Se réconcilier avec soi-même, Dieu, et nos semblables ; n’est-ce pas en effet ce à quoi nous invite ce mois de jeûne ? Ce jeûne du Moi béni par la Nuit du Pouvoir (laylatu al-qadr), au terme de laquelle Dieu fera descendre Ses Anges pour faciliter notre élévation vers Lui. L’occasion nous est donnée de préparer cet évènement – dont le Coran nous indique qu’il est spirituellement plus bénéfique que mille mois d’adoration – en nous réconciliant avec la légèreté de l’être, en nous délestant des attaches inutiles, du poids des angoisses, des rancunes et des doutes : le jeûne des prochains jours devra nous faire perdre ce poids, pour nous faciliter l’élévation.
Cette grammaire universelle au sens profond du terme se compose de trois catégories : le nom, le verbe et la particule. Le nom, c’est Dieu ; le verbe, c’est l’entreprise de Dieu ; la particule peut dépendre du nom ou du verbe. Le harf (particule) désigne la résolution spirituelle (himmah) pour aboutir à Dieu, c’est-à-dire la connaissance de Dieu. Elle est nécessaire au début de la quête, mais il faut l’éliminer (hadf) pour parvenir à sa fin. Il y a des particules luminaires qui sont comme le carburant propre qui vous conduit à votre destination, c’est-à-dire à la station de la contemplation et de la vision de Dieu.
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