La «déconcertante alliance» du Hezbollah et du général Michel Aoun, pour reprendre l’expression des analystes occidentaux, apparaît ainsi comme la résultante et la réplique de la «déconcertante attitude» des Occidentaux à l’égard des aspirations du monde arabe, particulièrement en ce qui concerne la Palestine et les Chrétiens d’orient.
Mutique en Palestine comme auparavant à propos des pétromonarchies arabes du Golfe, actif néanmoins contre l’Iran et la Syrie, signant par la même et son alignement atlantiste et son engagement sioniste.
La Fontaine, comme plus tard Victor Hugo, n’aura entrepris aucun voyage en Orient, mais comme l’auteur des Orientales, il aura su faire appel à des écrivains-voyageurs de ses amis, et il empruntera beaucoup de thèmes et de personnages de ces régions du monde. C’est que le XVII siècle est propice aux voyages vers le Levant ; un traité assez favorable à notre pays, conclu avec l’Empire Ottoman et connu sous le nom de Capitulations , permet à nos négociants, nos diplomates, nos missionnaires, de se rendre, à titre privé ou officiel, dans les Etats turcs.
Après une semaine seulement d’exploitation en salle, le film comique français "Case Départ" a été vu par plus de 570 000 spectateurs. Un joli succès populaire donc pour le trio de réalisateurs (Fabrice Eboué, Thomas N’Gijol et Lionel Steketee). Pourtant, certaines associations appellent à
boycotter le film, dont le contenu est jugé offensant. Qu’en-est-il objectivement ?
L’Europe vit aujourd’hui, plus qu’hier, la réalité de sa pluralité qu’il lui faut comprendre un peu mieux tous les jours. On ne peut que se réjouir que son présent se vive, malgré des tensions qu’il ne faut pas nier, de façon plus apaisée que son passé. L’opinion de M. Boulad, chrétien d’Orient, défendant l’idée d’une Europe menacée dans ses fondements, pointe clairement l’islam comme étant, avec le matérialisme, une de ces menaces. Un discours chrétien réactionnaire et nostalgique, au parfum ambiant d’altero-phobie, au sujet duquel je souhaiterais développer trois critiques fondamentales.
Le monde du football, indéniable miroir de la société, a souvent été le nid de certaines formes de manifestations nationalistes ou régionalistes. Que ce soit à des fins politiques, culturelles ou seulement idéologiques, en équipes nationales ou en clubs, le spectre de la préférence nationale a toujours flotté dans l’univers de "l’opium du peuple", trouvant dans l’actualité politique et sociale le terreau parfait pour cultiver ce sentiment d’appartenance et cet enfermement communautariste.
Le spectre de la tragédie espagnole plane sur la Libye. Allons-nous, encore une fois, laisser volontairement mourir des centaines de milliers de Libyens comme cela a été le cas pour les Espagnols ? Une Libye mise au ban des nations et décrétée illégitime par la communauté internationale, un Kadhafi qui exulte et crie victoire et appelle à la purification de la Libye à Tripoli. Mais qui pense aux Libyens ? On ne peut faire l’économie de l’exemple de la tragédie espagnole car, dans les deux cas, les partisans de la liberté sont sacrifiés et trahis, le peuple subira plus de privations et de misère dans un pays en ruine.
Retranché dans la caserne militaire d’Al Azizya, à Tripoli, qui lui tient lieu de résidence, abandonné par ses anciens frères d’armes, y compris le commandant en chef de l’armée, le commandant opérationnel des forces spéciales et son ministre de l’intérieur, le colonel Mouammar Al-Kadhafi ploie sous l’assaut de son peuple dans une véritable guerre de libération populaire contre sa dictature.
