Les CRS ont chargé et ils ont commencé à nous tabasser en hurlant. Ils donnaient des coups de crosse très violents dans le visage et les côtes. On se faisait arroser de coups comme la fois où les policiers nous avaient arrosés d’eau en plein hiver, quand j’avais été fait prisonnier dans le camp de triage de Vincennes, celui qu’avaient construit les Allemands pour les Juifs.
L’Europe vit aujourd’hui, plus qu’hier, la réalité de sa pluralité qu’il lui faut comprendre un peu mieux tous les jours. On ne peut que se réjouir que son présent se vive, malgré des tensions qu’il ne faut pas nier, de façon plus apaisée que son passé. L’opinion de M. Boulad, chrétien d’Orient, défendant l’idée d’une Europe menacée dans ses fondements, pointe clairement l’islam comme étant, avec le matérialisme, une de ces menaces. Un discours chrétien réactionnaire et nostalgique, au parfum ambiant d’altero-phobie, au sujet duquel je souhaiterais développer trois critiques fondamentales.
Le milieu du Halal n’est pas un monde d’agneaux, et seuls les plus aguerris d’entre ces bêtes de compétition du Halal peuvent survivre dans cette jungle impitoyable qu’est le Business.
Apprendre à rentrer dans le lard, savoir défendre vaillamment son bifteck et farcir au mieux ses moutons clients, afin de griller la politesse à ses concurrents sont autant d’atouts indispensables lorsque l’on souhaite devenir le numéro 1 de la viande Halal, et tant pis s’il faut pour cela étourdir ses victimes et sacrifier leurs rites.
Le monde du football, indéniable miroir de la société, a souvent été le nid de certaines formes de manifestations nationalistes ou régionalistes. Que ce soit à des fins politiques, culturelles ou seulement idéologiques, en équipes nationales ou en clubs, le spectre de la préférence nationale a toujours flotté dans l’univers de "l’opium du peuple", trouvant dans l’actualité politique et sociale le terreau parfait pour cultiver ce sentiment d’appartenance et cet enfermement communautariste.
Voilà 60 ans que s’est éteint au Caire, dans la discrétion et la simplicité, l’homme, René Guénon, dont l’oeuvre continue jusqu’à nos jours d’alimenter la réflexion de nombreux hommes et femmes à travers l’orient et l’occident. Beaucoup lui sont redevable d’avoir susciter en eux un l’élan spirituel afin de renouer avec la Tradition à une époque ou la confusion est grande et ou la quête d’une spiritualité vivante demeure incertaine.
De Marine Le Pen à Éric Zemmour ou Claude Guéant, la stigmatisation actuelle de l’islam se pare des beaux atours de « la laïcité » et des « droits des femmes ». Extraits du B.a.-ba philosophique de la politique pour interroger des évidences de nos modes de raisonnement courants...
Une Marche « Vérité et Justice » aura lieu le samedi 19 mars 2011 à 15H00, Place Saint-Augustin à Paris (Métro Saint Augustin) à l’appel de treize familles de victimes tombées sous les violences policières et de leurs comités de soutien Abdelhakim AJIMI, Mickaël COHEN, Lamine DIENG, Mahamadou MAREGA, Abou Bakari TANDIA, Bouna TRAORÉ et Zyed BENNA, Laramy SOUMARÉ et Moshin, Reda SEMMOUDI, Ali ZIRI, Yakou SANOGO, Baba TRAORÉ, Féthi TRAORÉ, Louis MENDY (...)
Confiée à l’IFOP, cette enquête inédite a été réalisée par téléphone du 23 au 24 novembre 2010 auprès d’un échantillon national représentatif de 503 personnes se déclarant d’origine ou de confession musulmane, âgées de 15 ans et plus. [...] Le mariage arrangé est largement rejeté par les musulmans vivant en France (83%) et ceci aussi bien par la gent masculine (75%) que féminine (92%). De même, la légalisation de la polygamie en France suscite une opposition massive des musulmans (84%), qu’ils soient pratiquants (82%) ou non pratiquants (90%).
Ils se disent islamophobes et en sont fiers. Qui sont-ils en réalité ? Oumma a assisté aux « Assises internationales sur l’islamisation » qui se sont récemment tenues à Paris. Rencontre avec les organisateurs et les sympathisants de ce courant radical de plus en plus influent dans l’opinion publique.
Il faisait un peu moins froid que les jours précédents. Les routes avaient dû être salées, le verglas avait eu le temps de fondre. J’ai décidé de braver les éléments, le froid et la neige pour une personne du sud étaient quasi-paralysants. J’allais sortir comme tous les français qui sont obligés de travailler par ce temps d’hiver « polaire » et tenter de slalomer entre le verglas et les déjections canines. Myriam, la jeune fille que je gardais voulait prendre l’air, elle avait fêté son 11ème anniversaire quelques jours plus tôt.
Ali est un chef d’entreprise qui gagne très bien sa vie. C’est en 1990, à 22 ans qu’il crée sa première entreprise en profitant du boum informatique. Depuis, ses affaires se sont développées avec une vitesse vertigineuse et le voilà aujourd’hui propriétaire d’une dizaine de magasins dans toute la France. Il dépense sans compter pour ses trois enfants : Samy, Kenza et Abdallah avec lesquels il n’avait pas beaucoup de complicité.
