Comment trouver des financements conformes à l'éthique musulmane? L'émission "La lucarne de l'entrepreneur" répond à cette question en réunissant dans un débat deux experts de la finance islamique: Anass Patel, Président de 570 easi, et Cheikh Chakil Omarjee, membre d'ACERFI.
La finance islamique est appelée, selon les experts les plus avertis, à jouer un rôle névralgique dans le développement du concept de « moralisation des marchés et de protection contre les crises »
C’est une grande nouvelle pour l’ensemble des Français : l’annonce faite par un notaire parisien, lors du séminaire de recherche sur la Finance Islamique co-organisé par l’EBS et 570 easi, le 14 juin dernier, concernant l’acquisition d’un logement par un Français de confession musulmane, représente une réelle avancée pour tous les concitoyens.
Anass Patel revient sur les grands principes de la banque islamique dont l'objectif n'est pas la recherche du seul profit, mais plutôt celui de l’intérêt général et d'une juste répartition des richesse. Des principes qui peuvent constituer une alternative à cette financiarisation néfaste de l'économie. Anass Patel est président fondateur de la société 570 Asset Management, spécialisée dans le montage de solutions financières conformes à l’éthique musulmane.
L’annonce de Goldman Sachs d‘émettre prochainement des Sukuk a ceci de surprenant qu’il n’est pas habituel de voir des sukuk être émis par des institutions financières internationales avec ce type de caractéristiques - Sukuk Al-Murabaha (asset based) - et ceci est d’autant plus surprenant que le montant de l’émission est considérable, à savoir 2 milliards de dollars US ($ 2bln).
Retenez bien son nom car il est probablement promis à un bel avenir en politique : Geoffroy Didier. En campagne pour les élections cantonales, l’homme âgé de 34 ans illustre la frange droitière et décomplexée au sein du parti de Nicolas Sarkozy. Candidat à Gonesse, dans le Val d’Oise, ce conseiller régional de l’UMP a diffusé un tract aux relents ouvertement islamophobes.
Le livre Éthique et finance en Islam d’Isabelle Chapellière (Ed. Koutoubia) est un ouvrage complet qui permet de mieux comprendre les enjeux économiques et politiques de la finance islamique. Dans cet entretien à Oumma.com, Isabelle Chapellière, revient notamment sur l’origine historique de cette finance, ses grands principes et l’intérêt qu’elle suscite auprès des gouvernements européens, notament en France.
Sandrine Moulères est la seconde compagne de Liès Hebbadj qui avait été verbalisée en avril 2010, alors qu’elle roulait en voiture vêtue d’un niqab. Une contravention qui deviendra rapidement une affaire d’Etat, suivie le 14 septembre 2010 du vote d’une loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public. Dans cet entretien accordé à Oumma.com, elle revient sur cette histoire racontée dans tous les médias , et qui a été selon Sandrine Moulères, "plus ou moins concise, plus ou moins arrangée". Elle évoque également dans cette interview, sa conversion à l’islam, le harcèlement des journalistes, mais aussi pourquoi elle a décidé de porter le niqab.
Le langage capitaliste reprend les mots de l’Islam en les détachants de leur portée transcendante et éthique pour en faire des biens de consommation. On commercialise un paraître « islamique », une image de l’Islam. Ainsi, le discours du paraître « islamique » a le pouvoir d’anéantir l’être musulman. Cette dynamique de réification de l’Islam et d’anéantissement de l’être musulman se fonde sur l’idéologie de la séduction, du désir, et elle s’effectue par le biais du marketing.
Existe-t-il une préparation qui pourrait favoriser la réussite d’un mariage ? Voilà bien une question d’actualité devant le nombre élevé de divorces qui touche également les familles de notre communauté. Vous avez donc bien compris que nous n’allons pas parler ici de la préparation de la fête de mariage mais bien de la préparation des candidats à la vie de couple. Je n’utilise pas le terme de futurs mariés car il s’agit à mon sens d’un processus qui, consciemment ou non, débute bien avant la rencontre de son ou sa futur(e) conjoint(e). A vrai dire, ce processus commence au tout début de notre vie mais j’y reviendrai.
