Je lui rendais visite dès que possible à son bureau, où on devait se frayer un passage entre ses livres entassés qui débordaient de partout. Il n’était jamais seul, toujours avec des amis, des étudiants. Il répondait à leurs questions sur l’islam et les autres religions, l’histoire du monde musulman et sa civilisation. En un mot il était une encyclopédie, plutôt une bibliothèque ambulante riche et variée, pleine de sagesse avec un style accessible dans un français et un arabe limpides (...)
Israël bien qu’ officiellement absent de la Conférence y a assuré sa présence et son contrôle avec un lobby de près de 1500 personnes entourées et protégées par une forte présence de barbouzes israéliennes, et l’arrogance de colons en territoire conquis : l’Union des Étudiants Israéliens, l’ Union des Étudiants juifs de France, des groupes d’étudiants américains, anglais, et aussi des chrétiens sionistes.
Cheikh Bouzouzou est né le 22 février 1918 à Bejaïa, une ville algérienne de science dont il était fier et n’a cessé d’avoir la nostalgie. Il a d’ailleurs choisi d’être inhumé en son sein. Il a passé une partie de sa jeunesse à Constantine sous l’œil attentif de cheikh Abdelhamid Benbadis et en compagnie d’autres membres de l’Association des Oulémas algériens. Après avoir terminé ses études, il s’est consacré à l’enseignement dans une Algérie que l’occupant français voulait noyer dans l’analphabétisme. Il a ainsi contribué à la fondation de mosquées et d’écoles privées pour enseigner l’arabe, langue combattue à l’époque coloniale.
Il est assez cocasse, en effet, d’être accusé dans un article de dissimuler deux personnalités, d’être un Dr. Jeckyll et M. Hyde, par un journaliste qui, sur la même personne, développe trois différents discours pour trois publics différents... sous deux identités différentes. C’est cocasse, en effet, mais surtout pitoyable. Il est, de surcroît, attristant - pour le moins - de voir Le Monde publier un tel ramassis de platitudes et de vides : un portrait ?! Digne d’un tabloïd ... anglais... lorsque celui-ci verse dans la petite rancune bien malsaine et haineuse.
Dans une Tribune (Le Monde du 14 février), Hervé Loichemol me met directement en cause dans une soi-disant tentative de censure de la pièce de Voltaire Le Fanatisme ou Mahomet le prophète. Depuis treize ans, M. Loichemol raconte cette contrevérité. Je tiens à préciser trois points :
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