnaire et nostalgique, au parfum ambiant d’altero-phobie, au sujet duquel je souhaiterais développer trois critiques fondamentales.
Le 30 juin apprenant la décision du gouvernement grec de refuser le départ du Pirée aux bateaux et aux passagers de la Flottille de la Liberté2, Thomas Sommer, membre de la coordination internationale de la flottille2 déclarait : « On savait qu’il y avait un blocus autour de Gaza, aujourd’hui on s’aperçoit que le blocus est en train de traverser la Méditerranée pour arriver jusqu’en Grèce ».
L’heure est à la mobilisation ! Il devient évident que la Flottille pour Gaza est en danger et que, sans une réaction massive des citoyens, il y a de forts risques à ce qu’elle ne quitte même pas la Grèce. Les pressions se multiplient et les Israéliens utilisent tous les moyens (même les plus bas) pour torpiller une opération citoyenne et non-violente qui démontrera, encore une fois, le caractère violent, raciste et illégale de leur politique à l’égard du peuple palestinien.
Notre correspondant Nabil Ennasri qui se trouve actuellement sur un des deux bateaux français à destination de Gaza, nous donnera régulièrement des nouvelles de cette mobilisation internationale qui vise à briser le blocus illégal imposé par Israël.
Ayant lu les commentaires au texte d’hier, je vais essayer de clarifier quelques points qui me semblent plus importants, sans prétendre aborder tous les points soulevés. Je me permets de demander du lecteur un acte de bienveillance pour interpréter au mieux ce que j’exprime inévitablement de manière imparfaite.
Il est gratifiant pour l’ego de peser sur les relations internationales, au point que beaucoup se vivent, à tout le moins au sein de la corporation journalistique, comme des acteurs majeurs de la scène mondiale, au point que beaucoup s’imaginent de participer d’une aventure humaine exaltante, le remodelage de la planète.
Mais la réalité journalistique est toute autre. Au sein de la corporation journalistique se côtoient deux catégories de journalistes parfaitement antinomiques : les Journalistes de Légende, rarissime il est vrai, qui vivent leur mission comme un sacerdoce, et, les journalistes de Brocante, qui tirent profit du journalisme, du prestige de la fonction et de ses privilèges, mus souvent par des considérations extra journalistiques, notamment une position de pouvoir, une reconnaissance sociale ou bien encore des passe-droit ou des avantages matériels.
La crise financière actuelle a non seulement fait surgir le spectre du protectionnisme, mais a aussi déterré les vieux démons de la préférence nationale dans l’embauche. La situation socioéconomique des immigrants en Occident, en particulier celle des musulmans, qui posait déjà problème en période de vaches grasses risque de faire les frais de ces temps de disette. Mais quel est le portrait de ces musulmans en terre d’Occident ?
Comment expliquer que la France, qui a vécu il n’y a pas si longtemps l’insoutenable paradoxe entre république et colonisation, dans le cas d’Israël, évacue toujours le fait colonial. Comment n’arrive-t-elle pas à voir, dans l’armée israélienne, dans sa logique de légitime défense, la litanie de son armée d’Afrique en Algérie : la « pacification ».
En 1220, Frédéric II, devenu empereur, avait déjà d’étroites relations avec les musulmans et portait une grande admiration en particulier aux philosophes dont il lisait les livres directement dans le texte car il maîtrisait la langue arabe. A Palerme, il ouvrit une aile de son palais aux études des œuvres scientifiques du monde musulman. Il fit don aux universités de Bologne et de Paris d’ouvrages philosophiques traduits en latin.
La mode du péplum, après « Alexandre » d’Oliver Stone et « Troie » de Wolfgang Petersen, vient de nous livrer « 300 » de Zack Snyder.De quoi s’agit-il ? Xerxès, Roi de Perse, a repris la tentative de conquête de la Grèce, commencée sous ses prédécesseurs – les fameuses guerres médiques, qui serons, signalons le d’emblée, moins meurtrières que la moindre lutte entre les cités grecques ; le film va retracer la résistance des Spartiates aux Thermopyles, les « 300 » de la garde de Léonidas.Ce film est remarquablement bien fait.
Nous poursuivons toujours l’analyse, depuis une empathie musulmane, du discours du pape à Ratisbonne, le 12 septembre 2006, et Rochdy Alili, qui s’est attaché à un éclairage et un commentaire pas à pas du texte continue de nous livrer ce que lui inspire la méditation du souverain pontife.
Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, George Bush accusait nommément la société financière Al-Taqwa, installée en Suisse, de " collecter, de gérer et de distribuer des fonds " pour le compte d’Al-Qaïda. Après trois ans et demi d’enquête, la justice suisse a rendu un non-lieu. Le Tribunal pénal fédéral se montre particulièrement sévère, constatant que la description des faits retenus restait " totalement rudimentaire " et " qu’aucune transaction précise n’a pu être imputée " à Youssef Nada, le fondateur d’Al-Taqwa.
L’avantage de la condition post-coloniale est qu’aujourd’hui en France on n’a pas besoin de chercher trop loin son "Arabe". Autrefois, il fallait tout de même faire des efforts pour dénicher son hérétique, son juif, son nègre, son syphilitique, son homosexuel, son aristocrate, son prolétaire ou bien son bourgeois. Mais un "Arabe", quoiqu’il vous fâche, il est là.
La laïcité n’est rien d’autre dans l’Etat de droit qu’une laïcité défensive et ouverte, ne préjugeant d’aucun contenu religieux, qui permet à toute religion de s’exprimer, à toutes les mœurs religieuses de se manifester, mais qui entend empêcher une expression ou une manifestation qui serait susceptible d’en léser une autre. Il n’y a nul besoin de lois spéciales à cet égard.
Nous évoquerons le milieu proche et lointain dans lequel sont nés le prophète Muhammad et la religion musulmane. Cette introduction est importante. Au-delà des informations événementielles, culturelles ou religieuses qui nous seront données, il est bon d’insister sur le fait que l’islam (comme religion) et l’Arabie (au point de vue géographique) appartiennent à une tradition de l’ Orient dans toute sa richesse et dans toute son ancienneté.
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