En exclusivité sur Oumma.com, Hervé de Charette, Président de l’Institut Français de Finance Islamique, signe un droit de réponse pédagogique et éclairant, qui bat en brèche la rhétorique désormais convenue de la peur, reprise à son compte par l’observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires le 20 novembre dernier, sous le titre annonciateur d’un parti-pris sans nuances : « La finance islamique menace la laïcité française ».
Ce texte est la préface du livre collectif : "La finance islamique à la française : un moteur pour l’économie, une alternative éthique" édité par Secure Finance. Vous pouvez vous le procurer en retournant le bon de souscription (voir document PDF à la fin de l’article). Nous vous informons par ailleurs que le site financeislamiquefrance.fr en partenariat avec Oumma.com organise un chat : "Finance islamique à la française : opportunité ou menace ?" le jeudi 20 novembre à 17 heures avec Jean-Paul Laramée et tous les auteurs du livre. Vous pouvez participer à ce chat en vous inscrivant dès maintenant sur financeislamiquefrance.fr .
Oumma.com/OummaTV.TV en partenariat avec Secure Finance et le site financeislamiquefrance.fr lancent un grand débat à l’échelle nationale, auquel vous êtes tous conviés à participer, en exprimant, librement, vos réactions sur leurs sites respectifs.
Oumma.com lance aujourd’hui un sondage qui dessinera les contours de la future finance islamique « à la française ».
La Finance islamique est estimée à 750 milliards de dollars (473 milliards d’euros) et atteindrait mille milliards de dollars en 2010, selon les estimations de la Kuwait Finance House, la plus grande banque d’investissement dans les pays du Golfe (9). Le Center for Security Policy, organisme réputé de lobby international, a lancé une intense campagne visant à dissuader les institutions internationales de recourir à la législation islamique pour la gestion de ces fonds, pointant du doigt leur origine géographique, en clair la sphère musulmane.
Si nos dirigeants financiers cherchent vraiment à limiter la spéculation, rien de plus simple, il suffit d’appliquer des principes de la Charia arrêtés sept cents ans auparavant : interdit de vendre des actifs que vous ne possédez pas de façon effective ou de réaliser des opérations de prêts d’argent moyennant rémunération. Interdit surtout de spéculer sur les déboires d’une entreprise. Le seul moyen de s’enrichir c’est de participer au développement d’une entreprise et d’en percevoir les fruits en étant présent au capital.
« Pourquoi les intérêts sont-ils interdits en Islam ? » « Je voudrais m’acheter une maison, est-ce-que vous pouvez me faire un prêt ? » « Comment la finance de marché pourrait-elle devenir islamique ? » « Vous autres musulmans passez votre temps à critiquer le système existant, mais qu’avez-vous donc à proposer ? » « Peut-on être musulman et capitaliste ? » « Existe-t-il une économie musulmane ? » « Un frère m’a dit que c’était "haram" de prendre une assurance, est-ce vrai ? »
Tous les journaux financiers de la place vantent les mérites de ce « nouveau marché » qui pèse entre 300 et 600 milliards de dollars selon les estimations et l’évolution assez fluctuante de la monnaie américaine. Cette « demande islamique » n’inclue pas encore réellement celle des « musulmans vivant en terre non musulmane ; […] Cette demande à forte capacité d’investissement est traitée déjà depuis plusieurs années par les banques traditionnelles qui ont même, pour certaines, créé des filiales dédiées afin d’endosser un marketing plus « oriental » sans remettre en cause l’appartenance culturelle de la maison mère au modèle bancaire occidental classique.
Mettant en garde contre l’argent, le prophète Mohammed (PSL) affirmait dans un hadith : « Pour toute communauté il y a une fitna et celle de ma communauté c’est l’argent » . Dans un autre hadith, le prophète mit également les croyants en garde contre le fait de vouloir accumuler des richesses pour elle-même : « Si l’Homme avait une rivière d’or, il en voudrait une deuxième et si il en avait une deuxième il en voudrait une troisième mais il n’y a que la terre pour combler les yeux de l’enfant d’Adam (la tombe) » . Mohammed (PSL) avait compris que lorsque l’argent, médiateur de toute chose, se transforme en seul critère de la puissance, l’Homme devient objectivement aliéné par cet argent. Ainsi, celui qui possède de l’argent fini par être possédé par lui.
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