Ainsi, pour rendre cette substitution possible, l’homme doit-il se trouver dans un état d’humilité. Nous avons celle-ci en nous, mais encore s’agit-il de nous humilier devant Dieu, et non pas (ou plus) devant de fausses idoles. Et la plus massives des idoles—celle qui les résume toutes—n’est autre que le Moi.
Dans la création infinie, l’homme n’est qu’un être parmi une multitude de créatures dont certaines nous sont inconnues. Il n’en représente pas plus qu’un grain de sable. Cependant, la volonté divine l’a choisi comme dépositaire de la conscience.
Concernant les relations islamo-chrétiennes de manière générale, le pape a fait plusieurs démarches qui ont jeté des ponts de compréhension réciproque et de fraternité sans précédents. Pensez, par exemple, qu’il avait pour principe général de ne jamais faire le lien entre aucune religion et le terrorisme. Imaginez s’il n’avait pas invité à une rencontre islamo-chrétienne de haut niveau au Vatican pour déclarer que la religion - toute religion - était séparée du terrorisme. Et que l’islam donc n’est pas source de terrorisme.
Le couple est par définition concrète le lieu intime où s’expriment les conceptions sociales quant à l’homme et la femme. De ce fait, il peut être un havre de paix comme un enfer, toujours le reflet de la société. Alors même que le monde bédouin concevait la relation homme/femme soit sous l’angle de la jouissance physique soit sous l’aspect du service rendu, le Coran vint prêcher avec une étonnante fraîcheur et modernité un couple tout autre, fait d’amour, de respect, et de réciprocité.
Je lui rendais visite dès que possible à son bureau, où on devait se frayer un passage entre ses livres entassés qui débordaient de partout. Il n’était jamais seul, toujours avec des amis, des étudiants. Il répondait à leurs questions sur l’islam et les autres religions, l’histoire du monde musulman et sa civilisation. En un mot il était une encyclopédie, plutôt une bibliothèque ambulante riche et variée, pleine de sagesse avec un style accessible dans un français et un arabe limpides (...)
Le premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi a démissionné à la toute fin du mois de février, sous la pression du peuple tunisien révolté qui réclamait un gage supplémentaire de changement, à la suite de la fuite du tyran Zine el Abidine Ben Ali. Fin du gouvernement RCD, arrestation de 42 officiers de police et de 110 RCDistes impliqués dans la corruption, nouveau Conseil constitutionnel... une nouvelle ère, postrévolutionnaire, s’ouvre pour la Tunisie. Elle impose un retour en photo, du lendemain de la chute de Ben Ali (14 janvier) jusqu’au sentiment du devoir accompli (27 février), au milieu du peuple tunisien.
Nous adorons un Dieu que nous ne voyons pas, mais Sa création, source de vie, nous la détruisons sans vergogne. C’est une attitude à la fois ignorante, irrespectueuse et dangereuse. Aujourd’hui comme hier, les responsables religieux semblent bien plus se préoccuper de questions de dogme que de remettre en question notre modèle économique insensé et les destructions massives qu’il engendre. En ont-ils l’audace et la liberté ? Trop de compromissions avec le pouvoir politique et économique semblent les empêcher d’êtres en phase avec les besoins et les urgences de notre époque.
En ce jour 1er Mouharram de la nouvelle année de l’Hégire 1432, nous vous présentons tous nos voeux de bonheur et de réussite. La date de l’Hégire fut adoptée par le Calife ’Omar en raison de la très grande importance de cet événement pour l’histoire de l’Islam et des Musulmans. Nous vous proposons ci- dessous un extrait du "Dictionnaire élémentaire de l’Islam" de Tahar Gaïd expliquant l’hégire (hijra).
Le livre Éthique et finance en Islam d’Isabelle Chapellière (Ed. Koutoubia) est un ouvrage complet qui permet de mieux comprendre les enjeux économiques et politiques de la finance islamique. Dans cet entretien à Oumma.com, Isabelle Chapellière, revient notamment sur l’origine historique de cette finance, ses grands principes et l’intérêt qu’elle suscite auprès des gouvernements européens, notament en France.
