Avant d’ouvrir cet ouvrage, il faut savoir que son auteur n’est ni un nostalgique du IIIe Reich, ni un Palestinien qui aurait perdu toute sa famille sous les bombardements de l’armée israélienne. Shlomo Sand enseigne l’histoire contemporaine à l’université de Tel-Aviv. Et que son livre, « Comment le peuple juif fut inventé », est un succès de librairie dans l’ancien royaume de David et de Salomon.
Tout le monde ou presque en France est antiraciste. Et pourtant les discriminations racistes se perpétuent, de générations en générations, dans des proportions massives… et une remarquable indifférence. C’est dans ce paradoxe que s’ancre la réflexion de Pierre Tevanian. À rebours des discours convenus de « l’antiracisme d’État », qui réduisent complaisamment l’oppression raciste à un réflexe naturel et compréhensible de « peur de l’autre », il souligne le caractère social et systémique du racisme (...)
Vincent Geisser, chercheur au CNRS et El Yamine Soum, doctorant à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), viennent de publier aux éditions de L’Atelier le premier "ouvrage bilan" sur la diversité dans les partis politiques français. Il s’agit à la fois d’un travail sociologique inédit et d’un regard critique sur une notion pourtant rabattue dans les médias. Oumma a choisi de les interroger sur leurs motivations, leur méthode de travail et les principaux résultats de leur enquête.
Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS, cultive un talent très appréciable : celui de décrire en peu de mots une situation complexe. Dans « Le croissant et le chaos » (1), ce spécialiste de l’islam politique raconte la déconfiture totale du néoconservatisme américain depuis 2001. Le drame, c’est que ces néoconservateurs n’ont jamais cessé de peser sur les choix stratégiques de George Bush, provoquant la mort de milliers de personnes innocentes, en Afghanistan, en Irak, au Pakistan, et dans l’ensemble du monde musulman.
Interview de Eric Michel, parisien et petit-fils de Kabyle, qui vient de publier un premier roman exceptionnel "Algérie ! Algérie !", dans lequel il réussit l’exploit de retracer toute l’histoire de la guerre d’Algérie (de 1954 jusqu’aux massacres d’octobre 1961), en Algérie, comme en France, au travers d’une fresque qui tient le lecteur en haleine de bout en bout. Eric Michel viendra présenter son livre à la librairie Résistances* ce mardi 16 octobre à partir de 19 H 30.
En février 2006, Robert Baer nous accordait une interview à l’occasion de la sortie à Paris du film « Syriana », inspiré de son livre « La chute de la CIA ». Aujourd’hui, il répond à nos questions pour la sortie en français de « Et la maison s’envolera ». Certes, il s’agit d’un “thriller“, mais l’ancien espion américain traite toujours du même sujet : les ambiguïtés américaines dans la lutte contre le terrorisme. Le livre raconte l’histoire d’une étrange photo, découverte dans les archives de la CIA. Oussama Ben Laden pose au milieu, entouré de quatre autres personnes, parmi elles, un Occidental dont la tête a été soigneusement découpée.
Journaliste, spécialiste du monde arabo-musulman, Ian Hamel est l’auteur du livre « La vérité sur Tariq Ramadan : Sa famille, ses réseaux, sa stratégie » aux éditions Favre, préface de Vincent Geisser.
[…] Ceux qui s’attendaient à une énième enquête à sensation sur les
connections de « Frère Tariq » avec les réseaux islamo-terroristes
internationaux seront très certainement déçus, tout comme ceux qui
espéraient une œuvre de réhabilitation de leur « héros » auprès de
l’opinion publique. L’ouvrage de I. Hamel s’inscrit dans le registre
de l’investigation journalistique rigoureuse, refusant de céder à une
quelconque facilité du « prêt à clicher sécuritaire » ou du récit
héroïque. […]L’ouvrage de Ian Hamel contient des informations et des
témoignages inédits qui permettent de restituer toute la complexité du
« phénomène Ramadan » et de rétablir une certaine « normalité
dépassionnée ».
L’islam est de plus en plus souvent présenté en Europe comme une religion guerrière. Et sa figure centrale, Muhammad, comme un combattant, n’hésitant pas à occire ses ennemis au nom de la « guerre sainte ». Même Benoît XVI, dans son discours de Ratisbonne, semble penser que les textes de la période médinoise (quand le Prophète est au pouvoir), jugés « belliqueux », ont pris le pas sur les versets d’avant l’exil, considérés, eux, comme « pacifistes ».
Tel est le titre du petit roman que vient de faire paraître Max GALLO, qui nous conte là l’histoire tragique d’un universitaire admirateur des Lumières, qui sera sauvagement assassiné par des fanatiques que l’on suppose islamistes, après s’être insurgé contre la conversion de sa fille unique à l’islam. Curieux roman que celui-ci, aux allures d’essai, voire de pamphlet anti-musulman...
Comment parler de la religion sans arrière pensée ? Comment parler de sa propre religion sans parti pris ? Et enfin, comment parler des autres religions monothéistes en fondant sa réflexion sur des appréciations transmises et relayées dans des circonstances historiques particulièrement marquées par les antagonismes et par la volonté des hommes d’utiliser la foi pour égarer plutôt que d’éclairer ?
Jour après jour, les politiques inspirées par l’amalgame entre islamisme et terrorisme contribuent à renforcer la radicalisation de la mouvance politique qu’elles prétendent combattre. À rebours de ce simplisme dangereux, François Burgat, en s’appuyant sur l’expérience de dix-huit années passées dans le monde arabe et de nombreuses enquêtes au sein des mouvances islamistes, propose dans ce livre une analyse essentielle pour comprendre un phénomène bien plus divers et complexe qu’on ne le dit trop souvent.