« Répliques », chaque samedi sur France Culture : une émission d’Alain Finkielkraut que celui-ci dédie à sa propre pensée, en présence d’interlocuteurs qui lui servent de faire-valoir . Le samedi 23 octobre 2010, étaient invités pour un entretien intitulé « Le Choc des cultures », Jeannette Bougrab (présidente de la Halde), Hugues Lagrange (sociologue, auteur d’un ouvrage très controversé, Le Déni des cultures,) et « un journaliste producteur réalisateur de films documentaires pour la télévision » : Daniel Leconte dont la présence était d’autant plus étonnante qu’il intervenait comme producteur d’un documentaire qu’il n’avait pas lui-même réalisé : en qualité d’idéologue, et certainement pas de journaliste
Le dispositif médiatique français présente une double singularité dans le monde occidental, celui d’être détenu pour l’essentiel par des amis d’un président en exercice, en l’occurrence Nicolas Sarkozy, et, de concentrer la plus forte endogamie entre média et politique dans la sphère occidentale.
On pourrait n’y voir qu’une basse manœuvre politique, une manière pour l’actuelle présidente de Ni Putes Ni Soumises de se désigner comme remplaçante éventuelle de Fadela Amara dans un gouvernement remanié. Il y a malheureusement plus grave dans la convention signée entre l’association dite féministe et le Ministère de l’immigration et de l’identité nationale pour promouvoir la « laïcité » et les « valeurs de la République ». 15 « ambassadrices » doivent en effet être dépêchées à grands frais (80000 euros) dans les « quartiers » pour faire avancer l’égalité hommes / femmes, notamment en convainquant les femmes portant le niqab de l’enlever.
La poussée d’une droite dite populiste à diverses élections, des Pays-Bas à la Suède, en Europe a ravivé le spectre du fascisme et de la seconde guerre mondiale. Ces parallèles sont toujours problématiques, notamment parce que la perspective de l’installation d’un pouvoir « de type nazi » dans un pays important d’Europe est largement fantasmatique. Néanmoins, des parallèles peuvent être dressés avec la situation en Europe des années 1930.
Des médias donnent la parole aux extrémistes du dénigrement qui redoublent de férocité. Qu’ils cherchent, à partir de l’islam, comme de toute autre source, de se concocter une religion hybride, pour eux seuls, un « self islam », conforme à la logique faustienne ou à leurs fantasmes, c’est leur affaire, libre à eux. Ce n’est ni les premiers, ni les derniers individus qui folklorisent et infantilisent la pratique de la foi. Certes, ils se prévalent de l’islam, se présentent comme « intellectuels musulmans » et en même temps ils le dénigrent de manière schizophrénique. C’est un signe de dérèglement, ne leur donnons pas d’importance.
Vous dites : « En tant qu’intellectuel musulman je dois prendre la responsabilité de dire cela haut et fort », et d’affirmer : « la religion islamique entière se nourrit de violence. » L’accusation est lourde, Mr Bidar, génocidaire en ces temps. Les grands massacres n’effrayent apparemment pas votre humanisme bon teint de philosophe. Vous trempez sans remord votre plume dans le sang.Vous n’aurez ainsi honoré ni la communauté des penseurs ni celle des croyants. Ce paradigme de la violence, d’autres avant vous l’avaient énoncé, mais il vous revient d’en avoir mis à jour l’intime mécanisme : L’islam est violent, les musulmans le sont par conséquent, du fait même de la pratique de leur religion.
J’ai décidé que le 11 septembre prochain, pour chaque Coran que l’église (mentionnée plus haut) brûlera au nom de Dieu, je distribuerai un Coran dans une église se trouvant sur le territoire américain pour qu’il y soit ajouté à la bibliothèque de ladite église. Car il semble, à cette époque importante de l’histoire, que je ne puisse lutter contre cette haine qu’à travers des actes d’amour et de paix .
Pris
la main dans le sac. Aujourd’hui, le site de l’hebdomadaire
L’Express a consacré un article au sujet de la dernière
plaisanterie raciste de Jean-Marie Le Pen. Problème : le journaliste
oublie fâcheusement d’indiquer au lecteur la source originelle de
l’information, publiée trois jours plus tôt sur Oumma. Décryptage
de l’entourloupe.
Il a été peu parlé du livre de Jonathan Laurence et de Justin Vaïsse : “Intégrer l’islam – La France et ses musulmans : enjeux et réussites” et c’est bien dommage. Peut-être le titre plutôt banal de l’ouvrage lui a-t-il coûté ? Pourtant, au-delà de cette apparente banalité, ces deux auteurs nous ont livré là une analyse sans complaisance mais également sans antipathie, de leur sujet. Le cas est trop rare pour ne pas être devoir souligné.
Contrairement à l’image menaçante répandue dans le grand public français les musulmans constituent indéniablement une des minorités sociales les plus pacifiques, les plus tolérantes, les plus calmes et les plus respectueuses des valeurs et lois de la République. Malgré cela, depuis le début des années 80 en particulier, son image s’est dégradée, devenant la cible de discriminations non seulement populaires (refus devenu banal de vendre ou de louer un appartement, de donner un stage ou un travail à un « arabo-musulman ») mais, ce qui est plus préoccupant, de discriminations institutionnalisées et, depuis 2004, légalisées.
Les éditions du BDouin et Oumma.com présentent en exclusivité l’album « Muslim’Show : Le mois sacré du Ramadan », la première BD musulmane qui croque dans la bonne humeur le quotidien de toute une famille. En avant-première, découvrez deux scénettes irrésistibles extraites de cette BD, qui porte un regard affectueux, espiègle, et respectueux, sur une galerie de personnages très attachants en pleine période de jeûne et de recueillement, loin de tous les clichés habituels.
Une réponse planétaire doit donc être apportée au danger du réchauffement climatique. Comme pour les autres traditions philosophiques ou religieuses, l’islam se doit d’être à la hauteur de ce défi d’un genre nouveau. L’objet de cette contribution est de proposer des pistes pour placer la question de l’écologie au centre de la pensée islamique d’aujourd’hui et d’engager les musulmans dans une prise en compte accrue des préoccupations de l’environnement dans leur vie quotidienne.
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