Il ne fait aucun doute que la liquidation d’Agrexco déclenchée par la campagne BDS Européenne a poussé Mehadrin à enlever toute trace concernant l’origine des produits et des phrases du genre « les dates medjoul sont cultivées en israël dans la vallée du Jourdain » ont disparu.
Qu’elles étaient belles les guerres d’Israël de naguère ! De la guerre de 1948 à celle de Suez (1956), des Six Jours (1967) et enfin d’Octobre, du Ramadan ou de Kippour (1973), toutes ces guerres – en moyenne une tous les dix ans –furent de « belles guerres » où Israël, en David des Temps modernes, renouant avec le récit biblique, conduisait au-dessus de tout soupçon, des guerres « justes » et « propres » sous le signe de la « pureté de ses armes », contre l’affreux Goliath arabe (...)
Pendant la Première guerre du Golfe, Saddam Hussein ayant fait tiré des missiles SCUD sur Israël, Yitzhak Shamir, Premier ministre, attendait son heure pour se venger. En juillet 1992, il chargea le Mossad et l’Unité secrète 262 de tuer le Président irakien. Nom de l’opération : Bramble Bush (Ronce) Elle fut implémentée par Ehud Barak, alors chef d’Etat major, ancien officier de la 262, planificateur de nombreux assassinats, dont celui du leader palestinien Abou Jihad à Tunis, en avril 1988.
Israël a engagé une offensive diplomatique en direction de l’Afrique en vue de restaurer l’âge d’or de la coopération israélo-africaine des premiers temps de l’Indépendance africaine. Mais cette opération de séduction paraît relever d’une quête désespérée d’un paradis perdu tant demeure vivace dans les mémoires le souvenir de la connivence entre Israël et le régime d’apartheid d’Afrique du sud, tant son bellicisme anti-palestinien confine Israël dans un isolement international, tant enfin la xénophobie des nouveaux dirigeants israéliens handicape sa diplomatie au point de rebuter même ses plus fidèles alliés occidentaux.
Mettant à profit l’émotion soulevée par la libération d’Ingrid Betancourt, le 3 juillet 2008, Marek Halter s’est lancé, sans vergogne, dans une opération de mystification de l’opinion publique française en réclamant, depuis la tribune officielle aménagée place du Trocadéro à Paris pour l’accueil de l’ancienne otage franco-colombienne, le lancement de « la phase II de libération du dernier otage au monde, Gilad Shalit ».
Ainsi, le sort fait aujourd’hui aux Gazaouis a été permis par une longue et obstinée construction de l’ennemi. Depuis le mensonge fondateur d’Ehud Barak sur la prétendue « offre généreuse » qu’il aurait faite en 2000 à Camp David, et que les Palestiniens auraient refusée, les politiciens et les communicants israéliens s’y emploient avec zèle ; et, ces jours-ci, ils intensifient leurs efforts (lire par exemple « Internet, l’autre zone de guerre d’Israël », Le Figaro, 31 décembre 2008).
La disproportion au sein de ce conflit transforme en déséquilibre une donne démographique et géographique où Israël - population de 7 millions - est entouré par quelque 300 millions d’Arabes. L’annexion unilatérale de Jérusalem oppose quelque 14 millions de juifs à 1,2 milliard de musulmans. Pour décrire ce contexte et justifier l’usage démesuré de la violence militaire par Israël, la métaphore utilisée est celle de « la villa au milieu de la jungle » formulée par Ehud Barak : la jungle est un milieu hostile, qu’il s’agit de baliser, de normaliser et c’est donc la mission dont se sentent investis les dirigeants israéliens, qui oeuvrent au « combat du monde civilisé », « occidental », contre « l’obscurantisme oriental ».
Le 24 mai 2000, le premier ministre israélien Ehud Barak (mai 1999-mars 2001) décide, unilatéralement, de mettre fin à vingt-deux ans d’occupation armée du Sud Liban. Entre le mépris israélien et la main-mise syrienne, le gouvernement libanais n’a pu tirer un quelconque profit politique de ce retrait, ni pour promouvoir un Etat au « monopole de la violence » reconnu par toutes les factions libanaises ni dans le sens d’une souveraineté pleinement reconnue par ses voisins (Sharon, avec son retrait « unilatéral » de Gaza n’a pas fait mieux : résultat, le triomphe « démocratique » du Hamas aux législatives de janvier 2006.)
Les + commentés