L’élection américaine est entrée dans sa dernière ligne droite, mais pas sa dernière phase. Une fois terminés les débats télévisés entre les deux candidats à la présidence, on a le sentiment que McCain s’est dépensé en futilités, en rancoeur paternaliste et raciste qui ne dit pas son nom. Sans doute déteste-t-il au plus au point la pensée d’être le premier républicain à être battu par un noir. A chacun sa dévolution politique.
Le coeur de la campagne présidentielle bat dans la problématique d’une économie en état de confusion, plus précisément incertaine de dominer encore le monde dans les décennies à venir. Au risque pour Obama et McCain de verser dans l’isolationisme, les points névralgiques de la planète et les responsabilités américaines de l’hyperpuissance sont néanmoins passés au second plan dans une nation qui traverse sa crise la plus profonde depuis la fin des années 1970.
Pour gommer la morale honteuse de l’Amérique blanche protestante on se gargarise d’Obama qui a dès lors une mission à remplir. Obama devient soudain la contrainte du Bien. On peut parler d’un Noir sans qu’il soit joueur de basket-ball, trafiquant de drogue, ou soldat engagé en Iraq pour bénéficier d’une bourse d’étude.
La nouvelle victoire de Hillary Clinton, en Pennsylvanie cette fois-ci, après l’Ohio et le Texas le mois dernier, risque de changer la donne de la course à l’investiture démocrate. Non pas que la sénatrice se place désormais en première position devant son adversaire, Barack Obama, ni qu’elle jouisse d’un soudain avantage financier dans son budget de campagne même si, selon son QG, elle aurait reçu dix millions de dollars de dons au cours des vingt-quatre heures qui ont suivi l’annonce de sa victoire.
Il y a un mois encore on reprochait à Obama d’être une sorte de cinquième colonne islamiste du fait de son prénom, Hussein, ou de sa scolarité dans une école primaire musulmane en Indonésie. Aujourd’hui le soit-disant mérite des attaques tendrait à indiquer qu’Obama est un chrétien trop fervent, ou peut-être privé de sens critique face à un pasteur qui dénonce le racisme blanc sans méthode ni intégrité. Or le fameux racisme américain, s’il divise, il unifie tout autant. C’est dans les églises, justement séparées, que chaque dimanche on règle ses comptes.
Une des contradictions qui résonnent le plus fort dans les échos de la campagne présidentielle américaine est que la politique étrangère des États-Unis au Proche-Orient va changer sous l’impulsion du nouvel hôte de la Maison Blanche à partir de janvier 2009. Plus interventionniste si c’est McCain, plus diplomate si c’est un démocrate. Rien n’est plus faux.
A l’occasion des élections présidentielles américaines de 2008, notre correspondant aux Etats-Unis Farid Laroussi tiendra une chronique régulière intitulée : « Carnet américain ». Il évoque aujourd’hui le parcours de Barak Obama et son duel avec Hillary Clinton dans le cadre des primaires démocrates.
Auteurs du livre « L’Amérique de Barack Obama » aux éditions Démopolis, François Durpaire et Olivier Richomme répondent aux question d’Oumma.com. Un livre incontournable pour mieux comprendre le parcours et la personnalité de Barack Obama candidat à l’investiture démocrate pour les élections présidentielles américaines de 2008.
Cet ouvrage « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » écrit par deux éminents universitaires américains : John J. Mearsheimer, et Stephen M. Walt a eu un grand retentissement aux Etats-Unis. A la veille de sa parution officielle en France aux éditions La Découverte, oumma.com publie quelques extraits de ce livre incontournable.
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