Fait étrange, je n’ai pas lu de suite le Coran comme si je ne m’en sentais pas assez digne, comme si je n’étais pas encore prête à m’ouvrir au message. Mais plus le temps passait, plus je me suis prise d’amour pour le dernier des prophètes Mohamed (sws). Sa vie, ses paroles si sensées, ses actions, sa juste mesure, son sens inné de la justice, sa droiture intellectuelle, sa générosité, son respect des autres, tout ce condensé d’Islam réuni en un seul homme que j’aurais tant aimé connaître, me servait chaque jour davantage d’exemple.
Nous vous présentons tous nos vœux à l’occasion de l’Aïd El Adha. Cette fête qui est la plus importante du calendrier musulman, commémore le sacrifice d’Abraham (Ibrâhîm en arabe). Eric Younès Geoffroy revient dans le texte ci-dessous sur le sens du sacrifice abrahamique.
Aïcha l’épouse du Prophète (SAWS) a transmis que Hamzata ibn ‘Amrû a demandé au Prophète alors que nombre d’entre-nous jeûnaient :
« Puis-je jeûner en voyage ? « Il répondit : « Si tu le souhaites jeûne, et si tu le souhaites romps le jeûne. »
Hadîth rapporté par Mâlik, Al Bukhârî et Muslim.
Anas ibn Mâlik a transmis que Zayyd ibn Thâbit lui a raconté :
« Nous prîmes le repas de l’aube, en compagnie du Prophète (SAWS), puis nous nous levâmes pour aller à la prière. Je lui demandais combien de temps s’écoula entre les deux. Il me répondit : « Le temps de réciter cinquante ou soixante versets. »
Hadîth rapporté par Al Bukhârî. En d’autres versions par Muslim, At-Tirmidhy et Abû Dâwud.
Troisième maître de l’ordre (tarîqa) des Shâdhilis, Ibn ’Atâ’ Allâh est l’un de ces nombreux maîtres du soufisme (mystique musulmane) qui ont uni en leur personne les aspects ésotérique et exotérique de l’islam. Natif d’Alexandrie, il est issu d’une famille de ’juristes’ musulmans (fuqahâ’), et reçoit donc une formation complète dans les diverses sciences islamiques...
L’Islam m’apparaît ainsi comme une belle et noble religion qui demande, pour paraphraser Jacques Berque, à l’homme de pratiquer le bel agir. Vous comprendrez pourquoi les souillures provoquées par les agissements criminels de fanatiques islamistes radicaux me sont insupportables : ils blasphèment les beaux noms de Notre Créateur.
En cette période de pèlerinage à la Mecque, nous publions ce texte d’Eric Geoffroy particulièrement instructif sur ce cinquième pilier de l’islam qu’est le hadj.
Poser la question du statut et des fonctions du maître soufi revient en fait à s’interroger sur la place tenue par la spiritualité dans la culture islamique. Or, remarquons d’emblée que cette place n’est pas aussi délimitée qu’on le pense parfois.
Selon l’islam, le Coran est le point terminal de la Révélation pour cette humanité. Il se présente de fait comme la récapitulation et la synthèse des messages antérieurs, et maints récits bibliques y sont relatés de façon condensée et allusive. Le caractère sibyllin du « Livre », on va s’en rendre compte, apparaît nettement dans l’épisode du sacrifice d’Abraham.
Claude IMBERT a publié un éditorial dans le « POINT » du 29 avril 2004, dans lequel il s’en prend encore à l’Islam. Saad KHIARI, cinéaste et chroniqueur, qui lui a déjà répondu dans « LIBERATION » du 4 novembre 2003 à l’occasion de ses aveux d’islamophobie, lui répond aujourd’hui.
Convertie à l’islam depuis plus de 30 ans, Malika Dif est auteur de plusieurs ouvrages. Elle est également appréciée pour les nombreuses conférences qu’elle donne régulièrement dans toute la France.
L’hégire est une marche d’un peuple, d’une communauté vers l’espoir en l’humanisme de l’homme et vers la symphonie des communautés qui, à Médine ont concrétisé, avec Mohamed, Prophète de l’humanité, une cité-état où, tout sujet se sentait investi du destin de l’autre.
Répondant un jour a un Cheikh Salafiste qui faisait des Soufis l’un des groupes qui iront en enfer selon la parole du Prophète - sur lui la grâce et la paix - : « Ma communauté se divisera en soixante-dix et quelques groupes. Tous sont voués à l’enfer sauf un : c’est le groupe de ceux qui auront suivi cette voie qui est la mienne et celle de mes Compagnons. », le Cheikh Al Alawi eut la réponse suivante...
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