La loi «anti nounous voilées» relance une fois de plus la question du voile dans le monde du travail. Ce sujet, surtout abordé dans les forums de discussion, n'a fait jusqu'à présent l'objet d'aucune étude, ni d'une enquête approfondie dans les médias.
A tout juste 17 ans, la patineuse du désert est non seulement la première représentante du Golfe à participer à une compétition internationale, mais elle est également la première à arborer le hidjab, ses patins aux pieds.
Le hijab un accessoire de mode ? Le Cheikh Tahar Mahdi répond à cette interrogation. Docteur en civilisation et en langue arabe, il est également détenteur d'un diplôme en charia'a de la prestigieuse université de Damas.
Face à cette stigmatisation des musulmanes voilées et à leur marginalisation qui ne cesse de s’étendre de l’école jusqu’à la sphère privée, non seulement la plupart des militantes féministes ne dénoncent pas cette discrimination envers des femmes et des jeunes femmes, mais nombre d’entre elles justifient, maintiennent et appuient la logique discriminatoire en y apportant une caution « féministe »
Ainsi, en Arabie Saoudite, les femmes n’ont pas le droit de conduire un véhicule, du fait que ce serait commettre un acte illicite (interdit par la charia), d’après une fatwa d’Abdel Aziz Bin Baz, le Grand Mufti du pays. Depuis deux décennies, les associations féminines contestent le bien-fondé de cette interdiction, observant que l’Arabie Saoudite est le seul pays musulman à défendre une telle position.
Rappelons que déjà en 2006, le grand mufti d’Egypte, Dr. Ali Gomaa et dix autres éminentes figures du monde musulman, ont, ensemble, tranché la question. L’université Al-Azhar du Caire, plus haute référence religieuse du monde musulman, a édicté une fatwa contre les mutilations génitales féminines, qualifiées de « crime contre l’espèce humaine »
C'est mon modèle d'émancipation, c'est mon choix vestimentaire, est-ce qu'en France on va arrêter de se cacher derrière ce voile de la peur instrumentalisée à des fins électorales? Ce voile objet de toutes ces idées fantasmatiques et fantasmagoriques spécialités made in France!
Compassion à géométrie variable. Jeudi, sur France Inter, le journaliste Ivan Levaï affirmait croire en l’innocence de Dominique Strauss-Kahn, un « libertin blanchi » qui ne peut pas « forcer les femmes ». Paradoxe : cet ami du couple Strauss-Kahn s’engage régulièrement pour combattre le sexisme et les violences conjugales, notamment celles causées par les intégristes religieux.
Mais face à ce sexisme et à cette conscience de classe supérieure immondes, justement, que dit Elizabeth Badinter ? Rien ! Qui paie NPNS pour aller donner des stages de citoyenneté dans les rangs ghettoïsés de l’Assemblée Nationale et des salons des grandes rédactions parisiennes, qui, quand elles réagissent, parlent seulement de « dérapages » ?
Les déclarations selon lesquelles les restrictions imposées aux femmes sont d’origine islamique, notamment le pouvoir conféré à une autorité masculine sur chaque aspect de leur vie, sont fausses. Aux premières heures de l’islam, les femmes ont joué un rôle de premier plan en soutenant le prophète Mohamed, en le conseillant et en répandant son message. Sa femme, Khadija, gérait son propre commerce et fut la première à croire en son message.
Partie du constat qu’il y avait « une demande inexploitée chez les athlètes Musulmanes », Elham Seyed Javad, fondatrice d’IQÖ Design, a décidé de lancer un produit absolument inédit pour permettre aux femmes musulmanes de pouvoir concilier religion et pratique sportive.
« L’égalité des hommes & des femmes en Islam », ce titre serait-il une question, une affirmation ou un espoir ? A vrai dire, il est triste d’en débattre. Il est triste d’avoir tant eu à argumenter face à des traditions machistes et misogynes. Il est triste de voir et d’entendre des hommes et des femmes de notre temps se plonger volontairement dans les ténèbres de la ségrégation prétendument au nom de Dieu, au nom du Coran ou de la Sunna. Quelles terribles frustrations et quelles ignorances les poussent, tous, à ce déni d’eux-mêmes et du vrai de leur religion ?
À partir du 11 avril 2011, donc, on fera raquer la voilée pour l’expression de sa foi - assimilée à un outrage. Mais on aura aussi à coeur de maintenir la flamme de l’espoir - républicaine et tricolore : espoir de transformer ces femelles rétives et rebelles en délicieuses créatures mi-putes mi-soumises. Le stage dit "de citoyenneté" doit redonner à ces femmes - qui n’en sont plus tout à fait - le goût de la féminité adéquate, de ses attributs physiques et vestimentaires. Ce sont ces attributs qui, désormais, conditionneront en France - comme en Arabie Saoudite - l’accès (ou le non-accès) des femmes à la citoyenneté.
Une ministre portant ostensiblement un signe d’appartenance religieuse ! Et le Premier ministre en état de complicité avérée ! Aïe, aïe, aïe, chères amies et chers amis, serrons les rangs, l’heure est grave. C’est grâce au travail du SCEB (Service de Contre Espionnage du Blog), dopé à la Wikileaks mania, que je peux publier cette photo destinée à rester clandestine.
Alors que la controverse sur la burqa continue à faire la une de la presse en France, il vaudrait la peine de se demander ce que la France, justement, pourrait apprendre du Canada, qui a œuvré depuis des années à concilier la liberté religieuse avec la sécurité nationale et le droit des femmes.
On pourrait n’y voir qu’une basse manœuvre politique, une manière pour l’actuelle présidente de Ni Putes Ni Soumises de se désigner comme remplaçante éventuelle de Fadela Amara dans un gouvernement remanié. Il y a malheureusement plus grave dans la convention signée entre l’association dite féministe et le Ministère de l’immigration et de l’identité nationale pour promouvoir la « laïcité » et les « valeurs de la République ». 15 « ambassadrices » doivent en effet être dépêchées à grands frais (80000 euros) dans les « quartiers » pour faire avancer l’égalité hommes / femmes, notamment en convainquant les femmes portant le niqab de l’enlever.
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