Les Frères musulmans risquent de grincer des dents en découvrant cette semaine dans les librairies « L’islam de marché », un ouvrage court mais dense signé par le chercheur suisse Patrick Haenni, 37 ans, qui a séjourné une décennie au Caire. Que dit-il de si scandaleux ? Que l’islamisme montre des signes d’essoufflement et que les islamistes « contrariés » sont de plus en plus nombreux à contester le dogmatisme de ses dirigeants, à refuser les rapports disciplinaires qui organisent le quotidien des organisations (...)
The Muslim Discovery of Europe (1982), ouvrage de Bernard
Lewis - Britannique vivant aux États-Unis et célèbre
spécialiste de l’Islam - ressemble à un catalogue idéologique
destiné à contraindre la réalité plus qu’à l’éclairer. Maxime
Rodinson, qui signe en 1983 la postface de la première édition
française, ne s’y est pas trompé. Il questionne tout à la fois
la personnalité de l’auteur et la méthode qu’il adopte .
Et si « la question du voile à l’école » avait été inventée par les journalistes et les politiques ? Ce livre de Pierre Tévanian raconte l’histoire édifiante de la construction médiatique d’une affaire (.). A partir de
données chiffrées et d’analyses précises, il déconstruit les mécanismes qui ont fabriqué et imposé un faux problème (.). Il montre comment ce débat empoissonné a installé et, en quelque sorte, autorisé un climat général de racisme anti-musulman.
Adapté de son mémoire de fin d’études de l’IEP de Lyon, qu’il prolonge actuellement dans le cadre d’un DEA à l’École normale supérieure, ce livre reflète la réflexion d’un chercheur plus que d’un militant. Dans un premier temps, il compare les approches existantes, notamment la « société intégrée » de Dominique Schnapper et la « société de l’ethnicité » à la mode américaine. Entre ces deux « modèles », l’auteur forge ensuite sa propre grille de lecture.
Journaliste à la rubrique internationale du quotidien la Tribune, Akram Belkaïd est l’auteur du livre « Un regard calme sur l’Algérie » aux éditions du Seuil. Un ouvrage indispensable à lire pour mieux comprendre les enjeux actuels de la société algérienne.
Je ne m’étendrai pas non plus sur l’improbable machiavélisme que l’auteur prête aux dirigeants de l’UOIF, coupables selon lui d’avoir suggéré au Ministre de l’Intérieur français le nom de l’imam Bouziane pour qu’il soit expulsé.
La laïcité n’est rien d’autre dans l’Etat de droit qu’une laïcité défensive et ouverte, ne préjugeant d’aucun contenu religieux, qui permet à toute religion de s’exprimer, à toutes les mœurs religieuses de se manifester, mais qui entend empêcher une expression ou une manifestation qui serait susceptible d’en léser une autre. Il n’y a nul besoin de lois spéciales à cet égard.
Ce texte est extrait de l’excellent ouvrage de Stéphanie Marteau et Sadek Hadjii intitulé « Voyage dans la France musulmane » paru récemment aux éditions Plon. Fruit d’une longue enquête de terrain, ce livre brosse le tableau d’une France musulmane plurielle qui tranche avec les visions globalisantes et caricaturales de certains médias.
Voilà enfin un ouvrage sérieux et objectif consacré à Tariq Ramadan. Réputé pour son intégrité et son grand professionnalisme, Aziz Zemouri journaliste au Figaro Magazine signe un livre entretien avec l’intellectuel suisse qu’il interroge sans complaisance sur des sujets aussi différents que l’antisémitisme, les droits de l’Homme, homosexualité, le repli communautaire, le double langage... Oumma.com vous propose de lire en exclusivité quelques bonnes feuilles de cet ouvrage dont on ne saurait que trop encourager la lecture.
Qu’est-ce que c’est, être musulman, en 2004, dans une société laïque ? Les définitions ne sont plus toutes prêtes. Et pour comprendre ce que l’islam nous dit à partir de notre nouvelle situation concrète dans cette société-là, il faudrait que certains discours - religieux mais aussi institutionnels et politiques - arrêtent de parler au nom de ce « Monsieur Islam ».
Al Kindy, surnommé le « philosophe des arabes » est sans doute le seul philosophe majeur « authentiquement arabe ». Contemporain de Haroun Al Rashid fondateur à Bagdad d’une « maison de la sagesse », (Bit al Hikma) à laquelle Al Kindy collaborera à la demande du Calife Al Ma’mun successeur de Haroun Al Rashid. Il sera également précepteur du fils du futur Calife Al Mu’tassim.
Deux amis, Guy Sitbon, qui se présente comme juif, l’autre, Hamid Barrada, arabe, ne se parlent plus depuis deux ans…
Et ils décident de se reparler. De faire le tour des raisons qu’ils ont de ne pas - de ne plus - s’entendre…
L’histoire de la France industrielle est traversée par le phénomène migratoire. C’est cette tautologie qui nous est présentée, ici, par Vincent Viet dans son essai. L’ouvrage laisse perplexe pour qui a lu la précédente et remarquable étude de cet historien « La France immigrée. Construction d’une politique (1914 - 1997) » ; publiée chez Fayard en 1997. Pourtant, elle apporte à ceux qu’intéresse l’histoire de l’immigration, des renseignements importants. Après présentation de l’ouvrage, cette recension en examinera tour à tour les aspects positifs et les aspects négatifs.
Les + commentés