En pleine tourmente de la révolte arabe du printemps 2011, l’homme insensible aux bouleversements de sa zone, demeurera six mois en Arabie en quête d’un mirobolant contrat de près de huit milliards de dollars pour la construction d’un chemin de fer entre La Mecque et Médine.
Depuis l’assassinat du général Abdel Fatah Younès et deux de ses aides (deux colonels), le 28 juillet dernier, la suspicion règne au sein du Conseil national de transition (CNT) et entre les différents groupes rebelles. Les premiers visés sont les proches du général, soupçonnés par certains de faire partie d’une « cinquième colonne kadhafiste ». Les rumeurs les plus folles circulent à ce sujet dans Benghazi. « Younès était un agent double », entend-on, « il sabotait les efforts des rebelles ». D’autres affirment, au contraire (...)
Dans l’ordre symbolique, la mise en route de la flottille alors que Hamas et le Fatah se sont réconciliés, que le passage de Rafah est entre-ouvert vise à signifier, dans la perspective de l’offensive diplomatique palestinienne pour une reconnaissance internationale de son droit à l’indépendance, la permanence d’une revendication en ce qu’un droit n’existe que tant que subsiste un revendicateur et que, inversement, tant qu’existe un revendicateur un droit ne se perd pas.
A ceux qui, bien ou mal intentionnés, se demandent à quoi bon prendre la mer, et pourquoi cette seconde flottille, à l’heure où le Hamas et le Fatah se sont réconciliés et où le passage de Raffah est entre-ouvert, René Naba répond tout simplement : pour assurer la permanence d’une revendication, car un droit n’existe que tant que subsiste un revendicateur.
Mon premier déplacement dans les territoires palestiniens remonte à avril 2001. J’étais alors davantage animé par un sentiment de solidarité spontanée avec une population en butte à la répression d’une armée d’occupation que par un quelconque intérêt scientifique ou journalistique. Cette première rencontre demeure, 10 années plus tard, un souvenir d’une extrême violence, à l’image de celle qui sévissait alors dans des territoires où chaque jour apportait son lot de nouvelles victimes.
L’Occident décidera de sanctionner le peuple palestinien pour avoir mal voté et très vite, les soutiens financiers des organismes internationaux se tarissent. A l’inverse du cas ivoirien, les perdants (le Fatah) se voient confortés dans leur refus d’honorer l’issue du suffrage.
Avocat français d’origine palestinienne et ex-conseiller juridique de l’OLP, Ziyad Clot a participé aux différentes négociations israélo-palestiniennes. Auteur d’un livre passionnant, "Il n’y aura pas d’Etat palestinien. journal d’un négociateur en Palestine" (Ed. Max Milo ), Ziyad Clot affirme dans cet entretien accordé à Oumma.com, que « ces pourparlers de paix ont depuis longtemps prouvé qu’ils ne servaient à rien sinon à générer plus de conflit ». Il plaide pour un Etat binational : « Israëltine » qui constitue la seule solution pour résoudre le conflit israélo-palestinien.
« Depuis Nuremberg, les Etats-Unis ont toujours prôné et construit une justice « à la carte ». Le propos d’une grande limpidité ne provient pas d’un pourfendeur aigri de l’Imperium américain, mû, selon l’expression consacrée, par un « antiaméricanisme primaire », mais d’un journaliste du quotidien français le Monde, quotidien de référence s’il en est.
Mettant à profit l’émotion soulevée par la libération d’Ingrid Betancourt, le 3 juillet 2008, Marek Halter s’est lancé, sans vergogne, dans une opération de mystification de l’opinion publique française en réclamant, depuis la tribune officielle aménagée place du Trocadéro à Paris pour l’accueil de l’ancienne otage franco-colombienne, le lancement de « la phase II de libération du dernier otage au monde, Gilad Shalit ».
L’horreur que nous inspirent à juste titre les images qui nous proviennent de Gaza et les témoignages émanant d’organisations non gouvernementales nous en disent long sur les risques humanitaires encourus par la population de Gaza. Mais cette tragédie humanitaire risque d’être utilisée par les médias européens pour travestir la réalité et occulter les véritables enjeux politiques de la guerre menée par l’armée israélienne contre Gaza.
On retient, à juste titre, les attentats-kamikazes dont le mouvement s’est rendu coupable en Israël, son refus de négocier avec ce dernier et les atteintes aux libertés auxquelles il se livre à Gaza contre ses adversaires. Mais, comme l’explique l’intellectuel palestinien Khaled Hroub dans son ouvrage du même nom, le Hamas ne se réduit pas, loin de là, à ces seules dimensions. Historiquement, politiquement, culturellement, religieusement et socialement, c’est à la fois le principal mouvement islamiste palestinien mais surtout une formidable alternative aux failles du Fatah, décrédibilisé par son échec stratégique, sa gestion corrompue et son absence de vie démocratique interne.
Annoncée avec emphase pour la fin 2008, la paix scellée au Proche-Orient viendrait ainsi auréoler la présidence impériale d’une magnifique couronne d’olivier. Mais qui croit vraiment à cette fable ? Se découvrant une vocation tardive de grand pontife des liturgies internationales, George W. Bush voudrait combler son déficit abyssal sur la scène de la paix mondiale.
Professeur à l’université de Californie à Berkeley (UC Berkeley – aux départements d’études du Proche-Orient et d’études ethniques ), Hatem Bazian revient dans cet entretien sur la conférence d’Annapolis sur le Moyen-Orient organisée par l’administration Bush.
En 48 mois de guerre (quatre ans), l’Irak, le plus important champ de tir de l’époque contemporaine, est devenu le plus important champ de mercenariat du monde. Près de cent mille gardes privés (100.000), le terme pudique employé pour désigner les mercenaires des temps modernes, sont en mission dans ce pays, au point de constituer le deuxième contingent par ordre d’importance opérant en Irak, derrière les Etats-Unis, surpassant de loin l’ensemble des autres forces de la coalition (britanniques, polonais, australiens etc), selon les estimations occidentales.
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