La neutralisation de cet important lot d’agents pro israéliens, dont un officier supérieur en charge de la lutte antiterroriste au sein du renseignement militaire libanais, le général Fayez Karam, fait gravissime, proche collaborateur du général Michel Aoun, principal allié chrétien du Hezbollah, témoigne du degré d’infiltration d’Israël dans l’appareil libanais. Il révèle, par contre coup, la porosité de la société libanaise et sa vulnérabilité. Une société pourtant l’une des plus rebelles du monde arabe, mais, paradoxalement, la plus affligée par le phénomène de désorientation informative, la plus affectée par la théorie de la dissension sociale.
En cette période où chacun part pour des vacances méritées, voici une réflexion très libre, un vagabondage de l’esprit, où se mèlent, au-delà des constations navrées et nostalgiques, les éclairages de l’éthymologie, les mises en perspectives de l’histoire, les échappées de la poésie, les métaphores de la mystique. Que cette méditation ne dissuade pourtant pas de s’en aller serein pour se changer les idées. Qu’elle porte simplement chacun à réanimer son regard d’homme sur les choses rencontrées pendant cette période de repos et à comprendre leur au-dela, malgré la capacité du système marchand à tout submerger d’insignifiance.
La règle énoncée par le Prophète pour la détermination du début des mois islamiques (consistant à voir soi-même la nouvelle lune, ou à apprendre de source fiable qu’elle a été observée quelque part) répondait parfaitement aux besoins de petites communautés ou d’individus isolés voyageant dans le désert. Mais, son application à des populations entières, vivant sur des territoires étendus, soulevait de grandes difficultés d’ordre théorique et pratique.
L’Union pour la Méditerranée a permis la destruction d’un état membre (Gaza Palestine) par un autre état membre (Israël) sous le regard complice des deux pays fondateurs de l’organisation (France et Egypte) de même que l’étranglement d’un gouvernement légitime démocratiquement élu (le Hamas), sur décision de ses deux co-présidents, bâtisseurs pour le compte d’Israël du barrage de la honte de l’enclave de Gaza.
Peut-être faut-il y voir les réminiscences de la mythique Andalousie, lieu de la délicieuse nostalgie de l’apogée de la civilisation arabe, dont la magnificence reste à jamais gravée dans la pierre et dans les cœurs, toujours est-il que l’Espagne contemporaine, solaire et accueillante, fait l’unanimité auprès de ses concitoyens de confession musulmane
Hedi est un petit garçon plein de vie de 7 printemps, qui a des étoiles dans les yeux en songeant au football, se faisant une joie d’arborer fièrement les tee-shirts aux couleurs de ses équipes favorites, alternant entre le PSG, la France, l’Espagne, l’Angleterre, sans omettre celui de son pays d’origine, l’Algérie.
Que la vie était belle aux temps bénis des colonies et leur avant goût du paradis : cinquante deux millions de personnes , colons en quête d’un gagne-pain, aventuriers en quête de fortune, militaires en quête de pacification, administrateurs en quête de considération, missionnaires en quête de conversion, tous en quête de promotion, se sont expatriés du « Vieux Monde », en un peu plus d’un siècle (1820-1945), à la découverte des nouveaux mondes, lointains précurseurs des travailleurs immigrés de l’époque moderne.
La notion de pudeur est une valeur de l’Islam, dont l’un des signifiants est la « paix ». Une des approches classiques des maîtres spirituels dotés d’une grande sagesse (qui constituent une chaîne « selsila » ) s’est traduite par l’enseignement à l’homme de la pudeur, conçue avant tout comme une façon d’être, une attitude agréée qui plaît au Créateur.
L’islam, deuxième religion de France, serait-il devenu le premier de ses soucis, loin devant le poids de la dette publique et de la question sociale ? Entre ce pays et ses propres citoyens musulmans, il y a plus que du désamour. Il existe bel et bien une véritable barrière difficile à franchir pour des citoyens qui veulent vivre leur foi, sans se renier pour autant. Cette situation fait honte au pays des droits de l’homme et doit toujours être dénoncée avec force. De la même manière que doit être déplorée, dans un autre registre, la posture victimaire de ceux des citoyens musulmans qui ne font rien pour faire bouger les lignes.
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